Au sommet des Brics, l'Afrique du Sud esquive le sujet Poutine

De hauts diplomates du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud se réunissent au Cap pour discuter de l'ambition du bloc de proposer une alternative à l'ordre mondial dirigé par l'Occident. (Ministère russe des affaires étrangères/AFP)
De hauts diplomates du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud se réunissent au Cap pour discuter de l'ambition du bloc de proposer une alternative à l'ordre mondial dirigé par l'Occident. (Ministère russe des affaires étrangères/AFP)
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Publié le Vendredi 02 juin 2023

Au sommet des Brics, l'Afrique du Sud esquive le sujet Poutine

  • Des diplomates des cinq pays qui composent les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) étaient réunis au Cap pour une deuxième journée de discussions en amont d'un sommet prévu en août
  • Les Brics veulent se positionner comme une alternative à l'ordre mondial dirigé par l'Occident

LE CAP : L’Afrique du Sud a éludé vendredi les questions sur une prochaine visite chez elle du président russe Vladimir Poutine, lors d'une réunion du groupe des Brics marquée par le contexte de la guerre en Ukraine.

Des diplomates des cinq pays qui composent les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) étaient réunis au Cap pour une deuxième journée de discussions en amont d'un sommet prévu en août.

"En tant que pays réunis dans cette salle aujourd'hui, nous représentons tous ensemble une majorité significative du territoire, de la population et de l'économie du monde", a déclaré la ministre sud-africaine des Affaires étrangères Naledi Pandor, alors que les Brics veulent se positionner comme une alternative à l'ordre mondial dirigé par l'Occident.

Elle a ainsi esquivé une salve de questions sur l'invitation officielle émise par Pretoria proposant au président Vladimir Poutine de venir en Afrique du Sud lors du sommet d'août.

L'invitation a été formulée avant qu'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) visant M. Poutine ne soit ordonné.

Membre de la CPI, l'Afrique du Sud est théoriquement censée arrêter le président russe s'il entrait sur son sol. Or, les deux pays entretiennent des liens étroits.

Pretoria refuse de condamner Moscou depuis le début de la guerre en Ukraine, affirmant tenir une position neutre et vouloir privilégier le dialogue, ce qui inquiète notamment les Occidentaux.

"Nous ne pouvons pas permettre qu'un conflit dans une partie du monde remplace l'ambition d'éradiquer la pauvreté dans le monde, le plus grand défi mondial", a déclaré Mme Pandor.

L'invasion russe de l'Ukraine a fait grimper en flèche les prix des denrées alimentaires et de l'énergie dans une grande partie du monde, exacerbant l'insécurité alimentaire dans les pays pauvres.

Mme Pandor s'en est prise aux nations occidentales, affirmant que le monde avait "failli dans sa coopération" car "l'attention et les ressources" des pays riches ont été "détournées" par le conflit.

"Le sort des pauvres est oublié et les grandes puissances sont engagées dans un conflit mondial", a-t-elle déclaré, ajoutant: "Nous devons inverser la tendance."

En avril, le président sud-africain Cyril Ramaphosa avait estimé que le mandat d'arrêt de la CPI contre M. Poutine mettait à l'Afrique du Sud "des bâtons dans les roues".

Le gouvernement sud-africain a accordé cette semaine l'immunité diplomatique aux responsables participant au sommet des Brics, assurant qu'il s'agit d'une mesure standard pour l'organisation de conférences internationales.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.