Tunisie: le corps d'un enfant repêché après le naufrage d'un bateau de migrants

Cette capture d'écran extraite d'une vidéo d'AFPTV en date du 2 juin 2023 montre le corps d'un jeune enfant, présumé s'être noyé en mer lorsque deux embarcations transportant des migrants ont coulé en Méditerranée, découvert lors d'une patrouille au large de la côte de Sfax (AFP)
Cette capture d'écran extraite d'une vidéo d'AFPTV en date du 2 juin 2023 montre le corps d'un jeune enfant, présumé s'être noyé en mer lorsque deux embarcations transportant des migrants ont coulé en Méditerranée, découvert lors d'une patrouille au large de la côte de Sfax (AFP)
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Publié le Vendredi 02 juin 2023

Tunisie: le corps d'un enfant repêché après le naufrage d'un bateau de migrants

  • Les gardes-côtes ont estimé que l'enfant pourrait être de nationalité camerounaise, plus de 200 migrants originaires de ce pays ayant été secourus au large de Sfax ces deux derniers jours
  • La mère de l'enfant est portée disparue

SFAX: Les gardes-côtes tunisiens ont repêché vendredi le corps d'un enfant en bas âge après le naufrage au large de la Tunisie d'une embarcation transportant des migrants africains clandestins, a constaté un journaliste qui collabore avec l'AFP.

Le corps de l'enfant, vêtu d'une combinaison d'hiver rose et d'un bonnet de laine gris, a été récupéré lors d'une patrouille au large de la ville de Sfax, dans le centre-est de la Tunisie, selon le journaliste qui accompagnait les gardes-côtes à bord de leur vedette.

Une responsable des gardes-côtes a précisé à l'AFP qu'il s'agissait d'une fillette.

Son corps a été repêché dans une zone entre le littoral de Sfax et l'île de Kerkennah.

Les gardes-côtes ont estimé que l'enfant pourrait être de nationalité camerounaise, plus de 200 migrants originaires de ce pays ayant été secourus au large de Sfax ces deux derniers jours.

La mère de l'enfant est portée disparue, selon la même source.

Contactée par l'AFP, l'ambassade du Cameroun à Tunis n'a pas été en mesure de confirmer ces informations.

Le procureur général et porte-parole du tribunal de Sfax, Faouzi Masmoudi, a affirmé à l'AFP que deux bateaux de migrants clandestins originaires d'Afrique subsaharienne avaient fait naufrage mercredi au large des côtes de la ville.

Le premier naufrage a fait six morts alors que 39 migrants ont été secourus. Douze passagers du second bateau sinistré ont pu être sauvés et 41 autres, dont six enfants, sont portés disparus, selon la même source.

Les corps de cinq de ces enfants ont été récupérés depuis, a affirmé le responsable des gardes-côtes, précisant qu'un Malien et un Sénégalais figuraient parmi eux alors que les nationalités des trois autres, dont la fillette repêchée vendredi, n'étaient pas encore connues.

Sfax, deuxième ville de Tunisie, est le point de départ d'un grand nombre de traversées illégales de migrants clandestins vers l'Italie.

Certaines portions du territoire tunisien se trouvent à moins de 150 km de l'île italienne de Lampedusa et des tentatives de migration clandestine de personnes originaires d'Afrique subsaharienne mais également de nombreux Tunisiens, sont régulièrement enregistrées.

Les départs de migrants africains de Tunisie se sont intensifiés après un discours le 21 février du président Kais Saied pourfendant l'immigration clandestine et la présentant comme une menace démographique pour son pays.

La Tunisie traverse une grave crise politico-économique qui pousse aussi de nombreux Tunisiens à essayer de gagner clandestinement l'Europe par la mer au péril de leur vie.

La garde nationale tunisienne a annoncé le 25 mai l'arrestation d'un important passeur déjà condamné à un total de 79 années de prison, accusé d'avoir notamment organisé un départ de migrants tunisiens qui s'est terminé par un naufrage et 20 morts.


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.

 


La dépouille du guide suprême Khamenei est arrivée sur le lieu de ses funérailles à Téhéran

  • Les autorités attendent entre 15 et 20 millions de participants rien qu'à Téhéran pour cet hommage national de trois jours
  • La dépouille de l'ayatollah Khamenei, enveloppé dans un drapeau aux couleurs de l'Iran, sera exposée jour et nuit jusqu'à lundi dans l'enceinte de la Grande Mosalla, un vaste complexe auquel l'AFP a obtenu un rare accès

TEHERAN: Le cercueil de l'ancien guide suprême iranien Ali Khamenei est arrivé vendredi dans le complexe religieux de Téhéran où se dérouleront des funérailles d'une ampleur inédite, quatre mois après sa mort dans une frappe israélo-américaine.

Les autorités attendent entre 15 et 20 millions de participants rien qu'à Téhéran pour cet hommage national de trois jours, qui commence samedi et se veut une démonstration de force après la guerre qui a tué de nombreux hauts dirigeants et des milliers de civils.

La dépouille de l'ayatollah Khamenei, enveloppé dans un drapeau aux couleurs de l'Iran, sera exposée jour et nuit jusqu'à lundi dans l'enceinte de la Grande Mosalla, un vaste complexe auquel l'AFP a obtenu un rare accès.

Ses murs sont couverts de grands portraits de celui qui a été guide suprême pendant plus de trois décennies, de drapeaux noirs en signe de deuil et de drapeaux rouges, symbole du martyre et de la vengeance.

Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, l'une des plus puissantes forces militaires du Moyen-Orient, est venu lui rendre hommage, selon des images diffusées par les médias iraniens. Discret depuis le début de la guerre, probablement pour éviter d'être assassiné comme son prédécesseur, il s'agit de sa première apparition publique.

"Les gens vont venir de tout l'Iran. Il y aura énormément de monde", souffle Hossein Moghadassi, un ouvrier de 43 ans s'affairant sur le site, alors que certains devraient commencer à patienter dès vendredi soir en attendant l'ouverture des portes à 06H00 samedi (02H30 GMT).

Affiches et slogans 

Ali Khamenei, le guide suprême à la plus grande longévité depuis l'avènement en 1979 de la République islamique, est mort à 86 ans sous les bombardements contre sa résidence le 28 février de ses deux ennemis jurés, les Etats-Unis et Israël.

Ses obsèques nationales, initialement prévues en mars mais reportées en raison de la guerre, s'annoncent comme les plus grandes de l'histoire en Iran.

En 1989, à la mort de son prédécesseur Rouhollah Khomeini, environ 10 millions de personnes avaient assisté à ses funérailles, selon les chiffres officiels. Des mouvements de foule avaient alors fait plus de dix morts.

Aux côtés du cercueil d'Ali Khamenei, sont exposés ceux de ses proches tués eux aussi au premier jour de la guerre, dont celui d'une de ses filles, d'un gendre, d'une belle-fille et d'une petite-fille.

Un cortège transportant la dépouille de l'ex-guide suprême défilera lundi dans les rues de Téhéran, où nombre d'affiches et de slogans rendent hommage au "martyr", avant de gagner mardi la ville sainte de Qom.

Sous haute surveillance 

La présence du fils d'Ali Khamenei, Mojtaba, qui lui a succédé début mars à la fonction de guide suprême, n'a pas été confirmée. Blessé lors des frappes qui ont tué son père, le dirigeant ne s'exprime que par des communiqués qui lui sont attribués et n'est pas apparu en public.

Côté dignitaires, des dirigeants et responsables d'une trentaine de pays, principalement voisins, sont attendus, dont l'ancien président russe Dmitri Medvedev et le Premier ministre pakistanais Shebaz Sharif. La Chine sera représentée par un haut responsable du Parlement, He Wei.

Aucun dirigeant européen n'a été convié.

"Tous ceux qui assisteront aux funérailles se sont rangés du bon côté de l'histoire", a souligné cette semaine le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dénonçant le soutien des Occidentaux à Israël et aux Etats-Unis dans leurs deux guerres contre la République islamique, en juin 2025 et cette année.

Ironie du calendrier, le début des obsèques coïncidera avec la fête nationale des Etats-Unis, qui célèbrent ce 4 juillet leurs 250 ans d'existence.

Ces funérailles se déroulent sous tension, dans un contexte de fragile cessez-le-feu entre Téhéran et Washington mais aussi six mois après d'importantes manifestations contre la vie chère et le pouvoir.

Téhéran est depuis vendredi comme une forteresse, avec des forces de sécurité en nombre et un immense périmètre inaccessible en voiture.

L'aéroport de Téhéran est partiellement fermé vendredi et le sera totalement lundi, décrété jour férié dans tout l'Iran. Les centres commerciaux ont baissé le rideau et les entreprises sont mises au repos forcé.

Ali Khamenei sera inhumé le 9 juillet dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran), dont il était originaire. Chef religieux, son cercueil sera présenté mercredi en Irak voisin, où la communauté chiite est aussi majoritaire.

 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.