Les partis d’opposition libanais «parviennent à un consensus» sur un candidat à la présidence

Une photo diffusée par le Parlement libanais montre une vue d’ensemble d’une séance parlementaire dans la capitale libanaise, Beyrouth. (Photo, AFP)
Une photo diffusée par le Parlement libanais montre une vue d’ensemble d’une séance parlementaire dans la capitale libanaise, Beyrouth. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 02 juin 2023

Les partis d’opposition libanais «parviennent à un consensus» sur un candidat à la présidence

  • Le Liban est en proie à une crise constitutionnelle depuis que Michel Aoun a quitté le palais présidentiel il y a sept mois
  • Le député réformiste Waddah Sadek s’est dit convaincu que deux «candidats sérieux» seraient officiellement désignés d’ici la fin de la semaine

BEYROUTH: Selon un député libanais, les partis d’opposition sont parvenus à un consensus sur un candidat à la présidence, ce qui pourrait mettre fin à une vacance du pouvoir qui dure depuis sept mois.

Fadi Karam, député des Forces libanaises (FL), a indiqué à Arab News que «tous les signes étaient positifs» et que le Courant patriotique libre (CPL), ancien allié du Hezbollah, avait approuvé la nomination de Jihad Azour, actuellement directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du Fonds monétaire international (FMI).

«Nous sommes parvenus à un accord avec le CPL et nous attendons le bon moment pour l’annoncer officiellement», a-t-il déclaré à l’issue de la réunion des partis d’opposition vendredi. «Chaque parti pourrait annoncer sa position, mais ce qui est certain, c’est que le CPL soutient Azour et qu’il annoncera sa position individuellement.»

Il a précisé que ces annonces pourraient être faites avant lundi.

M. Karam a ajouté que ceux qui soutiennent Jihad Azour étaient en train de «communiquer avec d’autres partis, y compris le Parti socialiste progressiste (PSP), le Bloc de la modération nationale et les indépendants», afin d’obtenir davantage de voix et de réunir les soixante-huit voix nécessaires à l’élection de M. Azour. «Les signes sont positifs», a-t-il affirmé.

Le Liban est en proie à une crise constitutionnelle depuis que Michel Aoun a quitté le palais présidentiel il y a sept mois. Depuis lors, onze séances électorales parlementaires ont échoué, ce qui a incité le président du Parlement, Nabih Berri, à déclarer qu’il ne convoquera la Chambre que si «au moins deux candidats présidentiels sérieux se présentent». Il a averti que «les perturbations et l’intimidation ne seraient d’aucune utilité».

Le Hezbollah, le mouvement Amal et leurs alliés soutiennent la candidature de l’ancien ministre et chef du mouvement Marada, Sleiman Frangié. Le CPL était auparavant l’allié du Hezbollah avant de se retourner contre lui en raison de son soutien à la candidature de M. Frangié.

Le nom de Jihad Azour a d’abord été proposé par les partis chrétiens, qui s’efforcent à présent d’obtenir l’approbation de sa nomination par le CPL.

D’autres partis d’opposition soutiennent la candidature de Michel Moawad.

Le patriarche maronite, Béchara al-Raï, fait partie des forces d’opposition qui font pression sur M. Berri pour qu’il organise une séance électorale.

«M. Berri aurait dû convoquer une réunion deux mois avant la fin du mandat de l’ex-président Michel Aoun, mais certaines personnes violent la Constitution», a lancé le patriarche à son retour d’un voyage au Vatican.

Il a par ailleurs mentionné que le Vatican et la France lui avaient demandé de «travailler en interne avec d’autres composantes, afin que les partis chrétiens se mettent d’accord sur un candidat à la présidence» et a assuré qu’il était prêt à parler à qui que ce soit, «y compris à M. Berri et au Hezbollah».

La secrétaire d’État adjointe aux affaires du Proche-Orient, Barbara Leaf, a annoncé que l’administration américaine envisageait d’imposer des sanctions aux responsables libanais pour leur obstruction permanente à l’élection d’un nouveau président.

«L’administration est très déçue par la situation actuelle au Liban et coopère avec ses partenaires locaux et européens pour pousser le Parlement libanais à remplir ses fonctions», ajoute-t-elle dans un communiqué. 

«Les représentants du peuple libanais ont failli à leur tâche et le président du Parlement n’a pas tenu de séance parlementaire depuis janvier dernier pour permettre aux députés de désigner les candidats à la présidence et de voter pour eux afin d’élire un président.»

Lors d’une visite au Liban en mars, Mme Leaf avait mis en garde contre «l’effondrement du Liban en tant qu’État» et déclaré que «le temps est compté». Elle s’est étonnée du fait que de nombreux dirigeants politiques et députés ne ressentent pas «l’urgence de la situation».

Le député réformiste Waddah Sadek s’est dit convaincu que deux «candidats sérieux» seraient officiellement désignés d’ici la fin de la semaine.

«Le premier candidat sérieux est Sleiman Frangié. Avant lundi prochain, le deuxième candidat sérieux sera annoncé, après avoir reçu l’approbation de nombreux blocs parlementaires et députés», a-t-il révélé. 

«Nous attendons avec impatience la tenue d’une séance parlementaire rapide la semaine prochaine. Si quelque chose se produit et que le quorum n’est pas atteint, nous considérerons qu’il s’agit d’une nouvelle obstruction et d’un coup porté à ce qui reste de la démocratie du pays, à supposer qu’il en reste quelque chose.»

Le député indépendant Bilal Houshaymi a fait part de son soutien à «l’accord des partis chrétiens pour nommer Jihad Azour, dont le poste à la Banque mondiale lui permet de sortir le Liban de l’abîme.»

Selon M. Houshaymi, Sleiman Frangié «n’est pas accepté par la plupart des partis chrétiens alors même qu’il appelle au consensus.»

Il a ajouté que le Hezbollah souhaitait poursuivre son mini-État au sein de l’État libanais, même si cela doit se faire au détriment d’autres composantes.

«L’élection présidentielle n’est pas centrée sur le peuple, mais plutôt sur la question de savoir qui souhaite du bien à la résistance et qui poignarde la résistance dans le dos», a souligné le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammed Raad.

Le Hezbollah «soutient M. Frangié parce que nous sommes convaincus qu’il ne poignardera pas la résistance dans le dos et qu’il est capable de servir de pont de communication entre nous et les autres, y compris nos adversaires politiques. Il est également capable de communiquer avec notre entourage arabe ainsi qu’avec les pays préoccupés par les affaires libanaises», a expliqué M. Raad.

Ceux qui s’opposent à la nomination de M. Frangié «prolongent la période de vacance présidentielle et veulent dominer le pays en se mettant au service de ses ennemis», a-t-il poursuivi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'Israël est proche de son objectif de tuer tous les responsables du 7-Octobre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
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  • Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre
  • Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque

 


JERUSALEM: Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau.

Ses propos faisaient suite à l'annonce la veille par l'armée israélienne de la mort d'Ezzedine Al-Haddad, commandant de la branche armée du Hamas, mort vendredi lors d'une frappe aérienne ciblée à Gaza.

Au lendemain de l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas du 7 octobre 2023 sur le sol israélien, M. Netanyahu avait promis de traquer les cerveaux de cette attaque qui, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels, a fait 1.221 morts en Israël, en majorité des civils.

"J'ai promis que chaque architecte du massacre et de la prise d'otages serait éliminé jusqu'au dernier, et nous sommes très proches d'achever cette mission", a déclaré M. Netanyahu lors du conseil des ministres hebdomadaire, qualifiant Ezzedine Al-Haddad de "terroriste méprisable".

Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre.

Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque.

M. Netanyahu a réaffirmé dimanche que les forces israéliennes contrôlaient actuellement 60% du territoire de Gaza.

Cette déclaration laisse entendre que l'armée a continué d'étendre sa présence opérationnelle dans le territoire, après de récents articles de presse affirmant que les troupes israéliennes avaient progressé vers une nouvelle ligne dite "orange".

Selon les termes du cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis entre Israël et le Hamas, en vigueur depuis le 10 octobre, les forces israéliennes devaient se replier jusqu'à une "ligne jaune" à Gaza, leur laissant le contrôle de plus de 50% du territoire palestinien.

"Nous tenons le Hamas à notre merci. Nous savons exactement quelle est notre mission, et notre mission est de garantir que Gaza ne représentera plus jamais une menace pour Israël", a encore déclaré M. Netanyahu.

La campagne militaire israélienne contre le Hamas depuis les attaques d’octobre 2023 a fait au moins 72.763 morts à Gaza, selon des chiffres du ministère de la Santé du territoire, contrôlé par le Hamas, jugés fiables par les Nations unies.

 


L'Arabie saoudite condamne l'attaque de drone près de la centrale nucléaire d'Abou Dhabi

 Le ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite a déclaré que l'attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales. (SPA)
Le ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite a déclaré que l'attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales. (SPA)
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  • Ministère des Affaires étrangères : L'attentat menace la sécurité et la stabilité régionales
  • Le Koweït, le Bahreïn et le chef de la Ligue arabe expriment également leur condamnation

RIYAD: L'Arabie saoudite a condamné une attaque de drone qui a visé un générateur d'électricité aux Émirats arabes unis, situé à l'extérieur du périmètre de la centrale nucléaire de Barakah, dans la région d'Al-Dhafra, à Abou Dhabi.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que cette attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales, et a exprimé sa solidarité avec les Émirats arabes unis et son soutien à toutes les mesures visant à préserver leur souveraineté, leur sécurité et leur intégrité territoriale, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Les ministères des affaires étrangères du Koweït et de Bahreïn, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, ont également condamné l'attentat.

Le Koweït a déclaré que le fait de viser des installations nucléaires pacifiques constituait une violation flagrante du droit international et représentait un risque pour les civils, l'environnement et la sécurité.

Bahreïn a réaffirmé sa solidarité avec les Émirats arabes unis et a félicité les forces de défense aérienne d'Abou Dhabi pour leur réponse à la menace.

M. Aboul Gheit a exprimé son soulagement après les déclarations de l'Autorité fédérale de régulation nucléaire des Émirats arabes unis selon lesquelles l'incendie provoqué par l'attaque avait été circonscrit.

L'autorité "a confirmé que l'incendie n'a pas affecté la sécurité de la centrale ou l'état de préparation de ses systèmes essentiels, et que toutes les unités fonctionnent normalement".

Les Émirats arabes unis n'ont pas précisé qui avait lancé le drone ni son territoire d'origine.

L'attaque s'est produite pendant un fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, alors que près de 40 pays préparent des efforts pour rouvrir le détroit d'Ormuz, fermé depuis fin février, ce qui a perturbé les marchés du pétrole et du gaz.


Le ministère de la défense saoudien annonce l'interception de trois drones en provenance de l'espace aérien irakien

Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré que le Royaume prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité. (SPA)
Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré que le Royaume prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité. (SPA)
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  • Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'il prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité
  • M. Al-Maliki a ajouté qu'il prendrait également des mesures pour assurer la sécurité des citoyens et des résidents sur le territoire saoudien

RIYAD: L'Arabie saoudite a déclaré dimanche avoir intercepté trois drones qui avaient pénétré sur son territoire depuis l'espace aérien irakien.

Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'il prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité.

M. Al-Maliki a ajouté qu'il prendrait également des mesures pour assurer la sécurité des citoyens et des résidents sur le territoire saoudien.

Bien que les hostilités dans le cadre du conflit iranien aient été largement réduites depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en avril, des drones ont été lancés depuis l'Irak en direction des pays du Golfe.