Corée du Nord: une responsable de l'ONU déplore l'inaction du Conseil de sécurité

Une session sur les questions autochtones dans la salle de l'Assemblée générale du siège des Nations Unies à New York, le 17 avril 2023 (Photo, AFP).
Une session sur les questions autochtones dans la salle de l'Assemblée générale du siège des Nations Unies à New York, le 17 avril 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 03 juin 2023

Corée du Nord: une responsable de l'ONU déplore l'inaction du Conseil de sécurité

  • Les dernières manifestations d'unité du Conseil de sécurité sur le dossier nord-coréen remontent à 2017
  • «Le manque d'unité et d'action au Conseil de sécurité fait peu pour ralentir la trajectoire négative sur la péninsule coréenne»

NATIONS UNIES: Une haute responsable de l'ONU a déploré vendredi "le manque d'unité et d'action" du Conseil de sécurité sur le dossier nord-coréen, estimant que Pyongyang se retrouvait ainsi "sans contrainte" pour multiplier les tirs de missiles en violation des résolutions du Conseil.

"Le manque d'unité et d'action au Conseil de sécurité fait peu pour ralentir la trajectoire négative sur la péninsule coréenne. La Corée du Nord peut agir sans contrainte, et les autres parties sont contraintes de se concentrer sur la dissuasion militaire", a déclaré la secrétaire générale adjointe de l'ONU pour les Affaires politiques Rosemary DiCarlo devant le Conseil, après la tentative de lancement d'un "satellite de reconnaissance militaire".

"Comme l'affirme la Corée du Nord, c'est le droit d'un Etat souverain de lancer un satellite et de bénéficier d'activités spatiales. Mais les résolutions du Conseil interdisent expressément la Corée du Nord de procéder à tout lancement qui utilise la technologie des missiles balistiques", a-t-elle ajouté.

Cette technologie est sensiblement la même que celle permettant de lancer des satellites.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait déjà "fermement condamné" mardi le lancement de ce satellite via une fusée qui s'est abîmée en mer.

Si Mme DiCarlo n'a nommé aucun membre du Conseil, les Etats-Unis ont eux une nouvelle fois pointé du doigt la Russie et la Chine.

"Tant que Pyongyang se sentira encouragé par le silence de ce Conseil (...), il continuera à choisir les munitions plutôt que l'alimentation", a dénoncé l'ambassadeur américain adjoint Robert Wood.

Les dernières manifestations d'unité du Conseil de sécurité sur le dossier nord-coréen remontent à 2017.

Sous l'administration de Donald Trump, les Etats-Unis avaient fait adopter à l'unanimité trois résolutions imposant trois séries de sanctions économiques lourdes à Pyongyang après des essais de missiles et nucléaire.

En mai 2022, la Chine et la Russie avaient mis leur veto à une résolution imposant de nouvelles sanctions contre Pyongyang, et aucune résolution ou déclaration du Conseil n'a été adoptée depuis malgré plusieurs tirs de missiles de la part de la Corée du Nord.

Moscou et Pékin rejettent de façon répétée la responsabilité sur les Etats-Unis, pointant notamment du doigt des exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud.

"Est-ce constructif de pointer le doigt sur une partie, de placer toute la responsabilité sur une partie? Évidemment non. Cela va seulement renforcer les conflits, les provocations et les incertitudes dans une situation déjà tendue sur la péninsule", a déclaré vendredi l'ambassadeur chinois adjoint Geng Shuang.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.