Un comprimé réduit de moitié le risque de décès d'un type de cancer du poumon

Ce traitement développé par le groupe pharmaceutique AstraZeneca, l'osimertinib (commercialisé sous le nom de Tagrisso), vise un type particulier de cancer du poumon (Photo, AFP).
Ce traitement développé par le groupe pharmaceutique AstraZeneca, l'osimertinib (commercialisé sous le nom de Tagrisso), vise un type particulier de cancer du poumon (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 05 juin 2023

Un comprimé réduit de moitié le risque de décès d'un type de cancer du poumon

  • Le cancer du poumon est le cancer qui cause le plus de décès, avec environ 1,8 million de morts déplorés chaque année
  • L'osimertinib est déjà autorisé dans des dizaines de pays, et a déjà été donné à quelque 700.000 personnes

WASHINGTON: Un comprimé a démontré réduire de moitié le risque de décès d'un certain type de cancer de poumon, lorsque pris quotidiennement après une opération chirurgicale pour enlever la tumeur, selon les résultats "impressionnants" d'un essai clinique présentés dimanche.

Ils ont été dévoilés à Chicago lors de la plus grande conférence annuelle de spécialistes du cancer, organisée par la société américaine d'oncologie clinique (ASCO).

Le cancer du poumon est le cancer qui cause le plus de décès, avec environ 1,8 million de morts déplorés chaque année dans le monde.

Ce traitement développé par le groupe pharmaceutique AstraZeneca, l'osimertinib (commercialisé sous le nom de Tagrisso), vise un type particulier de cancer du poumon. Il concerne les patients atteints d'un cancer dit "non à petites cellules" (la forme la plus commune), et présentant un type particulier de mutation.

Ces mutations (sur ce qui est appelé le récepteur du facteur de croissance épidermique, ou récepteur de l'EGF) concernent 10% à 25% des patients atteints d'un cancer du poumon aux États-Unis et en Europe, et 30% à 40% en Asie.

L'essai clinique comprenait quelque 680 participants à un stade précoce de la maladie (stades 1b à 3a), dans plus d'une vingtaine de pays.

Ils devaient avoir été d'abord opérés pour enlever la tumeur, puis la moitié des patients a pris le traitement quotidiennement, et l'autre un placebo.

Résultat : la prise du comprimé a entraîné une réduction de 51% du risque de décès pour les patients traités, comparé au placebo. Au bout de cinq années, 88% des patients ayant pris le traitement étaient toujours vivants, contre 78% des patients ayant pris le placebo.

Ces données sont "impressionnantes", a déclaré dans un communiqué Roy Herbst, de l'université Yale, qui les a présentées à Chicago. Le médicament permet "d'empêcher la maladie de se propager au cerveau, au foie et aux os", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

Environ un tiers des cas de cancers "non à petites cellules" peuvent être opérés lorsqu'ils sont détectés, a-t-il précisé.

Déjà commercialisé 

"Il est difficile pour moi de dire à quel point ces résultats sont importants", a commenté lors de la conférence de presse Nathan Pennell, de la Cleveland Clinic Foundation, et n'ayant lui pas participé à l'étude.

"Nous sommes entrés dans l'aire des thérapies personnalisées pour les patients de stade précoce", a-t-il dit, et "nous devrions fermer la porte à un traitement indifférencié pour tous", à savoir la chimiothérapie.

L'osimertinib est déjà autorisé dans des dizaines de pays, et a déjà été donné à quelque 700.000 personnes, selon un communiqué d'AstraZeneca.

Son autorisation aux États-Unis en 2020 pour l'indication concernée ici s'appuyait sur de précédentes données, ayant montré une amélioration de la survie des patients sans maladie, c'est-à-dire le temps vécu sans récidive du cancer.

Mais tous les médecins n'ont pas encore adopté le traitement, et attendaient les données concernant la survie globale, présentées dimanche, a expliqué Roy Herbst.

Il a souligné le besoin de "dépister les patients" pour savoir s'ils présentent la mutation du récepteur de l'EGF. "Sinon nous ne pouvons pas utiliser ce nouveau traitement", a martelé l'oncologue.

L'osimertinib, qui vise ce récepteur, entraîne des effets secondaires, a-t-il précisé, comme une grande fatigue, des rougeurs cutanées ou des diarrhées.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.