Gitex Africa: le Maroc accueillera la première gigafactory africaine pour un investissement de 6 milliards d’euros

Le salon Gitex Africa, à Marrakech, a refermé ses portes vendredi dernier sur une bonne note. Près de neuf cents entreprises de plus de cent pays, des instances gouvernementales, des start-up, des investisseurs et de grands groupes technologiques ont répondu présent à cette grand-messe du digital dédiée au continent africain. (Photo fournie).
Le salon Gitex Africa, à Marrakech, a refermé ses portes vendredi dernier sur une bonne note. Près de neuf cents entreprises de plus de cent pays, des instances gouvernementales, des start-up, des investisseurs et de grands groupes technologiques ont répondu présent à cette grand-messe du digital dédiée au continent africain. (Photo fournie).
Short Url
Publié le Lundi 05 juin 2023

Gitex Africa: le Maroc accueillera la première gigafactory africaine pour un investissement de 6 milliards d’euros

  • L’innovation, la durabilité, les dernières solutions d’intelligence artificielle et l’Internet des objets étaient au centre des conférences
  • Leader du secteur des batteries électriques, Gotion High-Tech compte dans le monde près de vingt mille collaborateurs répartis sur plusieurs sites en Asie, en Europe et en Amérique du Nord

CASABLANCA: Le salon Gitex Africa, à Marrakech, a refermé ses portes vendredi dernier sur une bonne note. Près de neuf cents entreprises de plus de cent pays, des instances gouvernementales, des start-up, des investisseurs et de grands groupes technologiques ont répondu présent à cette grand-messe du digital dédiée au continent africain. L’innovation, la durabilité, les dernières solutions d’intelligence artificielle et l’Internet des objets étaient au centre des conférences et des débats organisés en marge de ce salon qui se tenait pour la première fois en Afrique.

Événement international du digital et de l’innovation

Cet événement international du digital et de l’innovation était organisé par le ministère marocain de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, l’Agence de développement du digital (ADD) et le Dubai World Trade Center. Il s’est imposé comme un lieu privilégié de discussion et d’échange autour des dernières avancées du monde technologique et des opportunités d’investissement dans ce domaine. Il a également mis à l’honneur le Maroc en tant que destination majeure des investissements du secteur.

«Le Maroc, grâce à l’accélération de sa transformation digitale, se positionne aujourd’hui non seulement comme un acteur de la révolution technologique mondiale, mais également comme un précurseur qui aspire à influencer l'avenir du secteur à l'échelle internationale», se félicite M. Mohcine Jazouli, ministre marocain de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques.

Ce projet énorme nécessiterait un investissement de 65 milliards de dirhams (près de 6 milliards d’euros) et la création de plus de 25 000 emplois.

«De plus, la nouvelle charte de l'investissement est venue confirmer le numérique comme une priorité pour le développement de l’économie nationale, puisqu’il est l’un des secteurs fortement récompensés. Cela montre la détermination de l’État à soutenir et promouvoir ce secteur phare, source de croissance et d'emplois de qualité», poursuit-il.

En effet, l’annonce majeure du salon a été la signature d’un mémorandum d’entente pour la construction, au Maroc, de la première gigafactory d’Afrique. L’accord a été signé entre l’État marocain et le groupe sino-européen Gotion High-Tech, leader dans le secteur de la mobilité électrique, lors d’une cérémonie présidée par le chef du gouvernement du Maroc, Aziz Akhannouch.

Ce dernier s’est engagé à mettre en place un écosystème industriel de production de batteries pour véhicules électriques et de systèmes de stockage d’énergie au Maroc. Ce projet énorme nécessiterait un investissement de 65 milliards de dirhams (près de 6 milliards d’euros) et la création de plus de 25 000 emplois.

Leader de l’industrie automobile en Afrique

Pour l’étude de son projet d’investissement, Gotion High-Tech, qui compte parmi ses actionnaires de référence le groupe Volkswagen, a choisi le Maroc, un pays qui s’est imposé comme le leader de l’industrie automobile en Afrique.

«Ce mémorandum est une première étape nécessaire préalable à la signature d’une convention d’investissement qui doit permettre le lancement d’une gigafactory capable de conforter la position d’acteur prépondérant de l’industrie automobile du Royaume, rendue possible grâce au leadership du roi Mohammed VI», affirme M. Mohcine Jazouli.

Leader du secteur des batteries électriques, Gotion High-Tech compte dans le monde près de vingt mille collaborateurs répartis sur plusieurs sites en Asie, en Europe et en Amérique du Nord. Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 3,2 milliards de dollars en 2022, réalisant une augmentation de 122% par rapport à l'année précédente.


« Marché stratégique » : PepsiCo souligne le rôle de l’Arabie saoudite dans sa croissance mondiale

Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Djeddah. (Fourni)
Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Djeddah. (Fourni)
Short Url
  • PepsiCo considère l’Arabie saoudite comme un marché stratégique majeur, avec des investissements continus et un fort alignement sur la Vision 2030
  • L’entreprise accélère l’innovation (IA, R&D, produits sans sucre) pour répondre à l’évolution des consommateurs et renforcer sa croissance régionale

RIYAD : PepsiCo considère l’Arabie saoudite comme un marché « stratégique » offrant des opportunités croissantes d’investissement et d’innovation, alors que le Royaume demeure une cible clé pour l’entreprise.

La société affirme s’être étroitement alignée sur les objectifs à long terme du Royaume, en s’appuyant sur une présence qui s’étend sur près de sept décennies.

« Nous opérons dans le Royaume depuis presque 70 ans », a déclaré Eugene Willemsen, PDG des boissons internationales chez PepsiCo, à Arab News. « Nous avons immédiatement adopté la Vision 2030 dès son lancement et avons clairement indiqué que nous voulions en faire partie, mais aussi y contribuer activement. »

Il a souligné plusieurs domaines dans lesquels PepsiCo a élargi son rôle, notamment en renforçant l’intégration des talents saoudiens et féminins, en faisant évoluer son portefeuille de produits et en soutenant des initiatives favorisant des modes de vie plus actifs.

« Nous nous voyons comme un contributeur à la Vision 2030… et nous nous réjouissons de continuer à le faire avec l’ensemble de nos activités en Arabie saoudite », a-t-il ajouté. 

--
Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Riyad. (Fourni)

L’Arabie saoudite est l’un des marchés les plus importants de PepsiCo à l’échelle mondiale, soutenu par de solides capacités locales et des partenariats de longue date.

« C’est un marché très important pour PepsiCo. C’est un marché stratégique pour nous », a déclaré Willemsen. « Nous disposons de capacités très solides et avancées en marketing, dans les domaines commerciaux et dans la chaîne d’approvisionnement, que nous pouvons exploiter à l’échelle de notre réseau international. »

Il a également mis en avant le rôle des partenaires d’embouteillage locaux, évoquant des relations « qui remontent à plusieurs décennies » et offrant des « capacités exceptionnelles » au bénéfice de l’ensemble du système PepsiCo.

L’entreprise emploie environ 9 000 personnes dans ses opérations en Arabie saoudite et a continué d’étendre sa présence locale. Parmi les investissements récents figure un nouveau centre de recherche et développement dans le quartier financier King Abdullah à Riyad, développé en collaboration avec son activité snacks.

« Il s’agit d’un investissement d’environ 30 millions de riyals saoudiens (8 millions de dollars) », a précisé Willemsen, ajoutant que ce centre vise à développer des produits adaptés aux besoins locaux et potentiellement intégrant des cultures locales, avec des applications pouvant s’étendre à l’ensemble du Moyen-Orient.

L’évolution des préférences des consommateurs influence également la stratégie de PepsiCo dans le Royaume, notamment avec une demande croissante pour des options plus saines.

« Nous avons fortement mis l’accent sur les offres sans sucre ici en Arabie saoudite, et nous avons observé un changement significatif vers le zéro sucre », a-t-il expliqué. « Les consommateurs, tous âges et profils confondus, recherchent des options permettant de réduire leur consommation de sucre. »

Parallèlement, l’hydratation est une priorité majeure, notamment en raison du climat du Royaume. Willemsen a évoqué des opportunités d’élargir les produits contenant des électrolytes, destinés aussi bien aux consommateurs actifs qu’à un usage quotidien.

PepsiCo intensifie également l’utilisation de l’intelligence artificielle dans ses opérations, de l’agriculture au développement de produits.

« Nous voulons être parmi les leaders dans l’adoption de l’IA dans le secteur des biens de consommation », a déclaré Willemsen. « L’IA permet de tester et valider des concepts beaucoup plus rapidement, de développer des produits plus vite et de les lancer plus rapidement sur le marché. »

Il a précisé que l’IA est utilisée dans les opérations agricoles mondiales de l’entreprise pour aider les agriculteurs à optimiser l’utilisation de l’eau, l’application d’engrais et les rendements.

Concernant les chaînes d’approvisionnement, Willemsen a indiqué que l’entreprise se concentre sur le renforcement de la résilience locale face à la volatilité mondiale.

« Notre objectif à travers le monde est de créer des chaînes d’approvisionnement aussi locales que possible », a-t-il déclaré. « Nous avons développé une grande résilience et agilité pour faire face à différents scénarios. »

Malgré l’incertitude mondiale, il s’est dit confiant quant aux perspectives à long terme du marché saoudien.

« Le marché saoudien est en lui-même très résilient », a-t-il affirmé. « Parce qu’il évolue rapidement, il continue d’offrir des opportunités d’innovation et de réponse aux besoins changeants des consommateurs. »

Il a ajouté : « Il existe une forte résilience intrinsèque en Arabie saoudite, ce qui nous donne confiance dans le fait que ce pays continuera à croître et à prospérer. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’euro numérique, un enjeu stratégique de souveraineté européenne

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
Short Url
  • À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines
  • Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis

PARIS: Derrière l’écrasante majorité des paiements par carte en Europe se cachent deux acteurs américains incontournables : Visa et Mastercard. Cette dépendance structurelle du système de paiement européen a récemment été mise en lumière par un épisode aux répercussions politiques et juridiques sensibles.

À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines. Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis.

Cet incident illustre les vulnérabilités de l’Europe en matière de souveraineté financière. Pour y remédier, l’Union européenne accélère ses travaux sur un projet d’euro numérique. Cette monnaie digitale, émise directement par la Banque centrale européenne, ambitionne de garantir une autonomie accrue face aux infrastructures de paiement étrangères et de se prémunir contre d’éventuelles sanctions extérieures.

Mais le projet suscite des inquiétudes au sein du secteur bancaire. Les établissements privés redoutent une migration des dépôts vers cette monnaie publique, qui pourrait réduire leurs ressources et, par conséquent, leurs revenus liés aux services bancaires.

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ?


Dispositif pour les carburants: la France «n'a pas les moyens d'amortir les crises», estime Larcher

Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
Short Url
  • "Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher
  • "Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN

PARIS: Le président LR du Sénat Gérard Larcher a estimé mercredi que la France "n'a pas les moyens d'amortir les crises" au lendemain de la présentation par le Premier ministre Sébastien Lecornu d'un "dispositif d'accompagnement" pour les "grands rouleurs" touchés par la hausse du prix du carburant.

"Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher.

"Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN.

Il a tenu Emmanuel Macron pour responsable de cette situation: "On paye le quoi qu'il en coûte, on paye un ensemble d'engagements où on n'a pas réduit la dépense publique, on n'a pas réformé l'État", a-t-il expliqué. "C'est quelque part le bilan de deux quinquennats d'Emmanuel Macron", a-t-il souligné, estimant que le chef de l'Etat a laissé la France en situation "d'hypoxie".

Sur la situation financière du pays, Gérard Larcher a précisé que le Sénat, contrôlé par une majorité de droite et du centre, présentera pour le budget 2027 "une proposition au gouvernement (...) à la fin du mois de juin".

L'exécutif a annoncé mardi une aide à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs", et le renforcement du soutien aux pêcheurs et agriculteurs.