Les forces de sécurité yéménites de Lahj saisissent des pièces de drones destinées aux Houthis

Photos de pièces de drones saisies destinées aux Houthis. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 06 juin 2023

Les forces de sécurité yéménites de Lahj saisissent des pièces de drones destinées aux Houthis

  • «Si nous supposons que la cargaison a quitté le port d'Aden ou une autre province, elle a dû passer par des dizaines de points de contrôle de sécurité»
  • Des groupes de défense des droits humains demandent une enquête neutre sur la mort d'un prisonnier dans la prison gérée par la milice, dans la province d'Ibb

AL-MUKALLA: Les forces de sécurité de la province de Lahj, au Yémen, ont intercepté dimanche une cargaison de composants de drones à destination des Houthis. C’est la dernière d'une série de saisies similaires d'armes et d'explosifs à destination des zones contrôlées par les Houthis.

La 2e troupe de la Brigade des géants à Lahj a arrêté une camionnette qui transportait des boîtes scellées en provenance d'Aden. Après les avoir ouvertes, les soldats y ont découvert des moteurs, des batteries, des caméras et d'autres pièces de drones. La cargaison avait été dissimulée sous des jouets et recouverte de motos.

Malgré la surveillance du port d'Aden et d'autres points d'accès contrôlés par le gouvernement, de nombreux responsables et journalistes locaux pensent que les Houthis ont pu transporter des armes au Yémen via des zones contrôlées par le gouvernement.

«Ce qui s’est passé [à Lahj] démontre que la milice houthie se prépare toujours à la guerre plutôt qu'à la paix», a déclaré Fatehi ben Lazerq, rédacteur en chef du journal Aden Al-Ghad, à Arab News. Il a ajouté que si les différentes forces militaires et sécuritaires coopéraient, la cargaison n'aurait pas pu traverser des dizaines de points de contrôle dans des zones contrôlées par le gouvernement.

«Si nous supposons que la cargaison a quitté le port d'Aden ou une autre province, elle a dû passer par des dizaines de points de contrôle de sécurité. En conséquence, cela met en évidence le fait que les Houthis continuent de transporter […] des armes à travers les voies gouvernementales en raison du manque de coopération entre les divers services de sécurité.»

Cela s’est passé tandis que les responsables de la sécurité au poste-frontière yéménite de Shehin (place à la frontière avec Oman) ont annoncé la saisie de 355 kg de permanganate de potassium, un produit qui peut être utilisé dans la fabrication de la cocaïne et qui était caché dans deux véhicules à destination de Sanaa, ville contrôlée par les Houthis.

Au cours des huit dernières années, de nombreuses livraisons d'armes ou de drogue destinées aux Houthis ont été interceptées dans des zones contrôlées par le gouvernement telles que Marib, Hadramout et Mahra.

Par ailleurs, des groupes de défense des droits humains ont appelé à une enquête neutre sur la mort d'un prisonnier dans une prison dirigée par les Houthis dans la province d'Ibb, accusant les Houthis d'avoir délibérément été négligents envers les prisonniers jusqu'à ce que mort s’ensuive.

Les Yéménites affirment que Faisal al-Sabri, un prisonnier de la prison centrale de la ville d'Ibb, a été transféré dans un hôpital de la ville après avoir subi un accident vasculaire cérébral et qu’il a été maintenu en menottes dans le couloir de l'hôpital en raison d'un «manque de lits vides».

Les Houthis l'ont ensuite renvoyé à la prison, où il est mort.

Des militants yéménites ont diffusé la photographie d'un homme menotté qui portait un uniforme bleu de prisonnier et présentait une perfusion intraveineuse dans le bras; il était allongé sur le sol dans ce qui semblait être l'hôpital d'Ibb.

Le groupe de défense des droits humains Rights Radar a déclaré dans un communiqué: «Rights Radar demande une enquête sur les circonstances de la mort du prisonnier Faisal al-Sabri, décédé à la prison centrale du gouvernorat d'Ibb, au centre du Yémen, quelques jours seulement après avoir subi un accident vasculaire cérébral et sans avoir reçu de traitement approprié.»

Des dizaines d'anciens détenus dans les prisons houthies sont morts peu après leur libération de maladies contractées en prison.

De nombreux autres Yéménites ont péri dans les centres de détention des Houthis, soit à la suite de tortures, soit parce que les Houthis leur ont refusé des médicaments vitaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: neuf blessés dans une frappes israélienne sur un hôpital

Jeudi, les frappes quotidiennes se sont poursuivies, a rapporté l'Agence nationale d'information libanaise (Ani). Un photographe de l’AFP a vu de la fumée s’élever après un raid sur la localité de Hanniyeh.  Dans le même temps, le Hezbollah a revendiqué des attaques simultanées contre des forces israéliennes qui occupent plusieurs localités du sud du Liban. (AFP)
Jeudi, les frappes quotidiennes se sont poursuivies, a rapporté l'Agence nationale d'information libanaise (Ani). Un photographe de l’AFP a vu de la fumée s’élever après un raid sur la localité de Hanniyeh. Dans le même temps, le Hezbollah a revendiqué des attaques simultanées contre des forces israéliennes qui occupent plusieurs localités du sud du Liban. (AFP)
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  • Le ministère a précisé que les différentes sections de l'hôpital, dont les urgences et l'unité de soins intensifs, ont été endommagées ainsi que des ambulances stationnées dans la cour de l'établissement
  • Il a mis en ligne une vidéo qui montre des éclats de verre dispersés dans l’un des couloirs de l’hôpital, des fenêtres et des portes soufflées, ainsi qu’un plafond effondré dans l’un des bureaux, tandis qu’un membre du personnel se trouve sur les lieux

BEYROUTH: Neuf personnes ont été blessées jeudi dans une frappe israélienne qui a endommagé un hôpital du sud du Liban, selon le ministère de la Santé, l'armée israélienne poursuivant ses raids malgré une trêve fragile avec le Hezbollah pro-iranien.

Dans un communiqué, le ministère a "vivement dénoncé" la frappe qui a "infligé de graves dégâts à l'hôpital gouvernemental de Tebnine".

Il a précisé que la frappe a fait "neuf blessés, parmi lesquels sept membres du personnel de l'hôpital dont cinq femmes".

Le ministère a précisé que les différentes sections de l'hôpital, dont les urgences et l'unité de soins intensifs, ont été endommagées ainsi que des ambulances stationnées dans la cour de l'établissement.

Il a mis en ligne une vidéo qui montre des éclats de verre dispersés dans l’un des couloirs de l’hôpital, des fenêtres et des portes soufflées, ainsi qu’un plafond effondré dans l’un des bureaux, tandis qu’un membre du personnel se trouve sur les lieux.

Le ministère avait indiqué mercredi que trois hôpitaux dans le sud avaient été fermés et 16 autres endommagés depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Les frappes israéliennes ont coûté la vie à 3.089 personnes au Liban, dont 116 secouristes et personnels de la santé, depuis le début des hostilités, selon le ministère de la Santé libanais.

Par ailleurs, ce même ministère a révisé jeudi à la hausse un bilan concernant une frappe sur la localité de Deir Qanun al-Nahr mardi qui a fait 14 morts, dont trois femmes et quatre enfants, contre 10 indiqué précédemment.

Jeudi, les frappes quotidiennes se sont poursuivies, a rapporté l'Agence nationale d'information libanaise (Ani). Un photographe de l’AFP a vu de la fumée s’élever après un raid sur la localité de Hanniyeh.

Dans le même temps, le Hezbollah a revendiqué des attaques simultanées contre des forces israéliennes qui occupent plusieurs localités du sud du Liban.

Il a dit avoir mené "une vaste attaque contre différentes positions" israéliennes dans trois localités au moyen de "drones d'attaques et de roquettes en salves répétées", selon un communiqué.

Un cessez-le-feu qui devait expirer le 17 mai a été prolongé de 45 jours à l'issue de négociations entre le Liban et Israël, inédites depuis des décennies, sous médiation américaine.

Le Liban a été plongé dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

 


Washington annonce des sanctions visant des personnes considérées proches du Hezbollah

Washington a annoncé jeudi placer sur sa liste de personnes et entités sous sanctions neuf individus, accusés d'être proches ou membres de la direction du Hezbollah et d'"entraver la paix et le désarmement" du groupe libanais pro-iranien. (AFP)
Washington a annoncé jeudi placer sur sa liste de personnes et entités sous sanctions neuf individus, accusés d'être proches ou membres de la direction du Hezbollah et d'"entraver la paix et le désarmement" du groupe libanais pro-iranien. (AFP)
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  • Le gouvernement libanais a refusé mi-mars les lettres de créance de l'ambassadeur iranien et ordonné son départ du pays, mais M. Sheibani a refusé de quitter Beyrouth
  • La décision du gouvernement avait été vivement critiquée par le Hezbollah

WASHINGTON: Washington a annoncé jeudi placer sur sa liste de personnes et entités sous sanctions neuf individus, accusés d'être proches ou membres de la direction du Hezbollah et d'"entraver la paix et le désarmement" du groupe libanais pro-iranien.

Parmi les cibles des sanctions du département américain du Trésor se trouvent l'ambassadeur désigné de l'Iran au Liban, Mohammad Reza Raouf Sheibani, des responsables des services de renseignement libanais, des alliés politiques du Hezbollah et quatre responsables du groupe.

L'un d'entre eux, Hassan Fadlallah, est un député du Hezbollah qui a également dirigé la radio (Al-Nour) et la télévision (Al-Manar) du mouvement.

Le gouvernement libanais a refusé mi-mars les lettres de créance de l'ambassadeur iranien et ordonné son départ du pays, mais M. Sheibani a refusé de quitter Beyrouth.

La décision du gouvernement avait été vivement critiquée par le Hezbollah.

"Le Hezbollah est une organisation terroriste qui doit être totalement désarmée. Le département du Trésor continuera de s'en prendre aux responsables ayant infiltré le gouvernement libanais et permettant au Hezbollah de mener sa campagne de violence sans but contre le peuple libanais et d'entraver la paix", a déclaré le secrétaire du Trésor, Scott Bessent, cité dans le communiqué.

En réaction, le Hezbollah a dénoncé dans un communiqué "une tentative d'intimidation américaine contre le peuple libanais (...) en soutien à l'agression" israélienne contre le Liban.

"Ces sanctions (...) nous confortent dans nos choix (...) et n'auront aucun impact concret sur nos choix (...) ni sur l'action entreprise pour défendre la souveraineté" du peuple libanais, a ajouté le mouvement.

Les sanctions impliquent le gel de l'ensemble des avoirs détenus directement et indirectement par les personnes ciblées ainsi que l'interdiction pour les citoyens et entreprises américains de mener des échanges avec elles.

Cette interdiction s'applique également aux entreprises étrangères si elles disposent d'une filière aux Etats-Unis ou réalisent une partie de leurs échanges en dollars.

Les sanctions visent aussi deux responsables du mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah, qui a dénoncé une mesure "inacceptable et injustifiée", visant "en premier lieu le mouvement Amal et son rôle politique, attaché aux causes nationales ainsi qu'à la protection de l'Etat et de ses institutions".

Le Hezbollah estime par ailleurs que "le fait de cibler les officiers libanais à la veille des rencontres au Pentagone est une tentative évidente d'intimider nos institutions sécuritaires officielles et de soumettre l'Etat aux conditions de la tutelle américaine".

Des négociations, inédites depuis des décennies, sont en cours entre le Liban et Israël sous médiation américaine. Le Hezbollah s'y oppose. Le Pentagone doit accueillir une session de discussions le 29 mai en présence d'une délégation de l'armée libanaise.

Le Liban a été plongé début mars dans la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. Des troupes israéliennes sont ensuite entrées dans le sud du Liban.

Bien qu'une trêve soit actuellement en cours, Israël et le Hezbollah poursuivent leurs affrontements.


Maroc: au moins quatre morts dans l'effondrement d'un immeuble à Fès

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  • Dans certains quartiers périphériques de Fès, de nombreux bâtiments sont érigés sans respecter les normes de construction en vigueur
  • Les opérations de recherches se poursuivent pour tenter de secourir "d'autres personnes susceptibles d'être piégées sous les décombres", ont précisé les autorités locales

RABAT: Au moins quatre personnes sont décédées jeudi dans l'effondrement d'un immeuble à Fès, dans le nord du Maroc, selon un bilan provisoire des autorités locales qui poursuivent leurs opérations à la recherche d'éventuelles autres victimes coincées sous les décombres.

Six autres personnes ont été blessées à des degrés divers dans l'effondrement de cet immeuble résidentiel de quatre étages, situé dans un quartier périphérique de cette ville, selon les mêmes sources, citées par l'agence officielle MAP.

Dans certains quartiers périphériques de Fès, de nombreux bâtiments sont érigés sans respecter les normes de construction en vigueur.

Les opérations de recherches se poursuivent pour tenter de secourir "d'autres personnes susceptibles d'être piégées sous les décombres", ont précisé les autorités locales.

Le périmètre de l'accident a été sécurisé et les habitants des immeubles mitoyens ont été évacués à titre préventif.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances et les causes du sinistre.

Début décembre, 22 personnes avaient été tuées dans l'effondrement de deux immeubles mitoyens déjà à Fès, le pire accident de ce type ces dernières années dans le pays.

Toujours à Fès, neuf personnes avaient péri en mai 2025 dans l'effondrement d'un immeuble d'habitation. En février 2024, cinq personnes étaient aussi mortes dans l'effondrement d'une maison dans la vieille ville.