L'Otan s'apprête à mener son plus important exercice de manoeuvres aériennes

Le directeur de l'US Air National Guard Michael Loh et l'inspecteur de l'armée de l'air allemande Ingo Gerhartz après une conférence de presse à Berlin le 7 juin 2023 avant l'exercice "air defender" de l'OTAN. (Photo, AFP)
Le directeur de l'US Air National Guard Michael Loh et l'inspecteur de l'armée de l'air allemande Ingo Gerhartz après une conférence de presse à Berlin le 7 juin 2023 avant l'exercice "air defender" de l'OTAN. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 07 juin 2023

L'Otan s'apprête à mener son plus important exercice de manoeuvres aériennes

  • L'exercice « Air Defender 23» se déroulera sur une dizaine de jours à partir de lundi et réunira quelque 220 aéronefs militaires de 25 pays membres et partenaires de l'Otan
  • L'exercice sera de nature purement défensive mais aura aussi pour but d'envoyer un message, notamment à la Russie, a expliqué à la presse l'ambassadrice des Etats-Unis en Allemagne, Amy Gutmann

BERLIN: L'Otan va mener la semaine prochaine son plus vaste exercice de manœuvres aériennes, coordonné par l'Allemagne, ont annoncé mercredi des responsables américains et allemands.

L'exercice "Air Defender 23" se déroulera sur une dizaine de jours à partir de lundi et réunira quelque 220 aéronefs militaires de 25 pays membres et partenaires de l'Otan.

L'exercice sera de nature purement défensive mais aura aussi pour but d'envoyer un message, notamment à la Russie, a expliqué à la presse l'ambassadrice des Etats-Unis en Allemagne, Amy Gutmann.

"Je serais très surprise qu'un dirigeant mondial ne prenne pas note de ce que cela montre en termes d'esprit de cette alliance, ce que signifie la force de cette alliance, et cela inclut M. (Vladimir) Poutine", le président russe, a-t-elle fait valoir.

L'exercice comprendra une formation opérationnelle et tactique, principalement en Allemagne, mais aussi en République tchèque, en Estonie et en Lettonie.

L'exercice a été conçu en 2018, en partie en réponse à l'annexion en 2014 de la Crimée par la Russie, même s'il ne vise précisément "personne", a de son côté assuré le général Ingo Gerhartz, chef de l'armée de l'air allemande.

"Nous sommes une alliance défensive et c'est ainsi que cet exercice est planifié", a-t-il ajouté.

"Beaucoup de choses ont changé dans le paysage stratégique mondial, en particulier ici en Europe", a pour sa part noté le général Michael Loh, directeur de la Garde nationale aérienne américaine, pour qui l'Otan se trouve à un "point d'inflexion".

"Cet exercice vise à compléter la présence permanente des Etats-Unis en Europe et à fournir une formation à une plus grande échelle que ce qui est habituellement accompli sur le continent", selon lui.

Il n'est pas prévu à ce stade de faire d'"Air Defender" un exercice régulier, a dit Mme Gutmann. Mais, a-t-elle ajouté, "nous ne souhaitons pas que cet exercice soit le dernier".

Interrogé sur les perturbations potentielles du transport aérien civil pendant l'exercice, le général Gerhartz a insisté sur le fait que les planificateurs avaient fait "tout ce qui était en leur pouvoir" pour éviter les retards ou les annulations de vols, alors que les vacances scolaires commencent dans certaines régions d'Allemagne.

Créée au début de la Guerre froide, l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan) est devenue la principale organisation militaire commune de défense, avec 31 pays membres en Europe et en Amérique du Nord.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.