Israël «devrait» reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental

Un véhicule de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental (MINURSO) roule du côté marocain du point de passage frontalier entre le Maroc et la Mauritanie à Guerguerat situé au Sahara Occidental, le 25 novembre 2020 (Photo, AFP).
Un véhicule de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental (MINURSO) roule du côté marocain du point de passage frontalier entre le Maroc et la Mauritanie à Guerguerat situé au Sahara Occidental, le 25 novembre 2020 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 08 juin 2023

Israël «devrait» reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental

  • Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, est considéré comme un "territoire non autonome" par l'ONU en l'absence d'un règlement définitif
  • Le Maroc et Israël ont normalisé leurs relations diplomatiques en décembre 2020 dans le cadre des accords d'Abraham

RABAT: Le président du parlement israélien a estimé jeudi que son pays "devrait aller vers une reconnaissance" de la souveraineté du Maroc sur le territoire disputé du Sahara occidental, lors de sa première visite officielle au royaume.

"Je l'ai déjà dit et je le redis très clairement en tant que président de la Knesset, Israël devrait aller vers une reconnaissance du Sahara marocain, tout comme l'a fait notre plus proche allié les Etats-Unis en signant les accords d'Abraham. J'ai soutenu et poussé vers cet objectif", a déclaré Amir Ohana durant une conférence de presse à Rabat.

"Il y a actuellement des discussions sérieuses entre nos gouvernements sur cette question, et je crois que le Premier ministre (Benjamin) Netanyahu annoncera sa décision dans un avenir proche", a précisé le responsable israélien en marge d'une rencontre avec son homologue marocain Rachid Talbi Alami.

Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, est considéré comme un "territoire non autonome" par l'ONU en l'absence d'un règlement définitif. Depuis près de 50 ans, un conflit y oppose le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger.

Rabat, qui contrôle près de 80% de ce vaste territoire, prône un plan d'autonomie sous sa souveraineté. Le Polisario réclame le référendum d'autodétermination sous l'égide de l'ONU, qui avait été prévu lors de la signature en 1991 d'un cessez-le feu, mais jamais concrétisé.

Le Maroc et Israël ont normalisé leurs relations diplomatiques en décembre 2020 dans le cadre des accords d'Abraham, un processus entre Israël et plusieurs pays arabes, soutenu par Washington.

En contrepartie, Rabat a obtenu de Washington la reconnaissance de la "souveraineté marocaine" sur le Sahara occidental.

Le royaume s'efforce d'obtenir également de son allié israélien la reconnaissance de la "marocanité" de cette ancienne colonie espagnole.

Depuis leur rapprochement, la coopération israélo-marocaine --sécuritaire, commerciale et touristique-- se poursuit à un rythme soutenu.

A Rabat, le président du Knesset a appelé à "approfondir et renforcer" cette coopération notamment en ouvrant des ambassades dans les deux pays qui ne disposent que de bureaux de liaisons.

Par ailleurs, le chef de la diplomatie marocaine Nasser Bourita s'est entretenu mercredi à Rabat avec le conseiller à la Sécurité nationale d'Israël, Tzachi Hanegbi, selon l'agence de presse marocaine MAP. Les deux responsables "se sont félicités de la dynamique soutenue de renforcement de la coopération" bilatérale, selon MAP.

Toutefois, ce rapprochement tous azimuts se heurte dans une partie de l'opinion publique marocaine à l'accession au pouvoir en Israël de courants ultra-nationalistes, hostiles à tous pourparlers avec les Palestiniens.

Mercredi, une cinquantaine de personnes ont manifesté devant le Parlement à Rabat contre la venue d'Amir Ohana à l'appel du Front marocain de soutien à la Palestine.

Rabat affirme régulièrement son attachement à la cause palestinienne, qui continue de susciter une immense sympathie au sein de la population marocaine.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.