Quelles répercussions pour l'inculpation de Trump dans la course à la Maison Blanche?

Cette image non datée, publiée par le tribunal du district sud de Floride, jointe comme preuve à l'acte d'accusation contre l'ancien président américain Donald Trump, montre des piles de boîtes prétendument stockées sur la scène de la salle de bal White and Gold à Mar-a-Lago, le club privé de l'ancien président. (Photo by Handout / US Department Of Justice / AFP).
Cette image non datée, publiée par le tribunal du district sud de Floride, jointe comme preuve à l'acte d'accusation contre l'ancien président américain Donald Trump, montre des piles de boîtes prétendument stockées sur la scène de la salle de bal White and Gold à Mar-a-Lago, le club privé de l'ancien président. (Photo by Handout / US Department Of Justice / AFP).
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Publié le Samedi 10 juin 2023

Quelles répercussions pour l'inculpation de Trump dans la course à la Maison Blanche?

  • Tant dans l'affaire des archives de la Maison Blanche que celle à New York de l'achat du silence d'une actrice de films X, les procureurs espèrent que Donald Trump sera jugé avant que les électeurs américains ne se rendent aux urnes en novembre 2024
  • Si le gouverneur de Floride Ron DeSantis s'est pour l'instant contenté de commentaires mesurés vis-à-vis des déboires judiciaires de son principal adversaire, les équipes de campagne des deux candidats ont haussé le ton ces dernières semaines

WASHINGTON :  Visé par 37 chefs d'accusation pour son rôle présumé dans la rétention de documents secrets, Donald Trump a plongé les Etats-Unis dans des eaux inconnues: voir un candidat briguer la Maison Blanche après inculpation, voire condamnation.

Dans sa campagne de reconquête de la présidence, le milliardaire républicain a d'emblée écarté l'idée qu'il pourrait jeter l'éponge face aux inculpations dont il fait l'objet -- préférant plutôt en attribuer la faute à des adversaires politiques «corrompus» désireux de fausser les élections.

Une telle tactique «ne va probablement pas faire pencher la balance pour les électeurs indécis, mais galvanisera les partisans de Trump qui pourraient vaciller ou penser à soutenir un candidat avec moins de casseroles», analyse pour l'AFP Matt Shoemaker, un expert en sécurité nationale et ancien agent du renseignement.

Tant dans l'affaire des archives de la Maison Blanche que celle à New York de l'achat du silence d'une actrice de films X, les procureurs espèrent que Donald Trump sera jugé avant que les électeurs américains ne se rendent aux urnes en novembre 2024.

Rien n'est moins sûr cependant.

Et en cas de nouvelle victoire électorale, le tempétueux milliardaire pourrait tenter de se gracier lui-même, ce qui déclencherait une crise constitutionnelle sans précédent.

Il n'aurait toutefois que peu d'influence sur les poursuites non-fédérales, et son souci plus immédiat demeure les conséquences de tous ces déboires judiciaires sur sa campagne pour les primaires républicaines.

- «Ils ne vont rien faire» -

Les concurrents directs de Donald Trump dans la course à l'investiture du parti conservateur -- son ancien vice-président Mike Pence et le gouverneur de Floride Ron DeSantis, entre autres -- auraient pu profiter de son inculpation, annoncée jeudi, pour le décrire comme inapte aux fonctions de commandant en chef.

Mais ils auraient ainsi risqué de se mettre à dos les fervents partisans de l'ex-président, qui rejettent les accusations à son encontre, et se sont donc contentés de crier à l'injustice à ses côtés.

Par conséquent, les rivaux du milliardaire «espèrent que Trump sera éliminé de la course (à l'investiture) par une série d'inculpations», explique le politologue Larry Sabato, de l'université de Virginie.

Car Donald Trump fait également l'objet d'une enquête fédérale pour son rôle dans l'assaut contre le Capitole, le 6 janvier 2021. Et certains médias américains avancent que l'ex-président pourrait être inculpé notamment d'extorsion en Géorgie pour ses tentatives présumées de renverser les résultats de l'élection présidentielle de 2020 dans cet Etat du sud du pays.

«C'est tout. C'est leur stratégie... Ils ne vont rien faire», poursuit Larry Sabato à propos des concurrents de l'ex-président à la primaire.

- DeSantis et Christie –

Dans l'affaire de la gestion par Donald Trump des archives de la Maison Blanche, l'acte d'inculpation contre lui -- rendu public vendredi -- comporte 37 chefs d'accusation, dont ceux de «rétention illégale d'informations portant sur la sécurité nationale», d'«entrave à la justice» et de «faux témoignage».

A New York, il avait été inculpé notamment de fraudes comptables.

Seule la moitié des personnes interrogées lors d'un récent sondage de l'institut YouGov estimait que falsifier des documents comptables pour acheter le silence d'une actrice pornographique à propos d'une supposée liaison constituait une infraction grave.

Mais deux-tiers des sondés considéraient en revanche qu'avoir emporté des documents estampillés secret défense de la Maison Blanche et entravé les tentatives des autorités de les récupérer représentait bel et bien une telle infraction grave.

Chez les républicains, ils étaient respectivement 28% et 42% à penser de même; des chiffres non-négligeables qui laissent penser que la campagne de Donald Trump pour la primaire pourrait se trouver à un point d'inflexion.

Si le gouverneur de Floride Ron DeSantis s'est pour l'instant contenté de commentaires mesurés vis-à-vis des déboires judiciaires de son principal adversaire, les équipes de campagne des deux candidats ont haussé le ton ces dernières semaines.

Et l'ancien gouverneur du New Jersey Chris Christie s'est lancé dans la bataille des primaires cette semaine en promettant de ne pas épargner Donald Trump.

Actuellement deuxième dans les sondages, «DeSantis bénéficierait le plus d'un retrait de Donald Trump, mais il semble considérer qu'ils partagent beaucoup des mêmes électeurs, donc il ne veut pas se les mettre à dos», analyse auprès de l'AFP Shana Gadarian, professeure de sciences politiques à l'université de Syracuse, dans l'Etat de New York.

«Il faudra peut-être que quelqu'un comme Christie mette les pieds dans le plat», dit-elle, précisant que l'ancien gouverneur aurait sans doute intérêt à tenter d'attirer les anciens républicains qui s'étaient détournés du parti en raison de la présidence de Donald Trump.


Nombre d'exécutions record dans le monde en 2025, l'Iran en tête, selon Amnesty

Le nombre d'exécutions recensées dans le monde a grimpé en 2025 et atteint son plus haut niveau depuis 1981, un bond principalement dû à l'Iran où elles ont plus que doublé l'an passé, selon le rapport annuel d'Amnesty International publié lundi. (AFP)
Le nombre d'exécutions recensées dans le monde a grimpé en 2025 et atteint son plus haut niveau depuis 1981, un bond principalement dû à l'Iran où elles ont plus que doublé l'an passé, selon le rapport annuel d'Amnesty International publié lundi. (AFP)
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  • A elle seule, l'Iran représente 80% des exécutions recensées en 2025 par Amnesty. Quelque 2.159 personnes y ont été exécutées par pendaison, contre 972 en 2024
  • "Les autorités iraniennes ont intensifié leur recours à la peine de mort comme outil de répression et de contrôle politiques, alimentant une hausse sans précédent du nombre d'exécutions", note l'ONG dans son rapport

PARIS: Le nombre d'exécutions recensées dans le monde a grimpé en 2025 et atteint son plus haut niveau depuis 1981, un bond principalement dû à l'Iran où elles ont plus que doublé l'an passé, selon le rapport annuel d'Amnesty International publié lundi.

L'organisation de défense des droits humains basée à Londres a dénombré au moins 2.707 exécutions dans le monde en 2025, mais "n'inclut pas les milliers d'exécutions qui (...) ont eu lieu en Chine – pays ayant procédé cette année encore au plus grand nombre d'exécutions au monde", précise-t-elle.

Le nombre de personnes exécutées dans le monde est en hausse de 78% par rapport à 2024 et atteint un niveau record depuis 1981, année au cours de laquelle 3.191 exécutions -hors Chine- avaient été comptabilisées par l'ONG.

A elle seule, l'Iran représente 80% des exécutions recensées en 2025 par Amnesty. Quelque 2.159 personnes y ont été exécutées par pendaison, contre 972 en 2024.

"Les autorités iraniennes ont intensifié leur recours à la peine de mort comme outil de répression et de contrôle politiques, alimentant une hausse sans précédent du nombre d'exécutions", note l'ONG dans son rapport.

Le recours aux exécutions a été particulièrement marqué après la guerre des 12 Jours qui a opposé l'Iran à Israël et aux Etats-Unis en juin: 654 exécutions avaient été comptabilisées avant ce conflit, contre 1.505 entre juillet et décembre.

Les condamnations à mort et exécutions en Iran à la suite du mouvement de protestation dans le pays en janvier et le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février ne sont pas comptabilisés dans le rapport d'Amnesty.

Selon l'ONU, au moins 21 personnes ont été exécutées en Iran depuis fin février pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale.

Près de la moitié (998) des exécutions en Iran en 2025 sont liées à des infractions à la législation sur les stupéfiants, note par ailleurs Amnesty. Elles ont elles aussi doublé par rapport à l'année précédente.

Au total, 17 pays ont procédé à des exécutions.

"Cette minorité éhontée (d'Etats, ndlr) se sert de la peine capitale pour instiller la peur, écraser la contestation et montrer la force qu’exercent les institutions sur les personnes défavorisées et les populations marginalisées" dénonce la secrétaire générale d’Amnesty International Agnès Callamard, citée dans un communiqué.


Iran: nouvelles menaces de Trump, frappe près d'un site nucléaire émirati

 Donald Trump a proféré de nouvelles menaces d'anéantissement de l'Iran, deux mois et demi après le début du conflit avec Téhéran, tandis qu'un drone s'est abattu près d'un site nucléaire aux Emirats, générant lundi une nouvelle hausse des prix du pétrole. (AFP)
Donald Trump a proféré de nouvelles menaces d'anéantissement de l'Iran, deux mois et demi après le début du conflit avec Téhéran, tandis qu'un drone s'est abattu près d'un site nucléaire aux Emirats, générant lundi une nouvelle hausse des prix du pétrole. (AFP)
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  • "Il ne restera rien" de l'Iran si ce pays n'arrive pas rapidement à un accord avec les Etats-Unis, a averti dimanche le président américain sur sa plateforme Truth Social
  • "Pour l'Iran, le temps presse", a prévenu Donald Trump. Les Iraniens "feraient mieux d'agir rapidement, sinon il ne restera plus rien d'eux"

WASHINGTON: Donald Trump a proféré de nouvelles menaces d'anéantissement de l'Iran, deux mois et demi après le début du conflit avec Téhéran, tandis qu'un drone s'est abattu près d'un site nucléaire aux Emirats, générant lundi une nouvelle hausse des prix du pétrole.

"Il ne restera rien" de l'Iran si ce pays n'arrive pas rapidement à un accord avec les Etats-Unis, a averti dimanche le président américain sur sa plateforme Truth Social, alors que les deux pays ne se sont plus parlé directement depuis des entretiens au Pakistan mi-avril.

"Pour l'Iran, le temps presse", a prévenu Donald Trump. Les Iraniens "feraient mieux d'agir rapidement, sinon il ne restera plus rien d'eux", a ajouté le milliardaire républicain, qui avait déjà menacé début avril d'anéantir "une civilisation entière", avant de conclure un cessez-le-feu avec Téhéran.

Après plus d'un mois de trêve, la perspective d'un règlement du conflit, qui a débuté le 28 février, reste lointaine, et le président américain a qualifié le 10 mai de "totalement inacceptable" la dernière proposition iranienne pour régler le conflit.

Alors que les ministres des Finances du G7 se réunissent lundi et mardi à Paris pour tenter de rapprocher leurs positions face aux répercussions économiques du conflit, les prix du pétrole sont repartis à la hausse lundi à l'ouverture des marchés asiatiques, le baril de Brent prenant 1,28% à 110,26 dollars.

Avant même le message de Donald Trump, Téhéran avait lancé dimanche un avertissement à Washington.

"Le président américain devrait savoir que si (...) l'Iran est de nouveau agressé, les ressources et l'armée de son pays seront confrontées à des scénarios inédits, offensifs, surprenants et tumultueux", a averti le porte-parole des forces armées, Abolfazl Shekarchi.

Le vice-président du Parlement, Hamidreza Haji-Babaï, a déclaré que si les installations pétrolières iraniennes étaient visées, l'Iran frapperait des sites pétroliers dans la région.

Attaque "terroriste" 

Sur l'autre rive du Golfe, un incendie s'est déclaré dimanche après une frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah, aux Emirats arabes unis.

La frappe n'a pas fait de blessés ni provoqué de hausse de la radioactivité, mais les autorités ont dénoncé une "escalade dangereuse" et l'Arabie saoudite une "menace pour la sécurité et la stabilité de la région".

Deux autres drones ont été interceptés, selon le ministère émirati de la Défense.

Un conseiller du président émirati a dénoncé une attaque "terroriste", semblant suggérer une implication de l'Iran, qui a frappé des pays de la région à plusieurs reprises depuis le début du conflit, sans l'accuser nommément.

L'Agence internationale de l'énergie atomique a exprimé sa "profonde préoccupation".

L'Arabie saoudite a par ailleurs annoncé dimanche soir avoir intercepté trois drones en provenance d'Irak.

"Source d'insécurité" 

Malgré ces tensions, la diplomatie n'est pas totalement éteinte et le ministre pakistanais de l'Intérieur, Mohsin Naqvi, dont le pays tente de jouer un rôle de médiateur, a rencontré à Téhéran le principal négociateur iranien et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Dans un message sur les réseaux sociaux à l'issue de cet entretien, ce dernier n'a pas prononcé de paroles d'apaisement.

"Certains Etats de la région pensaient que la présence des Etats-Unis leur apporterait la sécurité, mais les événements récents montrent que cette présence est non seulement incapable d'apporter la sécurité mais est en plus source d'insécurité", a dénoncé M. Ghalibaf.

Les médias iraniens ont fait savoir dimanche que les Etats-Unis n'avaient accordé "aucune concession concrète" dans leur réponse à des propositions iraniennes.

"Washington a également exigé des restrictions très strictes et de longue durée sur le secteur nucléaire iranien", selon l'agence iranienne Mehr.

Selon l'agence iranienne Fars, Washington a présenté une liste en cinq points exigeant notamment que l'Iran ne maintienne qu'un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d'uranium hautement enrichi aux Etats-Unis.

Sur le front libanais, en dépit de la prolongation vendredi d'une trêve théorique pour un mois et demi supplémentaire, de nouvelles frappes israéliennes ont tué sept personnes, dont deux enfants, dans le sud du pays.

Parmi les victimes: un chef du Jihad islamique palestinien et sa fille de 17 ans.

Un responsable militaire israélien a déclaré que le Hezbollah pro-iranien avait tiré environ 200 projectiles sur Israël et sur les troupes israéliennes au Liban au cours du week-end.


Le pétrole monte fasse à l'impasse diplomatique entre Washington et Téhéran

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
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  • "Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous"
  • "L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown

LONDRES: Les cours du pétrole grimpent vendredi à l'approche d'un nouveau week-end sans perspective de retour à la normale des flux pétroliers transitant via le détroit d'Ormuz, deux mois et demi après le début de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 09H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, gagnait 2,96% à 108,85 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, montait de 3,44% à 104,65 dollars.

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News.

"L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Si l'Iran a annoncé que ses forces navales avaient autorisé depuis mercredi le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, "pour l'instant, les flux de pétrole passant par le détroit restent limités et les stocks de pétrole continuent de diminuer", explique à l'AFP Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

"Il est raisonnable de supposer qu'entre 10 à 13 millions de barils d'or noir par jour sont bloqués dans le Golfe", rappelle Tamas Varga, analyste chez PVM. En cumulé depuis le début de la guerre "ce chiffre s'approche du milliard de barils" perdus pour le marché.

Cette semaine, l'Agence internationale de l'énergie a averti que le monde puise dans ses réserves de pétrole à une vitesse record.

"On ne peut que conclure (...) que les prix du pétrole devraient être nettement plus élevés", juge M. Varga.

Et si les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran n'avancent pas, "nous devrons peut‑être commencer à nous inquiéter d'une ré‑escalade, ce qui signifie un risque de dommages supplémentaires aux infrastructures énergétiques de la région", a souligné Warren Patterson, analyste chez ING dans une visioconférence dédiée aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur le pétrole.

Selon lui, le marché du gaz, dont les prix ont un peu moins flambé que ceux du pétrole depuis le début du conflit, est particulièrement exposé car ce dernier "n'a pas vraiment le luxe de réserves stratégiques dans lesquelles on pourrait puiser", a précisé M. Patterson.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, prenait 3,03%, à 49,10 euros le mégawattheure.