Irak: trois soldats tués dans une attaque imputée à l'EI

Les corps des membres de la police fédérale irakienne qui ont été tués dans une attaque présumée de l'EI sont rapatriés de l'aéroport de Kirkouk, dans le nord de l'Irak, le 18 décembre 2022. (Photo Marwan Ibrahim / AFP)
Les corps des membres de la police fédérale irakienne qui ont été tués dans une attaque présumée de l'EI sont rapatriés de l'aéroport de Kirkouk, dans le nord de l'Irak, le 18 décembre 2022. (Photo Marwan Ibrahim / AFP)
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Publié le Dimanche 11 juin 2023

Irak: trois soldats tués dans une attaque imputée à l'EI

  • Le secteur de l'attaque, entre Kirkouk, ville tenue par le gouvernement fédéral, et la région autonome du Kurdistan d'Irak fait partie de ces zones limitrophes que se disputent les deux entités
  • Les autorités irakiennes ont proclamé leur «victoire» contre l'EI fin 2017, mais des cellules jihadistes continuent à attaquer sporadiquement les effectifs de l'armée et de la police

KIRKOUK, Irak : Trois soldats de l'armée irakienne, dont deux officiers, ont été tués et quatre autres blessés dimanche lors d'une attaque nocturne attribuée au groupe Etat islamique dans le nord de l'Irak, a-t-on appris auprès d'une source militaire.

L'attaque, menée à l'arme automatique par des «membres [du groupe] Etat islamique», s'est produite vers 4h00 du matin (1h00 GMT), a indiqué ce responsable qui a requis l'anonymat. Elle n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

«Trois soldats, dont deux officiers ont été tués, et quatre autres soldats ont été blessés dans l'attaque de leur caserne située à Wadi al-Naft», à environ 25 km à l'ouest de la ville de Kirkouk, une zone d'extraction pétrolière, a rapporté cet officier supérieur.

Le secteur de l'attaque, entre Kirkouk, ville tenue par le gouvernement fédéral, et la région autonome du Kurdistan d'Irak fait partie de ces zones limitrophes que se disputent les deux entités.

Après une montée en puissance fulgurante en 2014 et la conquête de vastes territoires en Irak et en Syrie voisine, l'EI a vu son «califat» autoproclamé s'écrouler sous le coup d'offensives successives dans ces deux pays.

Les autorités irakiennes ont proclamé leur «victoire» contre l'EI fin 2017, mais des cellules jihadistes continuent à attaquer sporadiquement les effectifs de l'armée et de la police, notamment dans les zones rurales et reculées situées au nord de Bagdad.

Fin avril, la coalition internationale antijihadistes a rapporté une forte baisse de ces attaques, tant en Irak qu'en Syrie voisine, durant les premiers mois de 2023.

Cette année, le mois de jeûne du ramadan a été «l'un des plus paisibles depuis des années», a ainsi assuré le général Matthew McFarlane, commandant de la coalition, notant une baisse de «80%» des attaques en Irak comparé à 2022.

En mars, un haut responsable militaire irakien assurait que l'EI comptait entre 400 et 500 combattants actifs dans son pays.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.