La Syrie et l'Irak annoncent le renforcement de leurs relations

Le ministre irakien des Affaires étrangères Fuad Hussein (à droite) et son homologue syrien Faisal Mekdad (Photo, Reuters).
Le ministre irakien des Affaires étrangères Fuad Hussein (à droite) et son homologue syrien Faisal Mekdad (Photo, Reuters).
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Publié le Lundi 05 juin 2023

La Syrie et l'Irak annoncent le renforcement de leurs relations

  • Depuis le renversement de Saddam Hussein en 2003, Bagdad soutient le régime syrien
  • Irak et Syrie partagent une frontière de 600 km en plein désert

BAGDAD: Invitation à se rendre à Damas, lutte contre le terrorisme et la drogue : pour sa première visite à Bagdad depuis le retour de la Syrie à la Ligue arabe, le chef de la diplomatie syrienne a mis en avant dimanche la "coopération" avec l'allié irakien.

Le déplacement en Irak de Fayçal Meqdad intervient au moment où le président syrien Bachar al-Assad se défait peu à peu de son statut de persona non grata et retourne sur la scène régionale après plus d'une décennie d'isolement.

Depuis le renversement de Saddam Hussein en 2003, Bagdad soutient le régime syrien et s'était abstenu lors du vote qui avait mené à sa suspension de la Ligue arabe en 2011. La mesure avait été prise en raison de la répression du soulèvement populaire qui a ensuite dégénéré en une guerre sanglante.

Le retour de Damas à la Ligue arabe a été officialisé le 7 mai et l'Irak en a été "l'un des initiateurs", a assuré le ministre irakien des Affaires étrangères Fouad Hussein, lors d'une conférence de presse avec son homologue syrien.

M. Meqdad a ensuite transmis au Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani une "invitation à se rendre à Damas" à une date qui n'a pas été précisée, selon un communiqué du cabinet du chef du gouvernement.

Avec son homologue irakien, Fayçal Meqdad a évoqué la question des réfugiés syriens qui ont quitté leur pays à cause de la guerre, fuyant vers les pays voisins : la Jordanie, le Liban et l'Irak, notamment.

Frontière sensible 

"Nous avons reçu environ 250.000 réfugiés, dont la plupart se trouvent dans des camps au Kurdistan d'Irak", a rappelé Fouad Hussein.

La prochaine étape, selon lui, "portera sur l'aide humanitaire et la manière de l'acheminer vers la Syrie", où le séisme du 6 février a fait plus de 6.000 morts, surtout dans les zones rebelles du nord et nord-ouest du pays toujours morcelé par la guerre.

Remerciant l'Irak pour sa "solidarité" après le tremblement de terre, Fayçal Meqdad s'est félicité de la "progression" des relations bilatérales.

"Nous allons continuer à coopérer pour combattre le terrorisme et éliminer le danger que représente la drogue", a-t-il ajouté.

Irak et Syrie partagent une frontière de 600 km en plein désert, ce qui facilite la circulation de cellules du groupe État islamique (EI) et le trafic de stupéfiants.

En mars, les gardes-frontières irakiens avaient ainsi annoncé la saisie à la frontière syrienne de plus de trois millions de comprimés de captagon, une drogue de la famille des amphétamines dont le trafic a explosé ces dernières années au Moyen-Orient.

À travers cette frontière poreuse passent également des cellules de l'EI. Les djihadistes continuent à lancer des attaques sporadiques contre les forces de sécurité irakiennes.

L'EI s'était emparé de territoires entiers en 2014 dans les deux pays pour y exercer son régime de terreur, avant d'être défait en 2017 en Irak et en 2019 en Syrie sous le coup d'offensives successives.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com