L'Irak dévoile un projet routier et ferroviaire du Golfe à la Turquie

Le Premier ministre irakien Mohamed Shia Al-Sudani assiste samedi à une réunion avec des représentants du ministère des Transports à Bagdad (Photo, AFP).
Le Premier ministre irakien Mohamed Shia Al-Sudani assiste samedi à une réunion avec des représentants du ministère des Transports à Bagdad (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 28 mai 2023

L'Irak dévoile un projet routier et ferroviaire du Golfe à la Turquie

  • «Nous voyons dans ce projet durable un pilier de l'économie qui ne sera plus fondée sur le pétrole», a déclaré le Premier ministre, Mohamed Chia al-Soudani
  • Chaque pays qui le souhaite «pourra réaliser une partie du projet», a expliqué la commission des Transports du Parlement irakien qui estime que le projet pourrait être achevé «d'ici trois à cinq ans»

BAGDAD : Bagdad a présenté samedi un ambitieux projet de construction d'une route et d'une voie ferrée reliant le Golfe à la frontière turque, deux ouvrages destinés à faire de l'Irak un passage incontournable du flux de marchandises entre le Moyen-Orient et l'Europe.

Le projet, évalué à 17 milliards de dollars par le gouvernement irakien, en est au stade embryonnaire: le premier coup de pelle de ce corridor de 1.200 km n'a pas encore été donné.

Selon le souhait de Bagdad, la route et le chemin de fer devront être réalisés en coopération avec des pays de la région -- le Qatar, les Emirats arabes unis, le Koweït, Oman, la Jordanie, la Turquie, l'Iran et l'Arabie saoudite -- invités samedi dans la capitale irakienne à la présentation du programme, baptisé «Route du développement».

Irak: l'adoption du budget bute sur la grogne des Kurdes

Les dirigeants de la région du Kurdistan irakien sont samedi vent debout contre des amendements au projet de budget de l'Irak, repoussant un vote sur le texte au Parlement à Bagdad.

Habitué aux retards budgétaires, le gouvernement avait envoyé son projet de loi de finances aux députés en mars. Fait inédit, il couvre l'année fiscale 2023, mais aussi 2024 et 2025.

Mais depuis, des amendements ont été introduits, qui font bondir les dirigeants kurdes au motif qu'ils contreviennent à un accord conclu récemment entre le gouvernement fédéral de Bagdad et le gouvernement régional d'Erbil au sujet du pétrole, source de tensions récurrentes entre les deux entités.

Nechirvan Barzani, président du Kurdistan irakien, s'est dit vendredi soir "profondément inquiet [quant] aux changements affectant les paragraphes de la loi de finances liés aux droits constitutionnels de la région du Kurdistan".

Ces amendements sont "une trahison", a tonné samedi son cousin Masrour Barzani, Premier ministre de la région.

«Nous voyons dans ce projet durable un pilier de l'économie qui ne sera plus fondée sur le pétrole», a déclaré le Premier ministre, Mohamed Chia al-Soudani, à l'ouverture de la réunion. «C'est un lien qui servira les voisins de l'Irak et la région et (qui contribuera) à l'intégration économique».

Chaque pays qui le souhaite «pourra réaliser une partie du projet», a expliqué la commission des Transports du Parlement irakien qui estime que le projet pourrait être achevé «d'ici trois à cinq ans».

Ravagé par des décennies de guerre et une corruption omniprésente, l'Irak, pourtant riche en hydrocarbures, a un énorme problème d'infrastructures. Ses routes sont dans un état lamentable. Et celles qui relient Bagdad au nord traversent certaines zones où des cellules du groupe Etat islamique sont toujours actives de manière sporadique.


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.