Bientôt des «archives centralisées» des preuves des crimes de l'EI en Irak selon l'ONU

Puits de pétrole incendiés par des membres de Daech lors de leur retraite, à Qayyara, en Irak (Photo, archives ONU).
Puits de pétrole incendiés par des membres de Daech lors de leur retraite, à Qayyara, en Irak (Photo, archives ONU).
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Publié le Jeudi 08 juin 2023

Bientôt des «archives centralisées» des preuves des crimes de l'EI en Irak selon l'ONU

  • «Je peux vous assurer que les preuves des crimes de l'EI en Irak ne manquent pas» a noté l'enquêteur en chef de l'ONU chargé du dossier
  • A ce stade, 8 millions de pages de documents en possession des autorités irakiennes ont été numérisées

NATIONS UNIES: Des "archives centralisées" contenant des millions de documents numérisés, "preuves" des crimes des djihadistes du groupe Etat islamique en Irak, vont être lancées "dans les prochains jours", a indiqué mercredi l'enquêteur en chef de l'ONU chargé du dossier.

"Cela fait cinq ans que l'Unitad a commencé ses travaux sur le terrain en Irak, et il est clair pour nous qu'un succès de l'Unitad est possible seulement en travaillant aux côtés des autorités irakiennes", a déclaré devant le Conseil de sécurité de l'ONU Christian Ritscher, à la tête de cette équipe chargée d'enquêter sur les crimes de l'EI.

Pour cet ancien procureur fédéral en Allemagne, un succès signifierait que les auteurs de ces crimes "soient tenus pour responsables sur la base de preuves devant des tribunaux compétents". Et pour cela, il faut notamment "des preuves admissibles et fiables".

"Je peux vous assurer que les preuves des crimes de l'EI en Irak ne manquent pas", a-t-il noté, décrivant "l'importante bureaucratie" de l'EI.

Dans ce contexte, l'Unitad a lancé un immense projet de numérisation des documents de l'EI, pour "assurer que ces preuves soient admissibles devant n'importe quel tribunal en Irak ou dans d'autres Etats où les crimes internationaux de l'EI en Irak sont poursuivis".

A ce stade, 8 millions de pages de documents en possession des autorités irakiennes ont été numérisées, "facilitant" déjà le travail de la justice irakienne, a-t-il précisé.

"La prochaine étape est d'établir des archives centralisées, un fonds unifié de toutes les preuves numériques contre l'EI", a expliqué Christian Ritscher, précisant qu'après un accord avec les autorités irakiennes ces archives seraient lancées "dans les prochains jours" au sein du Conseil suprême de la magistrature.

"A l'avenir, ce fonds centralisé jouera un rôle clé pour soutenir les poursuites contre les auteurs des crimes internationaux de l'EI en Irak" et pourrait être "un jalon pour créer un système global d'e-justice en Irak qui pourrait être un modèle dans la région mais aussi dans le monde", a-t-il estimé.

Après leur montée en puissance fulgurante en 2014, les djihadistes ont brièvement contrôlé un tiers du territoire irakien, multipliant les exactions. Le 9 décembre 2017 l'Irak proclamait sa victoire contre l'EI. Mais c'est en mars 2019 que l'organisation radicale s'est effondrée, perdant son dernier bastion en Syrie voisine.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.