Hausse de 120% du nombre d’employés féminins dans les industries saoudiennes

Cette photo, prise le 18 décembre 2018, présente un gratte-ciel le long de la route du roi Fahd, à Riyad, la capitale saoudienne (Photo, AFP).
Cette photo, prise le 18 décembre 2018, présente un gratte-ciel le long de la route du roi Fahd, à Riyad, la capitale saoudienne (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 08 décembre 2020

Hausse de 120% du nombre d’employés féminins dans les industries saoudiennes

  • Les femmes saoudiennes trouvent davantage d’emplois, tandis que les organismes privés et gouvernementaux s’efforcent d’atteindre des femmes qualifiées dans les secteurs économiques du Royaume
  • Khalid al-Salem, directeur général de l'Autorité saoudienne des villes industrielles et des zones techniques, déclare que l’autorité « a parcouru un long chemin » et qu’elle s’efforce toujours d’autonomiser les femmes dans le secteur industriel

RIYAD: Les femmes saoudiennes trouvent davantage d’emplois, tandis que les organismes privés et gouvernementaux s’efforcent d’atteindre des femmes qualifiées dans les secteurs économiques du Royaume.

L'Autorité saoudienne des villes industrielles et des zones techniques (Modon) révèle que le nombre de femmes saoudiennes qui travaillent dans les villes industrielles qu'elle supervise a augmenté de près de 120%, atteignant 17 000 à la fin du mois de mars de cette année.

Khalid al-Salem, directeur général de Modon, déclare que l’autorité «a parcouru un long chemin» et qu’elle s’efforce toujours d’autonomiser les femmes dans le secteur industriel.

Il explique que Modon a rendu le secteur industriel plus attractif pour les femmes grâce à des produits, des services et des solutions de financement innovants qui correspondent à leur rôle important dans l'économie nationale.

Parmi les avantages destinés aux femmes qui travaillent, on peut mentionner le lancement d'oasis industrielles, caractérisées par la disponibilité de crèches, de places de parking, de centres médicaux et de loisirs.

« Ces oasis hébergent des industries propres telles que les industries médicales et alimentaires, les industries du caoutchouc et de haute technologie, ainsi que des usines préfabriquées soutenant les femmes entrepreneurs et les petites et moyennes entreprises », précise-t-il.

Al-Salem ajoute que l’année 2021 verra le lancement de petites usines préfabriquées pour permettre les investissements des femmes dans la ville industrielle de Dammam, une première pour le Royaume.

« Modon continue d’autonomiser les femmes à la fois en tant qu’employées et en tant qu’investisseurs en créant un environnement modèle, en partenariat avec les secteurs public et privé », se félicite le directeur général de Modon.

Il signale par ailleurs qu'un accord a été signé avec une compagnie d'assurance afin de fournir des services complets aux investisseurs dans les villes industrielles.

Al-Salem déclare : « Modon cherche à soutenir la productivité des femmes en leur offrant un environnement optimal pour leur travail. C’est pourquoi a été signé un mémorandum d’accord avec une société de développement de bâtiments pour mettre en œuvre des crèches et des jardins d’enfants dans les villes industrielles et les oasis, sous la direction du ministère de l’Éducation. »

Al-Salem précise que la stratégie qui vise à autonomiser l'industrie et à stimuler les talents locaux a pour but d’activer le rôle des femmes dans le développement industriel, conformément à la Vision saoudienne 2030 pour renforcer leur rôle dans l'économie nationale.

« Modon a réussi à accroître le nombre de femmes saoudiennes dans les villes industrielles et a atteint le nombre de 17 000 femmes à la fin du premier trimestre 2020, contre 7 860 à la fin de l’année 2018 », conclut-il.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.