Libye: L'ONU «préoccupée» par les traitements indignes et inhumains de migrants

Des femmes avec des enfants au Centre Abu Salim pour l'immigration clandestine, à Tripoli (Photo, AFP).
Des femmes avec des enfants au Centre Abu Salim pour l'immigration clandestine, à Tripoli (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 13 juin 2023

Libye: L'ONU «préoccupée» par les traitements indignes et inhumains de migrants

  • Les autorités rivales de l'Ouest et l'Est effectuent fréquemment des descentes dans des quartiers où se concentrent des migrants
  • La Manul a dénoncé la détention de «femmes enceintes et d'enfants» dans des lieux «surpeuplés et insalubres»

TRIPOLI: La Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul) a exprimé lundi sa préoccupation face à la détention arbitraire de migrants et de demandeurs d'asile, appelant les autorités libyennes à les traiter avec "dignité".

L'ONU est "préoccupée par les détentions arbitraires massives de migrants et de demandeurs d'asile à travers le pays" où les autorités ont arrêté "des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants dans les rues, chez eux ou lors de rafles dans des soi-disant camps et caches de trafiquants", selon un communiqué de sa mission lundi.

La Manul a dénoncé la détention de "femmes enceintes et d'enfants" dans des lieux "surpeuplés et insalubres" et "l'expulsion collective" de milliers d'étrangers, même entrés légalement dans le pays.

Les autorités libyennes doivent "mettre fin à ces actions et traiter les migrants avec dignité et humanité", dans le respect de leurs engagements internationaux, et accorder aux agences de l'ONU et aux ONG un "accès sans entraves aux détenus qui ont besoin d'une protection urgente", selon la Manul.

Selon l'Organisation internationale des migrations (OIM), la Libye compte plus de 600.000 migrants. À part quelques nationalités exemptées de visa, la plupart sont entrés clandestinement, par les frontières poreuses du vaste sud désertique très souvent en provenance d'Afrique subsaharienne.

Plaque tournante de l’immigration clandestine 

Plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est devenue une plaque tournante pour des milliers de candidats à l'émigration vers l'Europe via la Méditerranée.

Des centaines de migrants sont régulièrement interceptés par la marine jusque dans les eaux internationales et ramenés de force en Libye où ils sont placés dans des centres de détention.

Les autorités rivales de l'Ouest et l'Est effectuent fréquemment des descentes dans des quartiers où se concentrent des migrants comme en banlieue de la capitale Tripoli (ouest) et Tobrouk (est), à 120 kilomètres de la frontière égyptienne.

Début juin, des médias locaux ont relayé des vidéos non authentifiées montrant près d'un millier d'Égyptiens expulsés par les autorités de l'Est libyen et contraints de marcher vers la frontière.

Plus de 7.000 migrants ont été interceptés en mer et ramenés en Libye depuis le début de l'année, 368 sont portés disparus et plus de 600 se sont noyés au large des côtes libyennes, selon l'OIM. Selon l'agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), depuis début 2023, plus de 54.000 migrants ont débarqué sur les côtes italiennes dont plus de 22.000 provenant de Libye.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.