Le commerce saoudo-américain enregistre une augmentation de 39% en 2022

Les exportations non pétrolières de l’Arabie saoudite vers les États-Unis en 2022 ont atteint 10,1 milliards de riyals saoudiens. (Shutterstock)
Les exportations non pétrolières de l’Arabie saoudite vers les États-Unis en 2022 ont atteint 10,1 milliards de riyals saoudiens. (Shutterstock)
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Publié le Mardi 13 juin 2023

Le commerce saoudo-américain enregistre une augmentation de 39% en 2022

  • Selon un rapport du Conseil des affaires américano-saoudien, la valeur totale des échanges a atteint 130 milliards de riyals saoudiens
  • Elle est alimentée à la fois par une augmentation des exportations de pétrole saoudien et par un volume record du commerce non pétrolier

RIYAD: Les exportations de pétrole et d’engrais ont aidé l’Arabie saoudite à augmenter de 39% le volume de ses échanges avec les États-Unis en 2022, renforçant ainsi les liens entre les deux nations.

Selon un rapport du Conseil des affaires américano-saoudien, la valeur totale des échanges a atteint 130 milliards de riyals saoudiens, ou SAR (1 SAR = 0,25 euro), alimentée à la fois par une augmentation des exportations de pétrole saoudien et par un volume record du commerce non pétrolier.

Les exportations non pétrolières de l’Arabie saoudite vers les États-Unis ont atteint 10,1 milliards de SAR en 2022, enregistrant une augmentation de 10% par rapport à l’année précédente.

Diversification le portefeuille d'exportations

Il s’agit du niveau annuel le plus élevé d’exportations non pétrolières vers les États-Unis depuis plusieurs années, démontrant les efforts concentrés du Royaume pour diversifier son portefeuille d’exportations au-delà de l’industrie pétrolière en aval.

Dans le secteur pétrolier, les exportations saoudiennes vers les États-Unis ont augmenté de 84%, atteignant 77,9 milliards de SAR.

Cette situation est largement attribuée à la suspension des importations de pétrole en provenance de Russie, associée à l’augmentation de la demande des secteurs des transports et de l’industrie aux États-Unis.

Les engrais arrivent en tête de liste des exportations non pétrolières, représentant 3 milliards de SAR et enregistrant une croissance de 18% en glissement annuel.

Les États-Unis ont maintenu leur position de deuxième source de marchandises pour l’Arabie saoudite, mettant en valeur le portefeuille d’exportations diversifié du Royaume.

«Les relations commerciales croissantes entre l’Arabie saoudite et les États-Unis témoignent des liens économiques solides et des avantages réciproques que partagent les deux nations», déclare Albara’a Alwazir, directeur de la recherche économique au Conseil des affaires américano-saoudien.

À la lumière du conflit russo-ukrainien, l’Arabie saoudite a augmenté sa production de pétrole de 9,1 millions de barils par jour en 2021 à 10,5 millions de barils par jour en 2022 pour répondre à la demande croissante.

La flambée des exportations de pétrole a contribué de manière significative aux revenus pétroliers record de l’Arabie saoudite de 1 200 milliards de SAR en 2022, entraînant un excédent budgétaire de 104 milliards de SAR.

«L’expansion des exportations non pétrolières de l’Arabie saoudite vers les États-Unis, associée à la flambée des exportations de pétrole, reflète les efforts fructueux des deux pays pour diversifier leurs portefeuilles commerciaux et miser sur leurs atouts respectifs», ajoute M. Alwazir.

Les produits chimiques organiques et les métaux ont également enregistré une croissance solide, avec des exportations s’élevant respectivement à 2,4 milliards et 1,9 milliard de SAR.

La Louisiane, le Texas et la Caroline du Nord sont devenus les principaux États pour les importations non pétrolières en provenance d’Arabie saoudite.

La Louisiane est en tête de liste avec des importations évaluées à 2,7 milliards de SAR, majoritairement grâce aux engrais. Le Texas et la Caroline du Nord lui emboîtent le pas avec des importations s’élevant respectivement à 1,4 milliard et 997 millions de SAR.

L’Arabie saoudite a reçu de la part des États-Unis une gamme variée de marchandises, notamment des produits électriques, mécaniques, industriels, agricoles et pharmaceutiques.

Les véhicules à moteur constituent l’exportation non pétrolière la plus importante des États-Unis, pour un montant de 8 milliards de SAR, soit une augmentation de 12% par rapport à l’année précédente.

Les autres catégories d’exportation comprennent les réacteurs nucléaires, les chaudières, les machines, les engins électriques et divers produits chimiques.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.