Un jeune Palestinien tué lors d’un raid israélien dans un camp de réfugiés près de Naplouse

Un jeune Palestinien tué lors d’un raid israélien dans un camp de réfugiés près de Naplouse
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Publié le Mercredi 14 juin 2023

Un jeune Palestinien tué lors d’un raid israélien dans un camp de réfugiés près de Naplouse

  • Le mouvement Fatah appelle la communauté internationale à intervenir immédiatement pour freiner l’agression menée par les forces d’occupation contre les Palestiniens
  • Selon les dernières données obtenues du service pénitentiaire israélien, mille quatre-vingt-trois Palestiniens se trouveraient en détention administrative sans procès

RAMALLAH: Un adolescent palestinien a été tué et huit personnes, parmi lesquelles un enfant, ont été blessées lorsque les forces armées israéliennes ont attaqué mardi le camp de réfugiés de Balata, près de Naplouse, selon des sources médicales palestiniennes.

Faris Hachache, 19 ans, n’était ni recherché ni ciblé par le raid, déclarent des sources locales à Arab News. Les forces israéliennes ont tiré sur une ambulance pour l’empêcher de transporter les blessés, ajoutent ces sources.

Le Fatah a pleuré la mort du jeune homme, affirmant que la poursuite des crimes israéliens contre les Palestiniens révèle sans le moindre doute la détermination du gouvernement extrémiste israélien à intensifier les hostilités. Le mouvement appelle la communauté internationale à intervenir immédiatement pour freiner l’agression menée par les forces d’occupation contre les Palestiniens et il soutient que les politiques terroristes du gouvernement israélien sont pleinement responsables de l’évolution de la situation.

Taysir Nasrallah, membre du Conseil révolutionnaire du Fatah, à Naplouse, déclare à Arab News que chaque opération menée par l’armée israélienne dans les villes et les camps de Cisjordanie fait des morts et que la plupart des victimes ne sont pas la cible des forces militaires, mais des civils innocents qui vivent dans des endroits densément peuplés comme des camps de réfugiés ou des quartiers de la vieille ville de Naplouse.

«Le jeune Hachache, qui a été tué mardi par l’armée israélienne lors de la prise d’assaut du camp de Balata, n’était pas recherché par l’armée israélienne et cette affaire ravive les tensions et les violences au moment où les incursions militaires dans des camps densément peuplés se répètent sur une base quotidienne», indique M. Nasrallah.

Rauhi Fattouh, président du Conseil national palestinien, déclare que «le bombardement des maisons des civils dans le camp de Balata et le martyre du citoyen Hachache constituent un acte terroriste et criminel». Il ajoute qu’il tient le gouvernement fasciste dirigé par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, comme pleinement responsable de ces crimes quotidiens.

Entre-temps, les responsables palestiniens ont exprimé leur profonde inquiétude au sujet d’un projet de loi soumis par Zvika Fogel, un membre de la Knesset qui représente Otzma Yehudit, un parti d’extrême droite, qui donne au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, le pouvoir d’émettre des mandats de détention administrative contre des Palestiniens en Cisjordanie et en Israël. La détention administrative est la possibilité – controversée – de détenir des suspects sans procès ni accusations sous prétexte qu’ils pourraient planifier un crime.

Qadri Abou Bakr, le ministre palestinien des Affaires des détenus et des ex-détenus, confie à Arab News: «Nous sommes très préoccupés par l’octroi de ces pouvoirs à Ben-Gvir puisque cela doublera les détentions administratives en raison de ses positions idéologiques extrémistes contre les Palestiniens.»

Il affirme qu’il existe actuellement environ mille cent Palestiniens en détention administrative dans les prisons israéliennes – un nombre qui a doublé l’année dernière. Les procureurs israéliens fournissent aux juges militaires des dossiers secrets contenant des preuves présumées qui les autorisent à garder les Palestiniens derrière les barreaux pendant des années.

Jessica Montell, directrice exécutive de HaMoked, une organisation israélienne qui fournit une assistance juridique aux Palestiniens et qui défend leurs droits, explique à Arab News que selon les dernières données obtenues du service pénitentiaire israélien, mille quatre-vingt-trois Palestiniens se trouvent en détention administrative sans procès. Le nombre a augmenté de soixante-sept en un mois, ajoute-t-elle, et les détenus administratifs constituent désormais plus de 20% de l’ensemble des Palestiniens détenus par Israël.

«Il s’agit d’une détention massive sans procès et sans contrôle judiciaire effectif, puisque les détentions sont basées exclusivement sur des preuves secrètes», soutient-elle. «Israël doit libérer tous les détenus administratifs ou leur accorder un procès équitable.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.