ONU: Les réformes en Israël constituent une véritable «menace à la Palestine»

D’autres propositions formulées par des membres de la coalition nationaliste et religieuse extrême du Premier ministre Benjamin Netanyahou priveraient la minorité arabe d’Israël de sa citoyenneté. (Photo, AFP)
D’autres propositions formulées par des membres de la coalition nationaliste et religieuse extrême du Premier ministre Benjamin Netanyahou priveraient la minorité arabe d’Israël de sa citoyenneté. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 09 juin 2023

ONU: Les réformes en Israël constituent une véritable «menace à la Palestine»

  • Israël réprime de plus en plus les défenseurs des droits au moyen du harcèlement, des menaces, des arrestations et de la torture, entre autres traitements inhumains et dégradants
  • Une commission d’enquête, mise en place par l’ONU, a fait savoir que les autorités palestiniennes en Cisjordanie occupée et à Gaza avaient pris pour cible des défenseurs des droits des Palestiniens

RAMALLAH: Les réformes judiciaires controversées proposées par le gouvernement de coalition d’extrême droite israélien constituent une menace pour les Palestiniens: c’est ce qu’a déclaré jeudi une commission d’enquête indépendante mise en place par l’ONU.

Les propositions, qui limiteraient certains pouvoirs de la Cour suprême et augmenteraient le contrôle du gouvernement sur les nominations judiciaires, ont déclenché des protestations sans précédent en Israël.

Dans un rapport de cinquante-six pages, la commission a indiqué que la législation proposée pourrait augmenter la taxation des ONG propalestiniennes et limiter leur capacité à documenter les activités des soldats israéliens en Cisjordanie occupée.

D’autres propositions formulées par des membres de la coalition nationaliste et religieuse extrême du Premier ministre Benjamin Netanyahou priveraient les membres de la minorité arabe d’Israël de leur citoyenneté et favoriseraient leur expulsion si jamais ils commettaient des violences propalestiniennes, selon le rapport.

«Les changements proposés démantèleraient les caractéristiques fondamentales de la séparation des pouvoirs et des freins et contrepoids essentiels dans les systèmes politiques démocratiques», est-il précisé dans le document.

«Les experts juridiques avertissent qu’ils risquent d’affaiblir la protection des droits humains, en particulier pour les communautés les plus vulnérables et les plus défavorisées, y compris les citoyens palestiniens.»

Les droits de l'Homme bafoués en Palestine

La commission, mise en place par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU en 2021, a constaté qu’Israël avait de plus en plus réprimé les défenseurs des droits «au moyen du harcèlement, des menaces, des arrestations, des interrogatoires, de la détention arbitraire, de la torture et des traitements inhumains et dégradants».

La commission, qui a mené environ cent trente entretiens, a également fait savoir que les autorités palestiniennes en Cisjordanie occupée et à Gaza avaient pris pour cible des défenseurs des droits des Palestiniens.

«L’arrestation et la détention de militants palestiniens par les autorités israéliennes et palestiniennes sont une réalité particulièrement dure pour les défenseurs palestiniens des droits», note également le rapport.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.


Liban: sept morts dans des frappes israéliennes sur Tyr, selon la défense civile

Un médecin dans un laboratoire endommagé de l’hôpital Jabal Amel, à la suite de la frappe aérienne israélienne de lundi qui a touché un bâtiment voisin, dans la ville portuaire de Tyr, au sud du Liban. (AP)
Un médecin dans un laboratoire endommagé de l’hôpital Jabal Amel, à la suite de la frappe aérienne israélienne de lundi qui a touché un bâtiment voisin, dans la ville portuaire de Tyr, au sud du Liban. (AP)
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  • Des frappes israéliennes nocturnes à Tyr, dans le sud du Liban, ont fait au moins sept morts et plusieurs blessés, touchant notamment des zones proches d’un hôpital et des quartiers résidentiels
  • Israël annonce de nouvelles attaques contre le Hezbollah au nord du fleuve Litani et ordonne des évacuations, tandis que le conflit continue de provoquer de lourdes pertes civiles et des déplacements massifs

BEYROUTH: Des frappes nocturnes israéliennes sur la ville millénaire de Tyr, dans le sud du Liban, dont l'une près d'un hôpital, ont tué sept personnes, a indiqué vendredi à l'AFP une source au sein de la défense civile.

L'armée israélienne a annoncé de son côté qu'elle allait attaquer le Hezbollah dans trois localités au nord du fleuve Litani, à une quarantaine de km de la frontière, ordonnant à leur population d'évacuer.

Le mouvement pro-iranien avait rejeté jeudi un accord de cessez-le-feu annoncé la veille à Washington après des négociations entre le Liban et Israël, réclamant un retrait total des forces israéliennes qui occupent une partie du sud du pays.

A Tyr, une frappe tard jeudi soir a fait quatre morts et sept blessés, selon la Défense civile. Elle a dévasté le siège d'une banque et endommagé légèrement l'hôpital Jabal Amel, l'un des trois que compte la ville, a constaté le correspondant de l'AFP.

Une autre frappe sur un quartier résidentiel de la ville a tué trois personnes et en a blessé cinq autres dont deux enfants, selon la Défense civile.

Lundi, une frappe près de l'hôpital Jabal Amel avait tué quatre personnes et blessé 127 autres, dont 39 membres du personnel, selon le ministère de la Santé.

La ville côtière, qu'une partie de ses habitants refuse d'évacuer malgré les avertissements israéliens, est régulièrement pilonnée.

Des habitants s'étaient réfugiés dans le quartier chrétien exigu de la Vieille ville, épargné par les avertissements isaréliens, dormant dans leurs voitures ou sous des tentes.

Mais ils l'ont fui après qu'Israël a menacé mardi le quartier, accusant des membres du Hezbollah de s'y cacher, selon le correspondant de l'AFP.

Une frappe avait également visé mercredi soir les abords d'un parc où campent des dizaines de réfugiés syriens, selon le correspondant de l'AFP qui n'a pas fait état de victime.

Dans ce contexte, une pétition, appelant à exclure toute présence armée à Tyr - où le Hezbollah est fortement implanté - autre que celle de l'armée libanaise, a recueilli près de 250 signatures selon les organisateurs.

Une pétition similaire concernant Nabatiyé - autre grande ville du sud à majorité chiite - pratiquement désertée du fait des bombardements israéliens, a recueilli plus de 500 signatures.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait 3.526 morts depuis le début du conflit le 2 mars, et ont déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.