Ukraine: un missile et 20 drones russes abattus, la ville natale de Zelensky touchée

Des employés municipaux nettoient les séquelles d'une attaque russe contre Kramatorsk le 14 juin 2023 (Photo, AFP).
Des employés municipaux nettoient les séquelles d'une attaque russe contre Kramatorsk le 14 juin 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 15 juin 2023

Ukraine: un missile et 20 drones russes abattus, la ville natale de Zelensky touchée

  • Selon l'armée de l'air ukrainienne, un des quatre missiles de croisière tirés depuis la Caspienne et les 20 drones lancés depuis le Nord et le Sud ont été interceptés
  • Selon les autorités locales, il s'agit de Kryvyï Rig, ville natale du président Volodymyr Zelensky, où une précédente frappe russe mardi avait fait 12 morts

KIEV: L'Ukraine a annoncé jeudi avoir abattu un missile de croisière et 20 drones explosifs russes pendant la nuit, tandis que trois missiles ont à nouveau touché la ville natale du président Volodymyr Zelensky.

Selon l'armée de l'air ukrainienne, un des quatre missiles de croisière tirés depuis la Caspienne et les 20 drones lancés depuis le Nord et le Sud ont été interceptés.

Trois autres missiles ont touché "des installations industrielles dans la région de Dnipropetrovsk", dans le centre-est du pays, a-t-elle ajouté sur Telegram.

Selon les autorités locales, il s'agit de Kryvyï Rig, ville natale du président Volodymyr Zelensky, où une précédente frappe russe mardi avait fait 12 morts en touchant notamment un immeuble d'habitation et un entrepôt.

"Trois missiles ont touché deux entreprises industrielles qui n'ont rien à voir avec l'armée", a indiqué sur Telegram le chef de l'administration militaire de la ville Oleksandre Vilkoul.

Un homme de 38 ans a été blessé et hospitalisé mais ses jours ne sont pas en danger, a-t-il ajouté.

Dans la région de Zaporijjia (sud), 17 localités ont essuyé des bombardements russes qui ont tué une femme de 58 ans dans un village, a indiqué jeudi l'administration régionale sur Telegram.

Kharkiv et Odessa, cibles de drones russes 

La ville de Kharkiv (nord-est) et la région d'Odessa (sud) ont été également attaquées pendant la nuit par des drones russes, qui ont tous été abattus, selon les autorités locales respectives.

Plus tôt dans la journée, le gouverneur installé par Moscou dans la péninsule de Crimée, annexée en 2014, a déclaré que les forces russes avaient abattu sur son territoire neuf drones ukrainiens, qui n'ont pas fait de victimes.

Un drone a cependant frappé un village dans le centre de la péninsule, brisant les vitres de plusieurs habitations.

Les attaques de drones en Crimée, dont l'annexion par Moscou n'a pas été reconnue par la communauté internationale, et sur le territoire russe se sont multipliées ces dernières semaines alors que l'Ukraine a commencé une contre-offensive sur le front.

Cette contre-offensive est destinée à repousser les forces russes des zones qu'elles occupent dans le Sud et l'Est. Les autorités ukrainiennes ont indiqué qu'elles entendaient reprendre tous les territoires, y compris la Crimée et les régions sous contrôle de séparatistes prorusses depuis 2014.

L'Ukraine a revendiqué des gains limités en annonçant la capture d'une poignée de villages, après plus d'une semaine de combats.

La Russie a de son côté dit tenir les forces de Kiev en échec et multiplié les frappes nocturnes contre de grandes villes ukrainiennes.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.