Benalla en appel: L'ex-chargé de mission de l'Elysée «a cru bien faire», assurent ses avocats

Les avocats d'Alexandre Benalla ont plaidé jeudi sa relaxe pour les violences en marge de la manifestation du 1er mai 2018 (Photo, AFP).
Les avocats d'Alexandre Benalla ont plaidé jeudi sa relaxe pour les violences en marge de la manifestation du 1er mai 2018 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 16 juin 2023

Benalla en appel: L'ex-chargé de mission de l'Elysée «a cru bien faire», assurent ses avocats

  • Les avocats d'Alexandre Benalla ont plaidé jeudi sa relaxe pour les violences en marge de la manifestation du 1er mai 2018 à Paris
  • Il était rejugé depuis vendredi avec son ami Vincent Crase, alors réserviste de la gendarmerie, pour avoir brutalisé cinq personnes en cherchant à les interpeller

PARIS: Au procès en appel d'Alexandre Benalla, ses avocats ont plaidé jeudi sa relaxe pour les violences en marge de la manifestation du 1er mai 2018 à Paris, assurant que l'ex-chargé de mission de l'Elysée avait "cru bien faire".

La cour d'appel de Paris rendra sa décision le 29 septembre.

Alexandre Benalla, 31 ans aujourd'hui, était rejugé depuis vendredi avec son ami Vincent Crase, alors réserviste de la gendarmerie, pour avoir brutalisé cinq personnes en cherchant à les interpeller le 1er mai 2018 à Paris, alors qu'ils n'assistaient au défilé qu'en tant qu'"observateurs".

Il lui est reproché d'avoir poursuivi puis escorté, en lui faisant une clé de bras, Khélifa M., vu en train de jeter un projectile sur les policiers au Jardin des Plantes. Puis d'être venu en soutien de Vincent Crase pour maîtriser violemment Georgios D., qui avait jeté une carafe et un cendrier sur les CRS, place de la Contrescarpe, dans le Ve arrondissement de Paris.

A l'audience, Alexandre Benalla a défendu le bien-fondé de ces interventions, invoquant un "simple réflexe face à une agression" tout en regrettant des gestes techniques "mal faits".

C'est "un homme qui a cru bien faire", a résumé jeudi l'une de des avocates, Jacqueline Laffont.

Pour son second avocat, Charles Chambenois, l'infraction d'immixtion dans une fonction publique reproché à Alexandre Benalla ne tient pas puisqu'il suppose d'accomplir un acte relevant du "monopole" des forces de l'ordre.

Or l'interpellation "n'est pas réservée aux policiers", puisqu'une disposition légale prévoit que "toute personne" assistant à un flagrant délit peut en appréhender l'auteur, a argumenté l'avocat.

«Justes proportions»
Quant au délit de violences volontaires en réunion, si l'ancien garde du corps a bien exercé "une forme de contrainte", elle était "justifiée" et "proportionnée" puisqu'il était dans ce cadre d'une interpellation citoyenne, a ajouté Me Chambenois.

"Il n'y a pas une blessure, pas une égratignure", a aussi observé Me Laffont, soulignant qu'aucune des parties civiles ne s'était vu reconnaître une incapacité totale de travail.

Celui qui était au cœur du dispositif de sécurité d'Emmanuel Macron, lors de la campagne présidentielle de 2017 puis à la présidence de la République, répondait aussi devant la cour d'appel de l'utilisation indue de passeports diplomatiques après son licenciement, de "faux et usage de faux en écriture" pour avoir produit un courrier à en-tête du chef de cabinet de l'Elysée afin de demander un passeport de service, et du port illégal d'une arme de poing en 2017.

S'il reconnaît désormais ces deux dernières infractions, après les avoir vigoureusement contestées, Me Laffont a appelé la cour à les ramener "à de justes proportions" et à prononcer une peine qui tienne compte de son "parcours méritant", "très éloigné du portrait diabolisé qu'on a fait de lui".

Mercredi, l'avocat général a requis 18 mois de prison avec sursis contre Alexandre Benalla, l'interdiction de détenir une arme pendant 10 ans et d'exercer une fonction publique pendant cinq ans, soit les mêmes réquisitions qu'en première instance.

En première instance, en novembre 2021, l'ancien homme de confiance d'Emmanuel Macron, établi en Suisse depuis deux ans, avait été condamné à trois ans d'emprisonnement dont un ferme, sous bracelet électronique.

Contre Vincent Crase, au moment des faits chargé de la sécurité au parti En marche (aujourd'hui Renaissance), l'avocat général a requis un an de prison avec sursis et l'interdiction de port d'arme pendant 15 ans.

En première instance, il avait écopé de deux ans de prison avec sursis et de la même peine complémentaire.


L'ex-Premier ministre Edouard Philippe soupçonné de détournement de fonds publics

L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
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  • Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025
  • Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête

PARIS: L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi.

Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025 avec constitution de partie civile.

Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête.

La lanceuse d'alerte, "Judith" (prénom modifié), "se félicite de l'ouverture d'une information judiciaire sur les faits qu'elle dénonce et attend avec impatience d'être entendue par le juge d'instruction", a réagi auprès de l'AFP son avocat Jérôme Karsenti.

Les faits sont contestés depuis le début par M. Philippe, qui a été le premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron (2017-2020).

La maire du Havre "prend acte de l'ouverture d'une information judiciaire. Il l'apprend par la presse. Et il répondra bien évidemment à toutes les questions que posera la justice", a réagi auprès de l'AFP son entourage.

Etaient également visées par la plainte Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l'innovation et du numérique, ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine havraise.

La plainte consultée par l'AFP estimait que le juge d'instruction devait "apprécier si un pacte a été conclu entre M. Edouard Philippe et Mme de Bazelaire, caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la Cité numérique", un tiers-lieu d'innovation.

Les soupçons portent sur une convention d'objectifs pluriannuelle pour l'animation de la Cité numérique du Havre, signée en juillet 2020 notamment par Edouard Philippe, président de la communauté urbaine, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l'association LH French Tech.

LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d'intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d'un service d'intérêt économique général (SIEG).

L'association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d'euros de compensation de service public pour mener des projets.

Le conflit d'intérêts "semble absolument évident", a considéré à l'époque la lanceuse d'alerte, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023 et qui avait obtenu le statut de lanceuse d'alerte en janvier 2025.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.