La télévision d’Etat iranienne moquée pour avoir qualifié Roger Waters d’expert politique

Roger Waters, le bassiste de Pink Floyd (Photo, AFP)
Roger Waters, le bassiste de Pink Floyd (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 09 décembre 2020

La télévision d’Etat iranienne moquée pour avoir qualifié Roger Waters d’expert politique

  • La réélection de Donald Trump «aurait été pire pour le monde entier, mais cela ne fait pas de Biden un bon candidat»
  • «Roger Waters est un musicien, pas un expert politique»

TEHERAN: La télévision d'Etat iranienne a publié un erratum mardi après avoir présenté Roger Waters, le bassiste de Pink Floyd, comme un « expert politique » commentant les résultats de la présidentielle américaine. 

Irinn, la chaîne d'information de l'audiovisuel public, a repris à l'antenne dans la matinée une interview du musicien britannique à la chaîne d'Etat russe RT en le présentant comme un analyste jugeant qu'« on ne peut pas faire confiance à [Joe] Biden ». 

La réélection de Donald Trump « aurait été pire pour le monde entier, mais cela ne fait pas de Biden un bon candidat », déclare Roger Waters dans l'extrait de RT repris par Irinn.  

Biden est un « valet va-t-en-guerre de l'oligarchie qui dirige les Etats-Unis et continuera de l'être aussi longtemps qu'il restera président de ce pays. On ne peut en rien lui faire confiance », ajoute le septuagénaire britannique. 

Après une avalanche de réactions amusées ou sarcastiques sur internet, Irinn a publié un rectificatif sur son canal Telegram indiquant avoir « qualifié par erreur [Roger Waters] d'expert politique » alors que celui-ci serait plutôt connu, selon la chaîne, pour ses « activités dans le domaine de la musique sociopolitique ». 

Cette précision n'a pas suffi à endiguer le flot des commentaires en persan moquant la télévision. 

Un internaute à tweeté des émoticônes rires « jusqu'à la face cachée de la lune », référence à The Dark Side of the Moon, l'album le plus vendu de Pink Floyd. 

« Nous demandons que cet expert politique interprète le concert The Wall avec l'expert ès-questions économiques David Gilmour », indique un autre message en mentionnant le guitariste et chanteur de ce groupe de rock progressif à un des autres grands albums à succès de le formation. 

« Ne manquez surtout pas demain soir notre émission spéciale avec Sir James Hetfield en analyste du monde musulman », a écrit un autre utilisateur de Twitter en faisant référence au guitariste et chanteur américain James Hetfield, fondateur du groupe de thrash metal Metallica.  

Commentant « la dernière bourde de la télévision d'Etat » (tenue par les conservateurs), le quotidien réformateur Etemad note très sérieusement sur son site internet: « Roger Waters est un musicien, pas un expert politique ». 

Sur sa chaîne Telegram, Etemad attribue l'erreur de la chaîne à sa précipitation à vouloir descendre en flèche Joe Biden, que les conservateurs soupçonnent de partager la même animosité que Donald Trump vis-à-vis de l'Iran. 

Comme Téhéran, Roger Waters affiche régulièrement son soutien à la cause palestinienne. 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.