Vigilance en Arabie saoudite pour maintenir la croissance face aux défis

Le gouverneur de la Sama, Ayman al-Sayari, déclare que la banque continuera à surveiller les développements mondiaux et nationaux afin de maintenir la stabilité et la résilience du système financier. (Fichier)
Le gouverneur de la Sama, Ayman al-Sayari, déclare que la banque continuera à surveiller les développements mondiaux et nationaux afin de maintenir la stabilité et la résilience du système financier. (Fichier)
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Publié le Vendredi 16 juin 2023

Vigilance en Arabie saoudite pour maintenir la croissance face aux défis

  • Dans son rapport de 2023 sur la stabilité financière, le gouverneur de la Sama, Ayman al-Sayari, note que les risques pour la stabilité financière ont augmenté
  • Le rapport indique que le PIB non pétrolier du Royaume continuera de croître en raison de la reprise du secteur touristique après la pandémie et des progrès des initiatives de la Vision 2030

RIYAD: Alors que l'économie mondiale traverse une période de turbulences, la Banque centrale saoudienne (Sama) continuera à être vigilante pour combattre tout risque, indique la banque dans son dernier rapport.

Dans son rapport de 2023 sur la stabilité financière, le gouverneur de la Sama, Ayman al-Sayari, note que les risques pour la stabilité financière ont augmenté en raison des tensions géopolitiques, des pressions inflationnistes durablement élevées et du resserrement monétaire.

Il souligne toutefois que l'Arabie saoudite poursuivra sa croissance en 2023, principalement grâce à diverses initiatives associées à la Vision 2030. 

Cependant, il ajoute que la banque continuera à «surveiller les développements mondiaux et nationaux pour maintenir la stabilité et la résilience du système financier».

À propos de la formidable croissance qu’a connue le pays en 2022, il précise que le Royaume a enregistré une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 8,7%, alors que la hausse des prix du pétrole a stimulé les finances publiques, menant à l'excédent budgétaire de l'année dernière, le premier en presque dix ans.

M. Al-Sayari attribue ce résultat à la solidité du système financier du Royaume, qui «a joué un rôle majeur dans le soutien de cette performance économique».

Il ajoute: «Opérant sous la supervision de la Sama, les banques, les assureurs, les sociétés financières et les prestataires de services de paiement ont développé des services financiers destinés à tous les segments du secteur privé et aux emprunteurs de détail. Les banques ont augmenté leurs prêts pour répondre à la demande continue de prêts hypothécaires.»

Le rapport de la Sama note que l'économie du Royaume devrait croître à un taux plus lent de 3,1% en 2023, principalement en raison de la baisse de la croissance du secteur pétrolier, conformément à la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et de ses alliés (Opep+) de réduire la production de pétrole.

En octobre 2022, l'Opep+ a accepté de réduire sa production de 2 millions de barils par jour (bpj), ce qui représente près de 2% de la demande mondiale.

Plus tard, en avril 2023, l'Arabie saoudite et d'autres membres de l'Opep+ ont annoncé de nouvelles réductions de la production de pétrole de presque 1,2 million de bpj. 

Sur une note positive, le rapport ajoute que le PIB non pétrolier du Royaume continuera de croître en raison de la reprise du secteur touristique après la pandémie et des progrès des initiatives de la Vision 2030 telles que les programmes de privatisation.

La Sama prévoit un ralentissement du taux d'inflation en Arabie saoudite en 2023, car les prix des produits de base et des denrées alimentaires se stabiliseront à l'échelle mondiale, en plus de la hausse du dollar américain qui limitera probablement la pression à la hausse sur les biens importés dans le Royaume.

La banque centrale prévoit en outre que la croissance des actifs des banques saoudiennes devrait se poursuivre en 2023, sous l'effet de la demande anticipée de prêts de la part du secteur des entreprises.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.