Singapour estime «prématuré» de parler avec la junte birmane

Ci-dessus, les dirigeants de l'ASEAN lors de leur récent sommet à Labuan Bajo, en Indonésie, le 10 mai 2023. (AFP)
Ci-dessus, les dirigeants de l'ASEAN lors de leur récent sommet à Labuan Bajo, en Indonésie, le 10 mai 2023. (AFP)
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Publié le Samedi 17 juin 2023

Singapour estime «prématuré» de parler avec la junte birmane

  • «Malheureusement, cela fait maintenant plus de deux ans. Nous n'avons constaté aucun signe d'amélioration», selon le ministre des Affaires étrangères de Singapour
  • «La Thaïlande cherche probablement à vérifier s'il existe la moindre possibilité de réinviter les dirigeants birmans à des réunions à haut niveau de l'Asean afin de discuter directement avec eux», selon un responsable

WASHINGTON : Le ministre des Affaires étrangères de Singapour, Vivian Balakrishnan, en visite vendredi à Washington, a jugé qu'il serait "prématuré" que les pays de l'Asean reprennent des discussions à haut niveau avec la junte birmane.

"Nous pensons qu'il serait prématuré de reprendre les discussions avec la junte au niveau d'un sommet ou même au niveau des ministres des Affaires étrangères", a déclaré M. Balakrishnan, interrogé sur des informations de presse faisant état d'une proposition de la Thaïlande en ce sens.

La Birmanie reste membre de ce groupe de dix pays, mais est exclue des réunions de haut niveau.

Le ministre singapourien a rappelé que les pays de l'Asean (Association des nations de l'Asie du Sud-Est) avaient condamné le coup d'Etat en Birmanie et les violences qui ont suivi.

"Malheureusement, cela fait maintenant plus de deux ans. Nous n'avons constaté aucun signe d'amélioration", a-t-il souligné.

Les militaires birmans ont repris le pouvoir lors d'un putsch en 2021 après avoir démis le gouvernement démocratique d'Aung San Suu Kyi, puis procédé à une répression qui a fait des milliers de morts.

M. Balakrishnan s'exprimait lors d'une conférence de presse conjointe avec le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, qui l'avait reçu peu auparavant.

"Il faudra bien, au bout du compte, que tout le monde s'asseoie et négocie", a-t-il cependant affirmé.

"Je ne sais pas combien de temps il faudra. La dernière fois, il a fallu attendre 25 ans avant que ne se produise une forme de transition démocratique en Birmanie".

M. Blinken a, lui, insisté sur le soutien des Etats-Unis aux efforts de l'Asean et estimé "très important que nous continuions, tous ensemble, à maintenir une pression appropriée sur la junte".

Le ministère thaïlandais des Affaires étrangères a proposé dans un récent courrier d'accueillir dimanche et lundi une réunion ministérielle informelle de quelques membres de l'Asean avec la Birmanie pour relancer le dialogue.

"Il est temps pour l'Asean de réintégrer totalement la Birmanie au niveau des dirigeants", selon cette lettre, vue par l'AFP.

La Malaisie n'a toutefois pas l'intention de participer à ce dialogue, d'après un responsable régional s'exprimant sous condition d'anonymat.

"La Thaïlande cherche probablement à vérifier s'il existe la moindre possibilité de réinviter les dirigeants birmans à des réunions à haut niveau de l'Asean afin de discuter directement avec eux", a estimé ce responsable.

"Ils essaient de convaincre d'autres pays membres de l'Asean d'accepter d'une certaine manière que la Birmanie participe aux réunions à venir (de l'Asean)", a-t-il indiqué, ajoutant que cette proposition de réunion n'était pas "une plate-forme commune acceptée par les pays de l'Asean".

Le ministre des Affaires étrangères du Cambodge a en revanche accepté l'invitation et participera à Bangkok à la réunion proposée par la Thaïlande, selon un communiqué du gouvernement cambodgien.

La rencontre se concentrera sur les moyens de faire avancer le plan de paix en cinq points accepté par la Birmanie il y a deux ans, selon le ministère thaïlandais des Affaires étrangères.

Le dernier sommet de l'Asean, qui a eu lieu en mai, s'était conclu sans "réel progrès" sur ce plan de paix, selon le président indonésien  Joko Widodo.

Un porte-parole de la junte au pouvoir en Birmanie n'a pas répondu aux demandes de commentaires de l'AFP.


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.