Aviation décarbonée: Voltaero présente son premier appareil hybride

Le Cassio 330 de la startup française Voltaero applique à l'aviation le principe des automobiles hybrides rechargeables (Photo, Voltaero).
Le Cassio 330 de la startup française Voltaero applique à l'aviation le principe des automobiles hybrides rechargeables (Photo, Voltaero).
Short Url
Publié le Lundi 19 juin 2023

Aviation décarbonée: Voltaero présente son premier appareil hybride

  • Electrique au décollage et à l'atterrissage, gage de silence, l'avion de la start-up française Voltaero sera présenté au salon du Bourget
  • Le Cassio 330 de Voltaero applique à l'aviation le principe des automobiles hybrides rechargeables

PARIS: La start-up française Voltaero, qui développe de petits avions hybrides régionaux carburant-électricité, a présenté dimanche son premier appareil sous sa forme définitive, un cinq-places qu'elle espère produire en série à l'horizon 2025 et qui a déjà recueilli plus de 200 pré-commandes.

Montré pour la première fois à l'orée de l'ouverture du salon aéronautique du Bourget, le Cassio 330 applique à l'aviation le principe des automobiles hybrides rechargeables.

Electrique au décollage et à l'atterrissage, gage de silence, l'avion est équipé d'un petit moteur thermique qui ne se met en route qu'une fois en vol, pour recharger les batteries si nécessaire. Celles-ci peuvent également être branchées sur secteur quand l'appareil est au sol.

Voltaero, qui a entamé la construction d'une usine d'assemblage à Rochefort (Charente-Maritime), est en train de faire certifier son appareil par l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) et espère obtenir son feu vert fin 2024, explique à l'AFP son fondateur et PDG, Jean Botti.

"Si tout va bien, nous commencerons à produire les avions pour les livrer au début 2025", a-t-il ajouté, évoquant l'ambition d'un rythme de 150 unités par an.

Le Cassio, amené à être développé en versions plus grandes, vise le secteur de l'aviation générale, des liaisons transversales entre aéroports régionaux.

Il s'agit d'un "énorme marché" selon M. Botti, un ancien d'Airbus, qui promet aussi des coûts à l'heure "extrêmement compétitifs" par rapport aux appareils actuels.

Voltaero compte le motoriste japonais Kawasaki et la société industrielle italienne Tesi à son tour de table, outre M. Botti et ses associés qui détiennent 70% des parts. La société vient de recevoir une subvention de 5,6 millions d'euros de la banque d'investissement publique française Bpifrance.

Mais il cherche encore "10 à 15 millions d'euros d'argent privé", concède M. Botti. Le Cassio 330 (pour sa puissance, 330 kilowatts), censé effectuer son premier vol d'essai en fin d'année, et une réplique du cockpit sont exposés au Bourget, où le prototype ayant servi à développer ces technologies, le "Cassio S" sur base de Cessna 337, doit effectuer des démonstrations en vol.

M. Botti espère aussi que la présentation du Cassio 330 au Bourget permettra de convaincre des acheteurs et de convertir en contrats fermes les 218 pré-commandes enregistrées par son entreprise.

À plus long terme, Voltaero veut faire fonctionner le moteur thermique de ses appareils - fourni par Kawasaki - avec du carburant d'origine non fossile, puis de l'hydrogène "vert", pour des vols totalement décarbonés.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.