Des opposants iraniens fustigent l'interdiction de manifester à Paris

Ci-dessus, des partisans du groupe d'opposition du Conseil national de la résistance iranienne manifestent à Berlin, en Allemagne, contre le gouvernement iranien et son application de la peine de mort. (Photo d'archive Reuters)
Ci-dessus, des partisans du groupe d'opposition du Conseil national de la résistance iranienne manifestent à Berlin, en Allemagne, contre le gouvernement iranien et son application de la peine de mort. (Photo d'archive Reuters)
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Publié le Mardi 20 juin 2023

Des opposants iraniens fustigent l'interdiction de manifester à Paris

  • Le CNRI, une des principales organisations d'opposition hors d'Iran, comptait appeler à une manifestation le 1er juillet à Paris
  • Le groupe espère rassembler des dizaines millers de personnes de toute l'Europe et mobiliser contre la répression des manifestations en Iran

PARIS: Des opposants iraniens en France ont dénoncé mardi l'interdiction faite par les autorités de manifester le 1er juillet à Paris, sur la base de risques de troubles à l'ordre public et affirment que Paris cède à la pression de Téhéran.

"Interdire la manifestation des Iraniens est un marchandage honteux contre la démocratie, la liberté d'expression et la liberté de réunion, et revient à céder au chantage et à la prise d'otages exercés par le fascisme religieux au pouvoir en Iran", affirme dans un communiqué le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), vitrine politique de l'Organisation des moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI ou MEK).

Le CNRI, une des principales organisations d'opposition hors d'Iran, comptait appeler à une manifestation le 1er juillet à Paris, espérant rassembler des dizaines millers de personnes de toute l'Europe et mobiliser contre la répression des manifestations en Iran consécutives à la mort en septembre dernier de Masha Amini, arrêtée pour non-respect du code vestimentaire très strict imposé aux femmes en Iran.

Le Conseil annonce qu'il "utilisera tous les moyens légaux et politiques contre cette interdiction illégale et portera plainte".

"La pression du régime clérical sur la France pour qu'elle applique cette interdiction montre que la dictature religieuse craint l'accueil populaire dont bénéficient les Moudjahidines du peuple d'Iran et leur rôle clé dans le soulèvement", ajoute ce groupe d'opposition iranien basé en Albanie et considéré par Téhéran comme "terroriste". Sa responsable, Maryam Rajavi, est basée en France.

"Elle trahit aussi la crainte des mollahs de voir à plusieurs milliers de kilomètres de l'Iran une manifestation de l'alternative démocratique", ajoutent ces opposants.

Pour sa part, la préfecture a justifié sa décision de ne pas autoriser cette manifestation car "elle est susceptible de générer des troubles à l'ordre public en raison du contexte géopolitique."

"Par ailleurs, le risque terroriste n'étant pas à négliger, la tenue d'une telle manifestation rendrait sa sécurisation, mais aussi la sécurité des invités sensibles, extrêmement complexes", ajoute la préfecture.

En 2018, les autorités françaises avaient déjoué in extremis un attentat à l'explosif contre un rassemblement de plusieurs milliers de personens du CNRI à Villepinte près de Paris.

Plusieurs personnes avaient été arrêtées, dont un diplomate iranien en poste à l'ambassade à Vienne, Assadollah Assadi, considéré comme le coordinateur du projet. Condamné par la justice belge, il a récemment été libéré et rendu à l'Iran le mois dernier dans le cadre d'un échange de prisonniers avec les autorités de Téhéran.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
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  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.