TF1 raconte la découverte à AlUla d’une tombe qui date de trois mille ans

Un journaliste prend une photo d’une tombe à Mada’in Saleh, un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco, à proximité de la ville d’AlUla, dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite. (Photo d’archive/AFP)
Un journaliste prend une photo d’une tombe à Mada’in Saleh, un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco, à proximité de la ville d’AlUla, dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite. (Photo d’archive/AFP)
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Publié le Mardi 20 juin 2023

TF1 raconte la découverte à AlUla d’une tombe qui date de trois mille ans

  • La mission archéologique franco-saoudienne qui a débuté en 2002 dans la région d’AlUla se poursuit aujourd’hui
  • L’Agence française pour le développement d’AlUla (Afalula), née d’un accord bilatéral signé le 10 avril 2018 à l’Élysée, est venue consolider la collaboration franco-saoudienne

RIYAD: La mission archéologique franco-saoudienne qui a débuté en 2002 dans la région d’AlUla se poursuit aujourd’hui. Quatorze autres missions archéologiques ont été effectuées sur différents sites d’Arabie saoudite.
L’Agence française pour le développement d’AlUla (Afalula), née d’un accord bilatéral signé le 10 avril 2018 à l’Élysée, est venue consolider la collaboration franco-saoudienne. Son but consiste à explorer, à développer, à promouvoir et à mettre en valeur le site.
Pour Elisabeth Dodinet, chercheuse reconnue qui a rejoint Afalula en septembre 2018, «ce projet constitue l’un des partenariats les plus importants pour le développement de cette oasis entre l’Arabie saoudite et la France. Le programme est entré en vigueur en 2019 et son objectif est totalement en ligne avec les objectifs de la Commission royale et du Royaume, qui consiste à développer durablement le site pour les générations futures».
Cette experte compte plus de vingt années d’expérience dans les domaines de l’archéo-ethnobotanique et de la recherche sur les plantes aromatiques. En 2008, elle crée la Fédération des conservatoires botaniques nationaux, qu’elle dirige pendant deux ans. Elle est par ailleurs membre de la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) et collabore à divers projets avec des équipes de scientifiques et d'archéologues ainsi que pour le secteur privé.
Elle précise: «Certaines des équipes qui creusent et font des travaux archéologiques dans le Dadan et le Khaybar sont codirigées par des archéologues français et saoudiens. C’est une équipe mixte qui forme des jeunes saoudiens et français.»

La destination idéale pour les archéologues
C’est pourquoi AlUla est devenue la destination idéale pour les archéologues et les anthropologues. Les scientifiques français s’y intéressent tout particulièrement. Ces spécialistes ont effectué d’impressionnantes découvertes archéologiques qui sont susceptibles de changer totalement les programmes d’histoire enseignés à ce jour.
Déterminée, l’équipe archéologique déployée sur place a intensifié ses recherches et est finalement parvenue à découvrir, sous quatre dalles, un squelette enterré qui date d’environ trois mille ans, en présence des caméras de la chaîne de télévision TF1.
Pour le plus grand bonheur des archéologues, cette équipe audiovisuelle a suivi les recherches étape par étape et a eu l’occasion exceptionnelle d’assister à la découverte de la première tombe inviolée et inaltérée sur un site où des archéologues avaient ultérieurement constaté et signalé qu’un bon nombre de sépultures avaient été pillées au fil des siècles.
Les archéologues, en retirant délicatement des sédiments qui s’étaient accumulés sous les dalles, ont d’abord aperçu un morceau d'os de la taille d'une pièce de monnaie. Cela signifie qu’une partie de la sépulture est encore en place et qu’elle n'a pas été perturbée ou pillée. Il s’agirait de «la première sépulture […] intacte dans le secteur que l'on fouille», explique Chloé Girardi, archéologue et anthropologue dans ce reportage réalisé par Sylvie Pinatel et Stefan Iorgulescu et diffusé lors du journal de vingt heures de TF1.

Six jours de fouilles scrupuleuses
Jérôme Rohmer, archéologue et codirecteur de la mission archéologique de Dandan, précise dans ce même reportage qu’une grande partie des tombes ont été pillées durant les deux mille cinq cents dernières années et que les chercheurs s’étaient mis en quête de tombes intactes afin de les fouiller et de recueillir des informations sur les pratiques funéraires de l'époque.
Au terme de six jours de fouilles scrupuleuses, l’équipe archéologique est parvenue à dégager un squelette entier dont le crâne et les os sont bien dessinés, pour le plus grand bonheur de Chloé Girardi, qui déclare lors du reportage, enthousiaste: «On voit ses incisives, complètement éclatées, puis les molaires, derrière. C’est trop bien!»
Cette dépouille sera récupérée et envoyée en France. Elle fera l’objet de recherches pour tenter de la dater plus précisément.
La région d’AlUla ne cesse de surprendre le monde grâce à ses trésors archéologiques. Al-Khuraybah, la capitale des royaumes de Dandan et Lihyan, est considérée comme l’une des villes les plus développées de la péninsule Arabique pendant le premier millénaire avant J.-C.
Si AlUla attire désormais un grand nombre de visiteurs, d’autres merveilles archéologiques et historiques s’y cachent encore et attendent l’arrivée de touristes passionnés d’histoire et avides de paysages somptueux.

 


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.