Une nouvelle conférence avec le Franco-Palestinien Salah Hamouri annulée à Lyon

Une conférence en présence de l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, prévue à Lyon jeudi, a été annulée par arrêté municipal pour "risques de troubles à l'ordre public" (Photo, AFP)
Une conférence en présence de l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, prévue à Lyon jeudi, a été annulée par arrêté municipal pour "risques de troubles à l'ordre public" (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 20 juin 2023

Une nouvelle conférence avec le Franco-Palestinien Salah Hamouri annulée à Lyon

  • La préfecture du Rhône a précisé mardi à l'AFP que cette nouvelle décision avait été «notamment» justifiée «au regard de la polémique générée par sa venue à Lyon en janvier»
  • Cette conférence devait se tenir en présence du président d'Amnesty International France

LYON: Une conférence en présence de l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, prévue à Lyon jeudi, a été annulée par arrêté municipal pour "risques de troubles à l'ordre public", cinq mois après l'annulation d'une autre conférence dans cette ville, a-t-on appris mardi auprès de la mairie et de la préfecture.

"A la demande de la préfecture, qui jugeait l'annulation indispensable au regard du risque de trouble à l'ordre public, la Ville de Lyon a pris un arrêté ce mardi 20 juin pour interdire la conférence +Israël-Palestine+", prévue jeudi à la Bourse du Travail, a indiqué à l'AFP la municipalité.

Cette conférence devait se tenir en présence du président d'Amnesty International France, Jean-Claude Samouiller.

En janvier déjà, le maire de Lyon Grégory Doucet avait finalement décidé, après de vives réactions, d'annuler une table-ronde sur le thème "Trente ans après la signature des Accords d'Oslo, regards sur la Palestine", organisée à l'Hôtel de Ville par la mairie.

L'édile écologiste avait expliqué cette décision par le fait d'"assurer la concorde" dans sa ville face aux "tensions très fortes" suscitées par cet événement.

La préfecture du Rhône a précisé mardi à l'AFP que cette nouvelle décision avait été "notamment" justifiée "au regard de la polémique générée par sa venue à Lyon en janvier", des "débordements signalés pendant et en marge des participations précédentes" de l'avocat et "à des rencontres dans d'autres grandes villes" et des appels à manifestation devant la Bourse du travail".

Les avocats parisiens de M. Hamouri ont annoncé par communiqué avoir introduit "un recours en urgence" -un référé liberté"- devant le tribunal administratif de Lyon contre la décision de M. Doucet.

Dans le document, dont l'AFP a obtenu copie, Me William Bourdon et Vincent Brengarth estiment que la décision municipale est "une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en l'espèce à la liberté d'expression".

Salah Hamouri, 38 ans, est soupçonné par Israël de liens - ce qu'il nie - avec le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une organisation jugée terroriste par l'Etat hébreu et l'Union européenne.

La France, où vit M. Hamouri depuis décembre, juge "contraire au droit" son expulsion par Israël après la révocation de son permis de résidence à Jérusalem-Est. Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a qualifié cette expulsion de "crime de guerre".


Frappes iraniennes: la France prête à «participer» à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie

 La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
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  • "Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté
  • "Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé

PARIS: La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères.

"Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie -Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie- la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense", a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse.

"Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté.

"Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé.

Le ministre a appelé à la "désescalade". "L'escalade militaire doit cesser au plus vite", a-t-il répété. "La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité".

"Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînées", a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à "mettre immédiatement un terme à ces opérations".

 


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.