Accord de défense: Les relations entre Riyad et Paris se renforcent selon la SAMI

Walid Aboukhaled, PDG de la SAMI, a déclaré que l’Arabie saoudite travaillait avec plusieurs fabricants d'équipements d'origine pour renforcer sa chaîne d'approvisionnement mondiale (Photo, AN).
Walid Aboukhaled, PDG de la SAMI, a déclaré que l’Arabie saoudite travaillait avec plusieurs fabricants d'équipements d'origine pour renforcer sa chaîne d'approvisionnement mondiale (Photo, AN).
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Publié le Jeudi 22 juin 2023

Accord de défense: Les relations entre Riyad et Paris se renforcent selon la SAMI

  • Aboukhaled a rappelé que la SAMI a pour objectif de devenir l'une des 25 premières entreprises de défense au niveau mondial d'ici à 2030
  • Selon le PDG, le leadership visionnaire de l'Arabie saoudite contribue à la croissance de la SAMI

RIYAD: La signature d'un accord entre les entreprises des industries militaires saoudiennes et la société aérospatiale française Safran a ajouté une profondeur stratégique aux relations de défense déjà solides entre Riyad et Paris, a déclaré mercredi un haut responsable.

Dans une interview accordée à Arab News en marge du salon du Bourget, Walid Aboukhaled, PDG de l’entreprise étatique des industries militaires saoudiennes (SAMI), a déclaré que l’Arabie saoudite travaillait avec plusieurs fabricants d'équipements d'origine pour renforcer sa chaîne d'approvisionnement mondiale.

Le partenariat avec l'entreprise de défense française aidera selon lui Aircraft Accessories & Components Co, une filiale de la SAMI, à lancer des services de maintenance pour les trains d'atterrissage des principaux hélicoptères tels que le Super Puma et le Cougar, s'imposant ainsi comme un fournisseur de poids dans le secteur.

La nouvelle capacité de L'Association des Agences-Conseils en Communication (AACC) s'aligne sur l'engagement de SAMI à atteindre les principaux objectifs de la Vision 2030 de l'Arabie saoudite (Photo fournie).

Le PDG de SAMI a qualifié le salon du Bourget de «grande occasion de réseautage» qui a permis au royaume d’Arabie saoudite de signer des accords de partenariat stratégique avec plusieurs fabricants d'équipements d'origine du monde entier.

«Nous avons signé 12 coentreprises avec les meilleurs et les plus grands fabricants d'équipements d'origines mondiaux», a révélé Aboukhaled à Arab News.

«Nous avons signé avec Boeing, nous avons une coentreprise avec Airbus, avec L3 Harris. Ce sont là certains des quelques grands fabricants d'équipements d'origines mondiaux avec lesquels nous travaillons. Nous avons également signé un accord avec Safran», a-t-il ajouté.

À propos du salon mondial de la défense qui se tiendra en février de l'année prochaine dans la capitale saoudienne, le haut responsable a indiqué que la SAMI lancera plusieurs initiatives visant à renforcer la chaîne d'approvisionnement mondiale.

Il a souligné que l’Arabie saoudite collabore avec les principaux fabricants d'équipements pour résoudre le problème de cette chaîne qui s'est manifesté pendant la pandémie.

«Lors de la pandémie de la Covid-19, tous les fabricants d'équipements ont connu d'énormes problèmes avec les chaînes d'approvisionnement, non seulement dans le secteur de la défense, mais aussi dans l'industrie automobile, l'industrie alimentaire et tous les autres secteurs. Je pense que l'Arabie saoudite sera un atout considérable pour tous ces équipementiers», a précisé Aboukhaled.

«Nous avons déjà travaillé et discuté avec tous nos partenaires et d'autres fabricants d'équipements, et il existe de réelles opportunités. Nous les annoncerons lors du salon mondial de la défense qui aura lieu en février 2024 sur la façon dont les entreprises saoudiennes s'intègrent dans les chaînes d'approvisionnement mondiales», a-t-il précisé.

Ambition 2030

Aboukhaled a rappelé que la SAMI a pour objectif de devenir l'une des 25 premières entreprises de défense au niveau mondial d'ici 2030.

Il a indiqué que la SAMI avait recruté certains des meilleurs talents locaux et internationaux et qu'elle procédait à des acquisitions et à des partenariats pour atteindre cet objectif.

Le haut responsable a déclaré qu'il pouvait sembler difficile d'atteindre l'objectif en si peu de temps, mais que l'entreprise est «extrêmement confiante» quant à sa réussite en collaboration avec ses partenaires.

«Si l'on met tout cela ensemble, nos partenaires mondiaux, l'acquisition locale et les meilleurs talents mondiaux et locaux, nous sommes extrêmement confiants dans notre capacité à devenir l'une des 25 premières entreprises au monde», a-t-il poursuivi.

Aboukhaled a également ajouté que le leadership visionnaire de l'Arabie saoudite contribue à la croissance de la SAMI.

«La Vision 2030 nous a permis de nous concentrer sur ce que nous sommes censés faire. Notre mission consiste à localiser 50% des dépenses de défense. Le soutien que nous recevons de la part des dirigeants avisés de l’Arabie saoudite est sans égal», a-t-il indiqué.

S'agissant de la formation des talents saoudiens dans le secteur de la défense, Aboukhaled a soutenu que la SAMI avait organisé des programmes de formation spéciaux en collaboration avec ses partenaires internationaux.

«Nous avons des travailleurs saoudiens très qualifiés. Nous avons également des experts internationaux qualifiés qui aident les jeunes talents à acquérir de l'expertise et des connaissances. Ce que nous faisons, c'est détacher les ingénieurs pour qu'ils aillent travailler à l'étranger dans les installations de nos partenaires», a conclu Aboukhaled.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.