Des chirurgiens saoudiens séparent des sœurs siamoises égyptiennes

Les jumelles égyptiennes Salma et Sarah ont été séparées après une intervention chirurgicale complexe qui a duré dix-sept heures, à l'hôpital King Abdullah de Riyad spécialisé pour enfants. (Photo Fournie/KSrelief)
Les jumelles égyptiennes Salma et Sarah ont été séparées après une intervention chirurgicale complexe qui a duré dix-sept heures, à l'hôpital King Abdullah de Riyad spécialisé pour enfants. (Photo Fournie/KSrelief)
Les jumelles égyptiennes Salma et Sarah ont été séparées après une intervention chirurgicale complexe qui a duré dix-sept heures, à l'hôpital King Abdullah de Riyad spécialisé pour enfants. (Photo Fournie/KSrelief)
Les jumelles égyptiennes Salma et Sarah ont été séparées après une intervention chirurgicale complexe qui a duré dix-sept heures, à l'hôpital King Abdullah de Riyad spécialisé pour enfants. (Photo Fournie/KSrelief)
L’équipe de spécialistes qui a séparé les jumelles égyptiennes Salma et Sarah, à l'hôpital King Abdullah de Riyad spécialisé pour enfants. (Photo Fournie/KSrelief)
L’équipe de spécialistes qui a séparé les jumelles égyptiennes Salma et Sarah, à l'hôpital King Abdullah de Riyad spécialisé pour enfants. (Photo Fournie/KSrelief)
Les médecins séparant les jumelles égyptiennes Salma et Sarah, à l'hôpital King Abdullah de Riyad spécialisé pour les enfants. (Photo Fournie/KSrelief)
Les médecins séparant les jumelles égyptiennes Salma et Sarah, à l'hôpital King Abdullah de Riyad spécialisé pour les enfants. (Photo Fournie/KSrelief)
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Publié le Vendredi 23 juin 2023

Des chirurgiens saoudiens séparent des sœurs siamoises égyptiennes

  • Salma et Sarah, ont passé plus de dix-sept heures au bloc opératoire
  • L'équipe multidisciplinaire était dirigée par le Dr Abdallah al-Rabeeah, conseiller auprès de la Cour royale saoudienne et directeur général du KSrelief

RIYAD: Une équipe de chirurgiens saoudiens a séparé avec succès des jumelles égyptiennes nommées Salma et Sarah, après une intervention chirurgicale complexe à Riyad qui a duré dix-sept heures.

«Selon les directives du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, l'équipe chirurgicale spécialisée a réussi à séparer les jumelles égyptiennes Salma et Sarah, qui étaient assemblées par la tête, après une opération chirurgicale complexe qui a duré dix-sept heures», a déclaré le King Salman Humanitarian Aid and Relief Center dans un communiqué, jeudi.

L'opération a commencé mercredi à 8 heures du matin, à l'hôpital King Abdullah spécialisé pour enfants, dans la King Abdulaziz Medical City, entreprise par une équipe de 31 consultants, spécialistes, personnel de soutien et infirmières, a précisé KSrelief à Arab News.

L'équipe multidisciplinaire était dirigée par le Dr Abdallah al-Rabeeah, conseiller auprès de la Cour royale saoudienne et directeur général de KSrelief.

Le Dr Al-Rabeeah a indiqué que les jumelles étaient arrivées dans le Royaume le 23 novembre 2021 et que l'équipe spécialisée avait par la suite effectué un certain nombre d'examens médicaux.

Il a précisé que l'équipe chirurgicale, dirigée par le Dr Moatasem al-Zoubi pour la neurochirurgie pédiatrique, le Dr Mohammed al-Fawzan pour la chirurgie plastique, et le Dr Nizar al-Zughaibi pour l'anesthésie pédiatrique, a décidé d'effectuer la chirurgie en quatre opérations séparées, à plusieurs semaines d’intervalle, pour séparer les cerveaux et les sinus veineux communs des jumelles.

De plus, trois opérations ont été effectuées pour étirer leur peau par chirurgie plastique, dans les cas nécessaires. Les quatre opérations pour séparer les jumelles ont pris environ cinquante-sept heures au total, dont dix-sept heures pour l'opération finale.

Le Dr Al-Zoubi a rapporté le fait que l'opération était compliquée dans la zone d'adhérence, en particulier à l'emplacement des sinus veineux, ce qui a obligé l'équipe chirurgicale à effectuer l'opération en quatre étapes séparées, pour garantir la bonne finalité de l’intervention et la santé des jumelles.

Les initiatives humanitaires de l'Arabie saoudite sont déjà venues en aide à 130 cas d’enfants siamois de 23 pays, sur une période de trente-trois ans, a indiqué le Dr Al-Rabeeah.

Il a exprimé sa reconnaissance au roi Salmane et au prince héritier pour le soutien considérable que reçoit le programme de séparation des enfants siamois dans le Royaume, qui permet à l'équipe médicale de réussir ces interventions exceptionnelles.

Il a également salué les efforts de ses collègues médecins pour le succès des opérations.

Les parents des jumelles ont exprimé leurs remerciements et leur reconnaissance au roi Salmane et au prince héritier pour les opérations et la fourniture de l'assistance nécessaire, et ont loué le grand travail humanitaire qu’accomplit le Royaume.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.


Plus d’un million de Libanais risquent de souffrir de la faim d’ici août, avertit l’ONU

Les femmes et les enfants continuent d’être touchés de manière disproportionnée. (AFP/Archives)
Les femmes et les enfants continuent d’être touchés de manière disproportionnée. (AFP/Archives)
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  • Les récents progrès en matière de sécurité alimentaire ont été anéantis par une forte escalade de la violence, replongeant le Liban dans un état de crise, selon des analystes
  • Cette situation intervient alors que les autorités israéliennes émettent un nouvel ordre de déplacement visant 16 zones du sud du Liban, enjoignant les habitants à se rendre dans la ville voisine de Saïda

​​​​​​NEW YORK : Plus d’un million de personnes au Liban risquent de faire face à une insécurité alimentaire aiguë dans les mois à venir, alors que la violence, les déplacements massifs et les difficultés économiques aggravent une situation humanitaire déjà fragile, a averti l’ONU mercredi.

Cette annonce intervient le même jour où les autorités israéliennes ont émis un nouvel ordre de déplacement pour 16 zones situées au sud du fleuve Litani, demandant aux habitants de se relocaliser dans la ville voisine de Saïda.

Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que ce nouvel ordre accentue les pressions liées aux déplacements à travers le pays, alors que les civils continuent de payer le prix des hostilités en cours.

Les femmes et les enfants restent particulièrement touchés, a-t-il ajouté, avec des rapports faisant état d’une hausse des détresses psychologiques. Beaucoup font face à des difficultés accrues liées au déplacement, à la séparation familiale et à la dégradation des conditions économiques. Les abris surpeuplés augmentent également le risque de violences basées sur le genre, aggravant encore la vulnérabilité des populations déplacées.

« Nous et nos partenaires répondons aux besoins croissants là où l’accès le permet », a déclaré Dujarric aux journalistes à New York, tout en soulignant que les opérations humanitaires restent limitées par un accès restreint aux zones touchées.

La crise est encore aggravée par la détérioration des conditions de sécurité alimentaire. Une nouvelle analyse de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et du Programme alimentaire mondial conclut que les progrès récents ont été inversés par la récente escalade de la violence, replongeant le Liban dans une situation de crise.

Les dernières données de la Classification intégrée des phases de la sécurité alimentaire indiquent qu’environ 1,24 million de personnes — soit près d’une sur quatre parmi celles évaluées — devraient faire face à une insécurité alimentaire de « phase 3 » (niveau de crise) ou pire d’ici août. Cela signifie que les ménages sont contraints d’adopter des stratégies d’adaptation sévères, comme sauter des repas ou vendre des biens essentiels pour pouvoir se nourrir.

Malgré l’ampleur de la crise, le financement des efforts humanitaires reste gravement insuffisant. L’appel éclair pour le Liban n’a jusqu’à présent recueilli qu’un peu plus de 117 millions de dollars, soit seulement 38 % des 308 millions nécessaires pour répondre aux besoins les plus urgents.

Dujarric a averti que sans un soutien financier immédiat supplémentaire et un meilleur accès humanitaire, la situation risque de se détériorer davantage, exposant des millions de personnes à un risque accru de faim et de précarité dans les mois à venir. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com