Des chirurgiens saoudiens séparent avec succès des jumelles siamoises nigérianes

Hassana et Hassina, qui sont nées à Kaduna, au Nigeria, le 12 janvier 2022, avaient l’abdomen, le bassin, le foie, les intestins, les systèmes urinaire et reproducteur, ainsi que les os pelviens en commun. (SPA)
Hassana et Hassina, qui sont nées à Kaduna, au Nigeria, le 12 janvier 2022, avaient l’abdomen, le bassin, le foie, les intestins, les systèmes urinaire et reproducteur, ainsi que les os pelviens en commun. (SPA)
Hassana et Hassina, qui sont nées à Kaduna, au Nigeria, le 12 janvier 2022, avaient l’abdomen, le bassin, le foie, les intestins, les systèmes urinaire et reproducteur, ainsi que les os pelviens en commun. (SPA)
Hassana et Hassina, qui sont nées à Kaduna, au Nigeria, le 12 janvier 2022, avaient l’abdomen, le bassin, le foie, les intestins, les systèmes urinaire et reproducteur, ainsi que les os pelviens en commun. (SPA)
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Publié le Vendredi 19 mai 2023

Des chirurgiens saoudiens séparent avec succès des jumelles siamoises nigérianes

  • L’équipe, composée de 85 personnes, comprend 35 spécialistes médicaux et chirurgicaux ainsi que des membres du personnel infirmier et technique
  • Elle est dirigée par le Dr Abdallah al-Rabeeah, consultant auprès de la Cour royale saoudienne et superviseur général du Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane

RIYAD: Une équipe de chirurgiens saoudiens a réussi jeudi à séparer les jumelles siamoises nigérianes Hassana et Hassina après une opération qui a duré quatorze heures dans la capitale Riyad.

L’équipe chirurgicale spécialisée a annoncé plus tôt que les jumelles étaient dans un état stable à l’hôpital spécialisé du roi Abdallah pour enfants, dans la cité médicale du roi Abdelaziz.

Hassana et Hassina, qui sont nées à Kaduna, au Nigeria, le 12 janvier de l’année dernière, avaient l’abdomen, le bassin, le foie, les intestins, les systèmes urinaire et reproducteur, ainsi que les os pelviens en commun.

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Le Dr Abdallah al-Rabeeah est photographié avec les jumelles siamoises nigérianes Hassana et Hassina. (KSrelief)

L’équipe, composée de 85 personnes, comprend 35 spécialistes médicaux et chirurgicaux ainsi que des membres du personnel infirmier et technique. Elle est dirigée par le Dr Abdallah al-Rabeeah, consultant auprès de la Cour royale saoudienne et superviseur général du Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane.

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Hassana et Hassina, qui sont nées à Kaduna, au Nigeria, le 12 janvier 2022, avaient l’abdomen, le bassin, le foie, les intestins, les systèmes urinaire et reproducteur, ainsi que les os pelviens en commun. (SPA)


Avant le début de l’opération, le Dr Al-Rabeeah a déclaré que cette dernière comprendrait 8 étapes.

Les initiatives humanitaires de l’Arabie saoudite ont déjà permis de prendre en charge 130 cas de jumeaux siamois en provenance de 23 pays sur une période de trente-trois ans. Hassana et Hassina seront la 56e paire de jumeaux à être séparée.

L’ambassadeur du Nigeria en Arabie saoudite, Yahaya Lawal, déclare: «Je profite de cette occasion pour remercier une fois de plus le Gardien des deux Saintes Mosquées, le prince héritier, et l’ensemble des dirigeants du Royaume pour ce geste humanitaire envers les jumelles siamoises nigérianes, Hassana et Hassina.»

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Hassana et Hassina, qui sont nées à Kaduna, au Nigeria, le 12 janvier 2022, avaient l’abdomen, le bassin, le foie, les intestins, les systèmes urinaire et reproducteur, ainsi que les os pelviens en commun. (SPA)

«Le Nigeria est plus que ravi d’être témoin de l’opération de séparation de ces jumelles siamoises. Je suis très heureux, au nom du gouvernement fédéral du Nigeria, de déclarer que nous nous attendons à ce que l’opération soit couronnée de succès.»

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«Nous remercions l’équipe médicale dirigée par le Dr Al-Rabeeah et tout le personnel impliqué dans cette opération très délicate. Que Dieu bénisse leurs efforts, le Royaume et tout le peuple saoudien. Le Nigeria restera à jamais reconnaissant pour ce remarquable acte humanitaire.»

L’ambassadeur ajoute: «Nous comprenons qu'un certain nombre d'étapes ont été franchies avec succès et nous sommes impatients de mener à bien les étapes restantes.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
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  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.