RDC: l'ONU condamne les violences, les Etats-Unis évoquent une «occasion historique»

La représentante des Nations unies en RDC, Leila Zerrougui, «condamne les incidents violents qui ont eu lieu ces derniers jours dans l’enceinte et autour du Palais du peuple à Kinshasa», a indiqué la Mission de l'ONU en RDC (Monusco). (AFP)
La représentante des Nations unies en RDC, Leila Zerrougui, «condamne les incidents violents qui ont eu lieu ces derniers jours dans l’enceinte et autour du Palais du peuple à Kinshasa», a indiqué la Mission de l'ONU en RDC (Monusco). (AFP)
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Publié le Mercredi 09 décembre 2020

RDC: l'ONU condamne les violences, les Etats-Unis évoquent une «occasion historique»

  • Soutien inconditionnel du président Tshisekedi, l'ambassadeur américain à Kinshasa Mike Hammer a estimé pour sa part sur Twitter que «la RDC a l’occasion historique de mener à bien les réformes nécessaires», tout en mettant en garde contre les violences
  • «Ces incidents constituent une atteinte inacceptable à l’État de droit et aux institutions congolaises»

KINSHASA : Les Nations unies ont condamné mercredi «les incidents violents» lundi et mardi au Parlement de la République démocratique du Congo, où les partisans du président Félix Tshisekedi sont à la manœuvre pour renverser la majorité parlementaire de son prédécesseur Joseph Kabila.

Soutien inconditionnel du président Tshisekedi, l'ambassadeur américain à Kinshasa Mike Hammer a estimé pour sa part sur Twitter que «la RDC a l’occasion historique de mener à bien les réformes nécessaires», tout en mettant en garde contre les violences.

La représentante des Nations unies en RDC, Leila Zerrougui, «condamne les incidents violents qui ont eu lieu ces derniers jours dans l’enceinte et autour du Palais du peuple à Kinshasa», a indiqué la Mission de l'ONU en RDC (Monusco).

«Ces incidents constituent une atteinte inacceptable à l’État de droit et aux institutions congolaises», ajoute la Monusco.

Mme Zerrougui a appelé «tous les représentants des partis politiques et leurs militants au calme et à la responsabilité» afin de résoudre cette crise qui, «si elle persistait, pourrait avoir des répercussions sérieuses sur la situation économique et sécuritaire du pays». 

Lundi et mardi, des violences ont éclaté à l'intérieur du siège du Parlement entre les partisans du président Tshisekedi et ceux de la majorité parlementaire fidèle à son prédécesseur Joseph Kabila. 

Les partisans de M. Tshisekedi ont saccagé lundi le mobilier de la salle des plénières avant une bataille rangée mardi qui a fait des blessés.

Dimanche, le président Tshisekedi avait annoncé la fin de la coalition au pouvoir et la recherche d'une nouvelle majorité à l'Assemblée, faute de quoi il dissoudrait la chambre basse de l'Assemblée.

Le FCC pro-Kabila a dénoncé un «coup d’État constitutionnel» après les derniers développements mardi (convocation d'une séance plénière jeudi pour examiner une demande de démission de la présidente pro-Kabila de l'Assemblée).

«Les États-Unis appuient les efforts visant à atteindre cet objectif (ndr: de «réformes nécessaires»), a estimé l'ambassadeur américain sur Twitter, en appelant «tous les acteurs à saisir cette opportunité et à s'abstenir de toute violence».

L'ambassadeur Mike Hammer a relayé un communiqué conjoint États-Unis, Royaume- Uni, Canada, Suisse, Japon Corée du Sud.

«Nous appelons toutes les parties à travailler de bonne foi et à s'engager pacifiquement dans le processus politique, en évitant toute action qui pourrait générer violence ou insécurité dans l'ensemble du pays», indique ce communiqué conjoint.

 


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.