Algérie: dernier hommage à l'ex-archevêque d'Alger Henri Teissier

Une femme à genoux près du cercueil de feu l'archevêque algérien Henri Teissier à la cathédrale Notre-Dame d'Afrique à Alger le 8 décembre 2020 à la veille de ses funérailles. Teissier est décédé à l'âge de 91 ans en France
Une femme à genoux près du cercueil de feu l'archevêque algérien Henri Teissier à la cathédrale Notre-Dame d'Afrique à Alger le 8 décembre 2020 à la veille de ses funérailles. Teissier est décédé à l'âge de 91 ans en France
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Publié le Jeudi 10 décembre 2020

Algérie: dernier hommage à l'ex-archevêque d'Alger Henri Teissier

  • Le prêtre fut témoin des atrocités de la «décennie noire » (1992-2002) qui a vu périr environ 200.000 personnes dans des massacres, dont prêtres, religieux et religieuses du diocèse d'Alger, aujourd'hui béatifiés
  • L'ambassadeur de France en Algérie, François Gouyette, a salué un «messager de tolérance et de confiance » et une «extraordinaire source d'inspiration »

ALGER : De nombreux Algériens et Français ont rendu mercredi un dernier hommage à l'ancien archevêque d'Alger Henri Teissier lors de ses obsèques en la basilique de Notre Dame d'Afrique à Alger.

Dans l'église, où la distanciation physique était respectée, citoyens de différentes confessions et responsables se sont succédés devant la dépouille, exprimant leur attachement aux valeurs de fraternité et de vivre-ensemble défendues par le prêtre franco-algérien, selon l'agence officielle APS.

Des représentants des ministres algériens des Affaires étrangères et des Affaires religieuses, des diplomates, des membres de sa famille et des dignitaires catholiques ont ensuite assisté à l'hommage officiel rendu à ce religieux «tisseur de liens » entre chrétiens et musulmans.

Mgr Teissier a «résisté à toutes les épreuves qu'a connues l'Eglise en Algérie et tous les événements traversés par ce pays», a écrit dans message Cheikh Khaled Bentounès, figure emblématique du soufisme algérien.

Le prêtre fut témoin des atrocités de la «décennie noire» (1992-2002) qui a vu périr environ 200 000 personnes dans des attentats ou massacres, dont 19 prêtres, religieux et religieuses du diocèse d'Alger, aujourd'hui béatifiés.

«C'est un homme qui a été du côté des journalistes durant les années 90, il nous a beaucoup aidés, il nous a beaucoup hébergés dans les moments difficiles », a déclaré Amar Belhouchet, journaliste et ancien directeur du quotidien francophone El Watan. 

«Il a décidé de continuer à vivre aux côtés de ses frères algériens et s'est montré un exemple de courage et de fraternité», a ajouté le représentant de la confrérie Aalawiya de Mostaganem (nord-ouest).

L'ambassadeur de France en Algérie, François Gouyette, a salué un «messager de tolérance et de confiance» et une «extraordinaire source d'inspiration».

«Il n'a jamais pensé quitter l'Algérie même lorsque ce choix le mettait en danger» car il avait «décidé de partager le destin du peuple algérien», a-t-il souligné.

Mgr Teissier s'était «engagé aux côtés de l'Algérie et ce, depuis la guerre de libération», a déclaré l'actuel archevêque d'Alger, Mgr Paul Desfarges.

«Issu d'un milieu traditionnel colonial, tu choisis l'Algérie algérienne. Français de naissance, tu choisis de demander la nationalité algérienne et l'Algérie te reconnaît comme l'un des siens », a enchaîné son neveu Patrick Destremau.

Mgr Teissier doit reposer dans la chapelle Sainte Monique de la basilique, aux côtés du cardinal Etienne Duval, archevêque d'Alger de 1954 à 1988.

«Le cardinal Duval et Mgr Teissier ont été très proches, ont eu le même parcours et attachement pour l'Algérie», a expliqué à l'APS Mgr Desfarges.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.