Washington ne financera plus la recherche scientifique avec Israël en Cisjordanie occupée

Une personne marche près d'un véhicule incendié lors d'une visite d'une délégation diplomatique dans le village de Turmus Ayya, près de la ville occupée de Ramallah, en Cisjordanie, le 23 juin 2023, à la suite d'une attaque de colons israéliens (Photo, AFP).
Une personne marche près d'un véhicule incendié lors d'une visite d'une délégation diplomatique dans le village de Turmus Ayya, près de la ville occupée de Ramallah, en Cisjordanie, le 23 juin 2023, à la suite d'une attaque de colons israéliens (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 27 juin 2023

Washington ne financera plus la recherche scientifique avec Israël en Cisjordanie occupée

  • Les Etats-Unis ont affirmé lundi qu'ils allaient cesser de financer la recherche scientifique avec des institutions universitaires israéliennes en Cisjordanie
  • Cette décision de l'administration démocrate de Joe Biden revient sur une mesure prise sous son prédécesseur Donald Trump

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont affirmé lundi qu'ils allaient cesser de financer la recherche scientifique avec des institutions universitaires israéliennes en Cisjordanie, prenant leurs distances avec la politique de l'Etat hébreu dans ce territoire occupé.

Cette décision du gouvernement démocrate de Joe Biden revient sur une mesure prise sous son prédécesseur Donald Trump, qui a rejeté le consensus international selon lequel Israël occupe illégalement la Cisjordanie depuis la guerre des Six-Jours en 1967.

Les nouvelles directives adressées aux agences du gouvernement américain affirment que "s'engager dans une coopération technologique et scientifique bilatérale avec Israël dans les zones géographiques devenues sous administration d'Israël après 1967 et qui font toujours l'objet de négociations de statut final n'est pas en accord avec la politique étrangère des Etats-Unis", a dit le porte-parole du département d'Etat, Matthew Miller.

Il a souligné que Washington "accordait beaucoup d'importance à la coopération technologique et scientifique avec Israël", affirmant que les restrictions sur les financements en Cisjordanie reflétaient "la position américaine de longue date, qui remonte à des décennies".

La décision s'appliquera de façon la plus notable à l'université d'Ariel, une institution majeure fondée en 1982 sur ce qui était à l'époque une nouvelle colonie en Cisjordanie.

«Discrimination antisémite»

Des membres du parti républicain ont rapidement critiqué l'annonce. Le sénateur Ted Cruz a ainsi accusé l'administration Biden de "discrimination antisémite" contre les juifs en Cisjordanie.

Et David Friedman, ex-ambassadeur de Trump en Israël, a accusé le gouvernement de s'aligner sur le mouvement BDS (Boycottage, Désinvestissement, Sanctions). L'administration dit s'opposer à ce mouvement, qui appelle au boycott économique, culturel ou scientifique d'Israël afin d'obtenir la fin de l'occupation et de la colonisation des Territoires palestiniens.

Sous Mike Pompeo, secrétaire d'Etat de Donald Trump, les Etats-Unis avaient entrepris de normaliser les colonies israéliennes en Cisjordanie, notamment en laissant leurs produits être estampillés "Made in Israel".

L'administration Biden est revenue à la position de longue date des Etats-Unis qui appelle à une solution à deux Etats avec les Palestiniens, et critique l'expansion des colonies sous le Premier ministre Benjamin Netanyahou.

L'administration Biden ne s'est toutefois engagée dans aucune tentative significative de négociation d'un accord de paix, considérant les perspectives comme hautement improbables avec M. Netanyahou, qui dirige le gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël.


Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
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  • "L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban"
  • L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

"L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région", a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.

 


Un mort et des blessés lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban

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  • Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé
  • Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et plusieurs blessés dimanche, a indiqué le ministère de la Santé, l'armée israélienne affirmant avoir visé des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah.

Israël mène régulièrement des frappes au Liban malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement pro-iranien.

L'armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures, et maintient des troupes dans cinq zones frontalières du sud du Liban.

Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé, dans le sud du pays.

Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué avoir ciblé un membre du Hezbollah près d'Abba, "en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah".

Plus tôt dimanche, le ministère libanais de la Santé avait fait état d'une frappe dans la région de Saïda, loin de la frontière israélienne, qui a blessé une personne.

D'après l'ANI, elle visait un bulldozer "alors qu'il s'efforçait de déblayer les décombres" du site d'une précédente frappe israélienne.

L'armée israélienne a, elle, dit avoir visé "plusieurs véhicules d'ingénierie du Hezbollah" utilisés "pour rétablir des sites d'infrastructure terroriste dans la région", précisant toutefois qu'ils se trouvaient dans une autre zone du sud du Liban que celle mentionnée par le ministère.

Toujours dimanche, l'ANI a indiqué que l'armée israélienne avait largué des tracts visant à intimider les habitants de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, près de la frontière. Elle a publié une photographie de l'un de ces tracts, qui comportait un avertissement aux habitants selon lequel des membres du Hezbollah utilisaient un hôpital de la ville.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé a condamné "avec la plus grande fermeté les menaces contre les hôpitaux du sud, et les considère comme une attaque grave et une violation flagrante des lois et conventions internationales".

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil, géré par le Comité islamique de santé affilié au Hezbollah, a indiqué dans un communiqué que les tracts contenaient "une menace claire contre l'hôpital, fondée sur des prétextes fallacieux dépourvus de tout fondement", et a rejeté ce qu'il a décrit comme des tentatives de ternir l’image de l’établissement.

L'enceinte de l'hôpital Salah Ghandour et ses abords ont été frappés en 2024 lors des hostilités avec le Hezbollah.

Sous forte pression américaine et par crainte d'une intensification des frappes israéliennes, le Liban s'était engagé, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu, à désarmer le Hezbollah et à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 ses structures militaires entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Israël a mis en doute l'efficacité de l'armée libanaise dans ce processus et accusé le Hezbollah de se réarmer, tandis que le mouvement chiite a rejeté les appels à abandonner ses armes.

Plus de 360 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les statistiques du ministère libanais de la Santé.


La position de l'Arabie saoudite sur l'escalade régionale n'a pas changé, selon une source saoudienne à Asharq Al-Awsat

Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respectait la souveraineté de Téhéran
  • Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue

RIYAD: Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat.

La source a souligné au journal que l'Arabie saoudite soutient les efforts visant à trouver une solution pacifique par la diplomatie et le dialogue à tous les différends entre les États-Unis et l'Iran.

La source a également réitéré le rejet par le Royaume de l'utilisation de son espace aérien et de ses territoires dans toute opération militaire contre l'Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respecte la souveraineté de Téhéran et que le Royaume ne permettra pas que son espace aérien ou ses territoires soient utilisés dans toute opération militaire contre l'Iran.

Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue dans le but de soutenir la sécurité et la stabilité régionales.

M. Pezeshkian a déclaré que ses entretiens avec le prince héritier avaient porté sur l'évolution de la situation en Iran et sur le dossier nucléaire.

Il a exprimé sa gratitude à l'Arabie saoudite pour sa position ferme en matière de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Iran. Il a également salué le rôle et les efforts du prince Mohammed dans l'instauration de la sécurité et de la stabilité dans la région.