Airbnb accueilli à bras ouverts à Wall Street

Airbnb arrive sur la place new-yorkaise au lendemain de l'entrée en trombe du livreur de repas et de courses à domicile DoorDash. (AFP)
Airbnb arrive sur la place new-yorkaise au lendemain de l'entrée en trombe du livreur de repas et de courses à domicile DoorDash. (AFP)
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Publié le Jeudi 10 décembre 2020

Airbnb accueilli à bras ouverts à Wall Street

  • Le groupe a précisé dans un communiqué avoir pu récupérer environ 3,4 milliards de dollars grâce à cette transaction, une fois tous les frais décomptés
  • Airbnb avait initialement prévu de mettre sur le marché ses actions à une fourchette de prix allant de 44 dollars à 50 dollars l'unité, un intervalle relevé quelques jours plus tard à 56-60 dollars, avant de grimper mercredi soir à 68 dollars

NEW-YORK: Airbnb se préparait jeudi à faire ses premiers pas à Wall Street après avoir fixé son prix d'introduction à 68 dollars, un niveau relevé plusieurs fois face à l'appétit actuel des investisseurs pour les nouvelles sociétés en Bourse.

Le groupe a précisé dans un communiqué avoir pu récupérer environ 3,4 milliards de dollars grâce à cette transaction, une fois tous les frais décomptés. 

L'opération valorise la plateforme de locations de logements à environ 47 milliards de dollars en incluant la part des salariés, selon des médias américains.

Airbnb arrive sur la place new-yorkaise au lendemain de l'entrée en trombe du livreur de repas et de courses à domicile DoorDash.

Alors que le prix d'introduction de cette start-up avait été fixé à 102 dollars par action, après avoir déjà été relevé plusieurs fois, le titre a terminé mercredi à 189,51 dollars, en hausse de 86%.

La propagation de la pandémie aux Etats-Unis au printemps avait marqué un coup d'arrêt pour les sociétés souhaitant se frotter aux marchés. Mais la vie boursière est depuis repartie de l'avant et les investisseurs ont montré un vif intérêt pour les nouvelles arrivées cette année, comme le groupe de stockage de données dans le cloud (informatique à distance) Snowflake et la société de traitement de renseignements Palantir en septembre.

Airbnb avait initialement prévu de mettre sur le marché ses actions à une fourchette de prix allant de 44 dollars à 50 dollars l'unité, un intervalle relevé quelques jours plus tard à 56-60 dollars, avant de grimper mercredi soir à 68 dollars. 

La société, qui est parvenue à redresser la barre après quelques mois difficiles au début de la pandémie, s'introduira sur la plateforme boursière Nasdaq sous le symbole «ABNB»

- Débuts sur des matelas pneumatiques -

Née il y a 13 ans à San Francisco, l'entreprise a bouleversé l'industrie des voyages professionnels et du tourisme.

En 2007, Brian Chesky et Joe Gebbia cherchent un moyen de payer leur loyer et créent un site, baptisé AirBedandBreakfast.com, pour proposer aux participants d'une conférence de les héberger sur des matelas pneumatiques. 

Les deux amis sont rejoints en 2008 par l'informaticien Nathan Blecharczyk et forment alors officiellement Airbnb.

Alors que se propage une grave crise financière dans le monde, l'idée de trouver des logements temporaires moins chers, ou de gagner un peu d'argent en louant une chambre, séduit rapidement le public.

La plateforme de locations a bien rencontré des résistances en chemin, plusieurs municipalités et des hôteliers s'inquiétant de voir des logements privés se transformer de facto en hôtels, privant les habitants de logements, favorisant la spéculation immobilière et créant un manque à gagner pour le secteur hôtelier traditionnel.

Mais le groupe a désormais quatre millions d'hôtes à son compteur et plus de 825 millions de clients.

La valorisation d'Airbnb est montée jusqu'à 31 milliards de dollars lors d'une levée de fonds au printemps 2017 avant de retomber à 18 milliards en avril, selon la chaîne CNBC. 

Le groupe a alors été heurté de plein fouet par les mesures sanitaires imposées dans le monde à l'hiver et au printemps dernier - son chiffre d'affaires des neuf premiers mois de 2020 a plongé de 32% sur un an.

L'entreprise a dû lever en urgence 2 milliards de dollars pour faire face à la crise et licencier environ 25% de ses salariés.

Cela lui a permis de relever la tête pendant les vacances d'été: de juillet à septembre, la plateforme a gagné 219 millions de dollars.

Airbnb a notamment profité de l'appétit pour les longs week-ends et vacances à proximité, ainsi que du souhait des gens de télétravailler depuis un autre lieu que leur domicile.

La résurgence actuelle de la pandémie dans le monde pourrait mettre à mal ces efforts, la maladie ayant entraîné de nouveaux confinements. 

Mais le simple fait qu'Airbnb parvienne à dégager des bénéfices trimestriels peut représenter un atout à Wall Street, où nombre de sociétés relevant de l'économie du partage, comme Uber, sont entrées en Bourse sans avoir jamais réussi à être rentables.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.