Analyse des retombées du Hajj pour les industries du voyage et de l’hospitalité en Arabie saoudite

Les restrictions imposées en 2020 suite à la pandémie ont été entièrement levées, ce qui a poussé un très grand nombre de personnes à participer au Hajj cette année, créant des opportunités commerciales accrues pour les agences de voyages, les compagnies aériennes et l’industrie hôtelière dans le Royaume et dans la région du Golfe. (SPA)
Les restrictions imposées en 2020 suite à la pandémie ont été entièrement levées, ce qui a poussé un très grand nombre de personnes à participer au Hajj cette année, créant des opportunités commerciales accrues pour les agences de voyages, les compagnies aériennes et l’industrie hôtelière dans le Royaume et dans la région du Golfe. (SPA)
Les restrictions imposées en 2020 suite à la pandémie ont été entièrement levées, ce qui a poussé un très grand nombre de personnes à participer au Hajj cette année, créant des opportunités commerciales accrues pour les agences de voyages, les compagnies aériennes et l’industrie hôtelière dans le Royaume et dans la région du Golfe. (SPA)
Les restrictions imposées en 2020 suite à la pandémie ont été entièrement levées, ce qui a poussé un très grand nombre de personnes à participer au Hajj cette année, créant des opportunités commerciales accrues pour les agences de voyages, les compagnies aériennes et l’industrie hôtelière dans le Royaume et dans la région du Golfe. (SPA)
Les restrictions imposées en 2020 suite à la pandémie ont été entièrement levées, ce qui a poussé un très grand nombre de personnes à participer au Hajj cette année, créant des opportunités commerciales accrues pour les agences de voyages, les compagnies aériennes et l’industrie hôtelière dans le Royaume et dans la région du Golfe. (SPA)
Les restrictions imposées en 2020 suite à la pandémie ont été entièrement levées, ce qui a poussé un très grand nombre de personnes à participer au Hajj cette année, créant des opportunités commerciales accrues pour les agences de voyages, les compagnies aériennes et l’industrie hôtelière dans le Royaume et dans la région du Golfe. (SPA)
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Publié le Samedi 01 juillet 2023

Analyse des retombées du Hajj pour les industries du voyage et de l’hospitalité en Arabie saoudite

  • Avec les restrictions Covid-19 en 2020, seuls 10 000 pèlerins ont été autorisés à se rendre à La Mecque
  • Suite à la levée des contrôles, 1,6 millions de personnes ont pu participer, générant une activité importante pour les compagnies aériennes et les hôtels

 

DUBAÏ : Trois ans après que la pandémie de COVID-19 ait contraint l'Arabie saoudite à imposer des restrictions de voyage strictes, le Hajj de cette année a donné un coup de pouce tangible à l'économie régionale, avec environ 1,6 million de musulmans du monde entier convergeant vers les sites les plus sacrés de l'islam.

Le pèlerinage annuel a commencé dimanche avec le rituel de Tawaf Al-Qudum, lors duquel les pèlerins vêtus de robes blanches font le tour de la Kaaba, la structure en pierre au centre de la Masjid Al-Haram, ou la Grande Mosquée, le lieu de culte le plus important et le plus saint de l'islam.

Avec la levée complète des restrictions liées à la pandémie imposées en 2020, de nombreuses personnes ont pu participer au Hajj cette année, créant ainsi des opportunités commerciales accrues pour les agences de voyage, les compagnies aériennes et l'industrie de l'hôtellerie au sein du Royaume et dans la région du Golfe élargie.

Le nombre de pèlerins est considérablement plus élevé cette année par rapport à la période pendant la pandémie. Seules 10 000 personnes ont été autorisées à participer en 2020 et environ 59 000 en 2021 en raison des règles de distanciation sociale.

L'année dernière, la capacité a été considérablement augmentée mais limitée à 1 million de pèlerins. À cette époque, les autorités avaient également imposé une limite d'âge de 65 ans pour protéger les personnes âgées, considérées comme plus vulnérables aux symptômes les plus graves associés à la Covid-19.

Maintenant et suite au succès des vaccins développés afin de lutter contre le coronavirus d’une part et à la levée des interdictions de voyage et autres restrictions d’autre part, le pèlerinage annuel est essentiellement revenu à la normale et l'économie du Hajj connaît une sorte de rebond post-pandémie.

Grâce aux efforts conjoints de la compagnie aérienne nationale du Royaume, Saudia, et de la compagnie aérienne à bas coûts flyadeal, plus de 600 000 pèlerins ont été transportés des terminaux domestiques vers les sites du Hajj, a annoncé le groupe Saudia.

La société, qui exploite également Saudia Private Aviation en plus de Saudia et flyadeal, a déclaré avoir fourni plus de 1,2 million de sièges sur sa flotte de 164 avions, transportant les pèlerins vers plus de 100 destinations régulières et 14 destinations saisonnières, dont Djeddah, Riyadh, Dammam, Médine, Taif et Yanbu.

Juste avant l'Aïd al-Adha, la compagnie aérienne nationale des Émirats arabes unis, Emirates, a également ajouté des vols supplémentaires pour répondre à l'augmentation du nombre de voyageurs. Dix vols aller-retour vers Djeddah, tous opérés avec des avions Boeing 777, ont été ajoutés pour accueillir les pèlerins du Hajj jusqu'au 7 juillet.

Ces vols supplémentaires pour le Hajj s'ajoutaient aux services réguliers existants d'Emirates vers l'Arabie saoudite et étaient disponibles pour tous les voyageurs munis d'un visa de Hajj valide. Tous les passagers âgés de plus de 12 ans devaient être vaccinés contre la Covid-19.

Emirates a déclaré avoir enregistré une augmentation des réservations de voyages pour le Hajj en provenance du Pakistan, de l'Inde, du Bangladesh, de l'Indonésie, de la Thaïlande, du Sénégal, de la Côte d'Ivoire, de l'île Maurice et de l'Afrique du Sud. La compagnie aérienne a également ajouté 34 vols vers des destinations de vacances populaires pendant les six jours de l'Aïd al-Adha.

Durant cette période, les hôtels à La Mecque étaient complets alors que des centaines de milliers de musulmans affluaient vers la ville sainte pour le Hajj.

Abdul Aziz al-Aboudi, PDG de Thakher Development Company, une société immobilière spécialisée dans le secteur de l’hôtellerie, a déclaré à Arab News: «Le taux d'occupation des hôtels à La Mecque a atteint 100 %, comme au Novotel Thakher Makkah Hotel.»

«Cette augmentation substantielle du taux d'occupation contraste avec le taux de 80% observé lors du dernier Ramadan.»

En 2022, le taux d'occupation était de 60 %, a-t-il ajouté.

Selon le cabinet de conseil immobilier mondial CBRE, les taux d'occupation à La Mecque et à Médine ont augmenté respectivement de 21,2 % et 18,5 % au cours du premier trimestre de 2023 par rapport à la même période de l'année précédente. Cette augmentation est due à la levée des restrictions de voyage et au début du Ramadan.

Al-Aboudi a affirmé que l'augmentation du nombre de visiteurs avait généré de nouvelles opportunités commerciales pour les industries de la construction et de l'immobilier. Sa propre entreprise a récemment ouvert le Park Inn by Radisson et a obtenu la licence de Hajj nécessaire pour son fonctionnement.

Le pèlerinage annuel est également une source de revenus pour les petites entreprises, y compris celles qui fournissent l'hébergement, le transport et les cadeaux. L'augmentation de la fréquentation cette année a entraîné une hausse des prix.

Selon les données officielles de 2019, le Royaume a généré environ 12 milliards de dollars (1 dollar = 0,92 euro) de revenus grâce aux 2,5 millions de pèlerins qui sont venus à La Mecque et à Médine pour le Hajj cette année-là, ainsi qu'aux 19 millions de personnes qui ont effectué la Omra, un autre pèlerinage islamique qui peut être effectué à n'importe quel moment de l'année.

«Le tourisme religieux est le pilier du tourisme en Arabie saoudite et il jouera également un rôle plus important à l'avenir», a déclaré Turab Saleem, responsable du conseil en hospitalité, tourisme et loisirs chez Knight Frank, à Arab News.

«Médine augmente actuellement son offre d'hébergement, passant de 18 000 chambres d'hôtel à 125 000 d'ici 2030. La Mecque augmente également son taux d'occupation. La Mecque disposera de plus de chambres que n'importe quelle autre ville du Moyen-Orient, y compris Dubaï. La Mecque et Médine joueront également un rôle clé dans l'élévation du tourisme religieux à un tout nouveau niveau.»

Selon Saleem, le Hajj joue un rôle clé sur le marché du tourisme en Arabie saoudite.

Il souligne également que l'économie liée à l'augmentation du nombre de chambres d'hôtel n'est pas aussi difficile que la nécessité d'améliorer les infrastructures pour répondre à l'afflux de pèlerins du Hajj et à l'expansion de l'économie du Hajj cette année.

«L'Arabie saoudite observe également comment le tourisme religieux peut se convertir en tourisme de loisirs», a-t-il ajouté.

«Si quelqu'un ou une famille vient pour une courte visite, ils peuvent également faire un voyage en mer Rouge, à AlUla ou à Riyad.»

Il a ajouté que les compagnies aériennes joueront également un rôle important. La nouvelle compagnie aérienne que l'Arabie saoudite lance, Riyadh Air, desservira plus de 212 destinations dans le monde.

«Elle fera des merveilles pour le pays en termes de tourisme, qu’il soit religieux ou de loisirs» a-t-il déclaré.  

Selon la chaîne d’information télévisée Al Arabiya, dans les semaines précédant l'Aïd al-Adha, les autorités saoudiennes ont dévoilé leur plan opérationnel le plus important de l'histoire pour la saison du Hajj, pour lequel elles ont employé un nombre record de 14 000 membres du personnel et plus de 8 000 volontaires, déployés sur le terrain pour apporter une assistance aux pèlerins.

Abdulrahman al-Sudais, président de la présidence générale pour les affaires des deux saintes mosquées, a déclaré: «Le plan opérationnel pour la saison du Hajj de cette année est le plus important de l'histoire de la présidence, après la fin de la pandémie de coronavirus et l'annonce du retour des pèlerins du Hajj par millions, selon un système intégré de services préparé par les sages dirigeants.»

Depuis que Vision 2030, le plan de développement et de diversification du Royaume, a été lancé par le prince héritier Mohamed ben Salmane en 2016, les autorités saoudiennes ont dépensé des milliards de dollars pour rendre le Hajj, le plus grand rassemblement religieux du monde, plus sûr, plus accessible et plus facile et en faire ainsi une expérience plus simple.

Un autre objectif de Vision 2030 est d'augmenter la capacité du Hajj et de la Omra à 30 millions de pèlerins chaque année, au profit non seulement de l'économie locale mais aussi des entreprises internationales opérant en Arabie saoudite.

Effectuer le Hajj peut coûter jusqu'à 5 000 $ par personne. C'est l'un des cinq piliers de l'islam ; tout musulman qui en est physiquement capable et peut se le permettre est obligé d'y participer au moins une fois dans sa vie.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Israël: les élections législatives se tiendront le 27 octobre

Le Parlement israélien a annoncé la tenue des élections législatives pour le 27 octobre, un scrutin largement considéré comme un référendum sur le leadership du Premier ministre Benjamin Netanyahu. (AFP)
Le Parlement israélien a annoncé la tenue des élections législatives pour le 27 octobre, un scrutin largement considéré comme un référendum sur le leadership du Premier ministre Benjamin Netanyahu. (AFP)
  • Ce scrutin sera le premier organisé depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza et a ouvert d'autres fronts pour Israël dans la région
  • Benjamin Netanyahu, le Premier ministre ayant exercé le plus longtemps dans l'histoire d'Israël, a annoncé son intention de briguer un nouveau mandat

JERUSALEM: Le Parlement israélien a annoncé la tenue des élections législatives pour le 27 octobre, un scrutin largement considéré comme un référendum sur le leadership du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

La Knesset, nom du Parlement israélien, doit achever son mandat le 17 juillet, permettant à la coalition au pouvoir d'aller jusqu'au bout de ses quatre ans, pour la première fois depuis plusieurs décennies.

Dans un communiqué, la conseillère juridique de Parlement, Sagit Afik, a indiqué que la législature actuelle était appelée à aller jusqu'au terme de son mandat, et que par conséquent "les élections étaient (...) fixées par la loi au 27 octobre, sans qu'il soit envisagé d'écourter le mandat de la Knesset".

Ce scrutin sera le premier organisé depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza et a ouvert d'autres fronts pour Israël dans la région.

Benjamin Netanyahu, le Premier ministre ayant exercé le plus longtemps dans l'histoire d'Israël, a annoncé son intention de briguer un nouveau mandat.

Empêtré dans un procès pour corruption, le dirigeant de 76 ans a affirmé vouloir gagner cette élection, qui pourrait constituer le scrutin le plus déterminant de sa carrière politique.

Ces derniers jours, son gouvernement, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël, s'est employé à faire adopter une série de projets de loi afin de consolider sa majorité et d'aborder les élections en position de force.

Les derniers sondages montrent toutefois qu'une majorité d'Israéliens souhaitent le départ de M. Netanyahu. L'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot apparaît désormais comme son principal rival.

La colère suscitée par les défaillances sécuritaires ayant entouré les attaques du 7-Octobre reste vive et continue de peser sur la popularité de Benjamin Netanyahu.

Popularité en baisse 

L'opinion publique lui reproche aussi de ne pas avoir tenu ses promesses de "victoire totale" sur le Hamas et le Hezbollah libanais pro-iranien et d'avoir été écarté des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, le protocole d'accord conclu ayant été jugé par beaucoup défavorable aux intérêts israéliens.

Un récent sondage de l'Université hébraïque de Jérusalem a révélé que plus de 92% des Israéliens estiment que l'Iran a remporté la guerre au Moyen-Orient, tandis que le soutien à M. Netanyahu comme Premier ministre a chuté de 40,5% début mars à 29,4% en juin.

Le mois dernier, le dirigeant israélien a déclaré qu'il souhaitait "établir un large gouvernement national".

En cherchant à tendre la main au-delà de son camp, il semble vouloir recentrer son discours électoral sur l'unité nationale plutôt que sur l'appartenance idéologique.

Le débat public est aussi profondément marqué par la question du service militaire obligatoire pour les hommes juifs ultra-orthodoxes.

Les principaux alliés de M. Netanyahu issus des partis ultra-orthodoxes ont à plusieurs reprises menacé de faire tomber le gouvernement si les étudiants en yechiva (centre d'études des textes rabbiniques) n'étaient pas exemptés de l'obligation de servir dans l'armée.

A l'inverse, l'armée israélienne et une grande partie de l'opinion publique estiment qu'un enrôlement plus large est nécessaire, après des années de guerres alors que les réservistes enchaînent les périodes sous les drapeaux.

Parmi les autres sujets susceptibles de peser sur la campagne figurent les réformes judiciaires controversées lancées par M. Netanyahu avant le déclenchement de la guerre à Gaza, son procès pour corruption en cours ainsi que les incertitudes concernant la gouvernance de la bande de Gaza, près d'un an après l'entrée en vigueur d'une trêve précaire.


L'Iran revendique de nouvelles frappes contre Oman, le Koweït et Bahreïn 

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont revendiqué lundi de nouvelles attaques contre des installations américaines situées à Oman et Bahreïn, selon un communiqué publié sur le site de l'organisation. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont revendiqué lundi de nouvelles attaques contre des installations américaines situées à Oman et Bahreïn, selon un communiqué publié sur le site de l'organisation. (AFP)
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  • "Outre le ciblage des installations et infrastructures de l'armée américaine à Juffair à Bahreïn, où des incendies font rage, la marine des Gardiens a ciblé et détruit" des radars dont l'un de détection des navires à Oman
  • L'armée jordanienne a annoncé lundi avoir abattu quatre missiles iraniens au-dessus du pays, que Téhéran a dit viser en représailles à des frappes américaines

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont revendiqué lundi de nouvelles attaques contre des installations américaines situées à Oman et Bahreïn, selon un communiqué publié sur le site de l'organisation.

"Outre le ciblage des installations et infrastructures de l'armée américaine à Juffair à Bahreïn, où des incendies font rage, la marine des Gardiens a ciblé et détruit" des radars dont l'un de détection des navires à Oman, a indiqué le texte publié sur Sepah News.

Les Gardiens disent aussi avoir frappé deux bases aériennes au Koweït 


Attentats à Damas: les autorités arrêtent des membres d'une cellule «affiliée à l'EI»

Les autorités syriennes ont annoncé jeudi soir l'arrestation des membres d'une cellule "affiliée à l'organisation Etat islamique" (EI) après deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron. (AFP)
Les autorités syriennes ont annoncé jeudi soir l'arrestation des membres d'une cellule "affiliée à l'organisation Etat islamique" (EI) après deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron. (AFP)
  • Les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans "différents lieux à Damas et ses environs", avait auparavant précisé un communiqué du ministère, citant spécifiquement quatre quartiers
  • Deux d'entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l'ex-président Bachar al-Assad

DAMAS: Les autorités syriennes ont annoncé jeudi soir l'arrestation des membres d'une cellule "affiliée à l'organisation Etat islamique" (EI) après deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron.

"La cellule responsable des attaques terroristes qui ont ciblé Damas il y a deux jours est désormais entre nos mains", a déclaré sur X le ministre de l'Intérieur Anas Khattab.

"Une fois l'enquête terminée, nous révélerons au public l'identité des membres de la cellule, leur rôle ainsi que leurs affiliations", a ajouté le ministre de l'Intérieur.

Ahmad al-Dalati, chef de la sécurité intérieure pour la région de Damas, a plus tard déclaré à la télévision d'Etat syrienne que les premières investigations avaient montré que "la cellule était affiliée au groupe EI (Etat islamique)".

Les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans "différents lieux à Damas et ses environs", avait auparavant précisé un communiqué du ministère, citant spécifiquement quatre quartiers. Deux d'entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l'ex-président Bachar al-Assad.

Une personne est morte et 36 autres ont été blessées dans l'explosion quasi simultanée de deux bombes artisanales mardi matin, déposées à proximité de l'hôtel Four Seasons où M. Macron venait de passer la nuit.

L'une des bombes "artisanales" était placée dans une benne à ordures et l'autre dans un véhicule près de l'hôtel, dans le centre de la capitale, ont précisé les autorités.

Des journalistes de l'AFP ont vu des traces de sang sur le trottoir près du luxueux hôtel et les fenêtres du ministère du Tourisme, qui lui fait face, brisées.

A ce moment-là, le chef d'Etat était déjà parti pour s'entretenir avec son homologue Ahmad al-Chareh.

"A vos côtés" 

Lors d'une conférence de presse conjointe organisée après l'explosion, Emmanuel Macron a affirmé que ces attentats ne devaient pas "déstabiliser" la Syrie, qui sort d'une guerre civile de près de 14 ans (2011-2024).

Ahmad al-Chareh a pour sa part salué "le courage" du président français qui a maintenu sa visite.

Les deux pays se sont entendus pour reprendre les relations au niveau des ambassadeurs "le plus tôt possible" selon M. Chareh.

Il s'agissait de la première visite d'un dirigeant d'une puissance occidentale depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste après plus de 13 années de guerre civile.

Emmanuel Macron avait déjà été le premier dirigeant occidental à accueillir Ahmad al-Chareh, en mai 2025, s'affichant à l'Elysée avec cet ancien jihadiste.

Soutenue par Washington, la Syrie a rejoint l'an dernier la coalition internationale contre l'Etat islamique.

Le groupe jihadiste s'était emparé en 2014 de vastes territoires en Syrie avant d'être défait en 2019 par les forces kurdes syriennes, aidées par la coalition antijihadiste. Il conserve cependant des cellules dormantes et a appelé à défier le pouvoir.

Damas a connu plusieurs incidents au cours des derniers mois. Le 2 juillet, un attentat à la bombe perpétré dans un café du centre de la capitale a fait 10 morts et un vingtaine de blessés.