Les entreprises russes souhaitent renforcer leurs liens avec les EAU, selon le vice-Premier ministre

Le vice-Premier ministre russe, Denis Mantourov, s’entretient avec l’émir de Ras Al-Khaimah, le cheikh Saoud ben Saqr al-Qassimi. (Photo AN)
Le vice-Premier ministre russe, Denis Mantourov, s’entretient avec l’émir de Ras Al-Khaimah, le cheikh Saoud ben Saqr al-Qassimi. (Photo AN)
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Publié le Dimanche 02 juillet 2023

Les entreprises russes souhaitent renforcer leurs liens avec les EAU, selon le vice-Premier ministre

  • « Je tiens à souligner que nos entreprises, des deux côtés, sont intéressées par la poursuite des travaux sur différents vecteurs de coopération », a indiqué M. Mantourov
  • Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a doublé au cours de l’année écoulée et s’élève aujourd’hui à 10 milliards de dollars

SAINT-PÉTERSBOURG : Les entreprises russes souhaitent renforcer leurs liens avec les Émirats arabes unis (EAU), comme l’a souligné le vice-Premier ministre russe dans un discours faisant l’éloge des liens économiques entre les deux pays.

Intervenant lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF), Denis Mantourov, également ministre russe de l’Industrie et du Commerce, a évoqué la nature particulière des relations entre la Russie et les EAU, qui se caractérisent par des liens d’amitié étroits et une riche histoire de coopération fondée sur les principes du respect et de la confiance mutuels.

Ces propos ont été tenus après que l’émir de Ras Al-Khaimah, le cheikh Saoud al-Qassimi, a participé à l’ouverture du pavillon des EAU au forum, marquant ainsi le rôle du pays en tant qu’invité à l’événement.

Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a doublé au cours de l’année écoulée et s’élève aujourd’hui à 10 milliards de dollars (1 dollar = 0,92 euro). « Nous élargissons constamment l’éventail des domaines dans lesquels nous travaillons ensemble », a déclaré M. Mantourov.

« Nous mettons en œuvre un certain nombre de projets de coopération industrielle, d’initiatives dans le domaine des transports et des services, de l’énergie et de la sécurité alimentaire. »

« Nous avons entamé un processus de négociation active sur un accord de libre-échange entre les EAU et les États de l’Union économique eurasiatique (UEEA). »

« Cela donnera un élan supplémentaire au développement global de nos relations commerciales et économiques multilatérales. »

Après la cérémonie d’ouverture du pavillon, M. Mantourov et le ministre de l’économie des EAU, Abdallah ben Touq al-Marri, ont participé au dialogue commercial entre la Russie et les EAU, au cours duquel ont été examinés les domaines prioritaires pour le renforcement de la coopération.

« Je tiens à souligner que nos entreprises, des deux côtés, sont intéressées par la poursuite des travaux sur différents vecteurs de coopération », a indiqué M. Mantourov, ajoutant : « Les entreprises russes manifestent un grand intérêt pour l’implantation d’installations de production et de logistique aux EAU. » 

« Nous espérons également poursuivre la coopération en matière d’investissement avec les EAU. Ces dernières années, les entreprises émiraties ont investi dans divers secteurs de l’économie russe et ces investissements ont porté leurs fruits, comme en témoigne le volume des échanges commerciaux », poursuit-il.

« Je voudrais rappeler que la coopération industrielle est la base de l’augmentation des investissements et du volume des échanges commerciaux. » 

« Aujourd’hui, des opportunités de coopération, des projets dans les secteurs de l’aviation et de l’automobile, de la métallurgie, de l’ingénierie mécanique et des produits pharmaceutiques sont mis en œuvre avec succès et élaborés avec nos collègues émiratis ». 

Dans un discours, M. Al-Marri a mentionné la forte participation de son pays au forum, qui comprend 18 entreprises de divers secteurs de l’économie.

En ce qui concerne le volume des échanges commerciaux entre Abu Dhabi et Moscou, M. Al-Marri a indiqué que sa croissance avait doublé au cours de l’année écoulée.

« Pour ce qui est de l’engagement, nous avons vraiment élaboré une approche solide et significative dans les domaines dans lesquels nous souhaitons nous engager, plus particulièrement dans les domaines de la science, de l’IA (intelligence artificielle), de l’énergie verte et de la technologie », a ajouté le ministre.

« Les EAU et la Russie entretiennent un partenariat très stratégique, nous sommes engagés dans ce partenariat de manière très solide, et nos échanges commerciaux ne cessent de croître depuis lors. »

La participation des EAU en tant que pays invité au SPIEF constitue une étape importante dans le renforcement de la coopération commerciale, économique et en matière d’investissement entre les deux pays.

La devise du pavillon — « L’impossible est possible » — est considérée comme correspondant parfaitement à l’esprit des relations entre la Russie et les EAU.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com