Hôpital: plus de la moitié des médecins en grève, selon les syndicats

 Plus de 50% des médecins hospitaliers se sont déclarés grévistes lundi, selon les syndicats à l'origine de ce mouvement social, qui ont demandé à être reçus par Emmanuel Macron pour obtenir des hausses de salaires (Photo d'illustration, AFP)
Plus de 50% des médecins hospitaliers se sont déclarés grévistes lundi, selon les syndicats à l'origine de ce mouvement social, qui ont demandé à être reçus par Emmanuel Macron pour obtenir des hausses de salaires (Photo d'illustration, AFP)
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Publié le Lundi 03 juillet 2023

Hôpital: plus de la moitié des médecins en grève, selon les syndicats

  • Comme à l'accoutumée, la grève n'a pas interrompu l'activité des hôpitaux, les médecins étant au besoin assignés pour assurer la continuité des soins
  • Les revendications se concentrent en particulier sur les gardes de nuit, que le ministre de la Santé François Braun a pourtant revalorisées de 50% dès son arrivée en juillet 2022

PARIS: Plus de 50% des médecins hospitaliers se sont déclarés grévistes lundi, selon les syndicats à l'origine de ce mouvement social, qui ont demandé à être reçus par Emmanuel Macron pour obtenir des hausses de salaires.

"On est entre 50 et 100% de participation à la grève", a affirmé lors d'une conférence de presse l'urgentiste Jean-François Cibien, président de l'intersyndicale Action Praticiens Hôpital (APH) qui appelait à cette journée d'action. A titre d'exemples, il a avancé un taux de 80% de grévistes à La Rochelle, et de 65% à Annecy.

Comme à l'accoutumée, la grève n'a pas interrompu l'activité des hôpitaux, les médecins étant au besoin assignés pour assurer la continuité des soins. Mais pour l'anesthésiste Anne Wernet, "de mémoire de syndicaliste, on n'a jamais vu autant de gens qui se mobilisent et pas uniquement dans les spécialités postées" comme la sienne.

Symptôme de la "situation dégradée" d'un "hôpital en train de se vider de l'offre de soins", a souligné le psychiatre Emmanuel Loeb, rappelant les 30% de postes non pourvus, occupés en grande partie par des intérimaires, des internes ou des médecins étrangers.

La faute à "une perte de pouvoir d'achat de plus de 20% en vingt ans", dans "un contexte de démographie médicale en berne", a expliqué le réanimateur Yves Rebuffat, déplorant: "moins on est nombreux, moins on nous paye pour rester à l'hôpital".

Les revendications se concentrent en particulier sur les gardes de nuit, que le ministre de la Santé François Braun a pourtant revalorisées de 50% dès son arrivée en juillet 2022 - l'indemnité dépasse désormais 400 euros brut pour 12 heures de service.

Mais la mesure n'est prolongée que jusqu'à fin août et les négociations sont au point mort, dans l'attente d'un arbitrage de Bercy et Matignon. "On a travaillé, on a construit des choses" puis "on nous dit qu'il n'y a plus d'enveloppe" pour le financer, a regretté M. Cibien.

"Nous voulons 500 à 600 euros" pour ces gardes et qu'elles soient "prises en compte pour la retraite", a-t-il résumé, demandant "à être reçus par le président de la République" pour obtenir gain de cause.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.