D’Elie Saab à Zouhair Mourad, le glamour arabe est à l’honneur lors de la Semaine de la haute couture à Paris

Amira al-Zouhair a arboré deux looks lors du défile d’Elie Saab à Paris. (Getty Images)
Amira al-Zouhair a arboré deux looks lors du défile d’Elie Saab à Paris. (Getty Images)
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Publié le Mercredi 05 juillet 2023

D’Elie Saab à Zouhair Mourad, le glamour arabe est à l’honneur lors de la Semaine de la haute couture à Paris

  • Elie Saab, très apprécié des célébrités, a présenté sa collection haute couture automne/hiver 2023-24, baptisée «A Glamor of Yore», au musée des Arts décoratifs
  • Le mannequin saoudien Amira al-Zouhair, qui enchaîne les défilés ces dernières semaines, a participé au défilé d’Elie Saab

PARIS: Les créateurs libanais ont présenté leurs dernières collections lors de la Semaine de la haute couture à Paris. Elie Saab et Zouhair Mourad ont dévoilé leurs créations mercredi dans le cadre du programme officiel, après le défilé de Georges Hobeika qui a eu lieu en début de semaine.

Elie Saab, très apprécié des célébrités, a présenté sa collection haute couture automne/hiver 2023-24, baptisée «A Glamor of Yore», au musée des Arts décoratifs mercredi. Cette collection comprend des textures complexes somptueusement tissées pour créer des robes raffinées en crêpe cristallisé et en dentelle de velours.

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Elie Saab, très apprécié des célébrités, a présenté sa collection haute couture automne/hiver 2023-24. (Getty Images)

La couleur vert jade se mêlait aux ornements dorés et aux teintes plus sombres dans un défilé qui montrait le penchant de Saab pour le glamour dramatique. Les robes à capuche ont fait leur retour sur le podium, ce qui prouve que certaines tendances de l’année dernière pourraient perdurer.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Le mannequin saoudien Amira al-Zouhair a défilé pour présenter la nouvelle collection, arborant deux looks élégants aux couleurs neutres.

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Un mannequin vêtu d’une création d’Elie Saab lors de la Semaine de la haute couture féminine automne-hiver 2023/2024, à Paris, le 5 juillet. (AFP)

La nouvelle collection couture de Hobeika, intitulée «Un rêve» et présentée lundi, se caractérise par un style glamour et coloré, avec une forte dose de lilas, de violet foncé et des touches de vert citron et de rose pâle. Amira al-Zouhair a également participé à ce défilé aux côtés de l’actrice chinoise Fan Bingbing, qui a prêté sa notoriété au podium dans une robe ample à une bretelle de couleur bleu ciel, une couleur qui semble être populaire auprès des habitués du tapis rouge des Oscars.

La collection comprenait des robes du créateur apprécié des célébrités, qui, comme d’habitude, conviennent parfaitement au tapis rouge. Ces robes, ornées de plumes, d’embellissements et de tissus brillants, flottaient sur le podium.

«Dans la collection couture automne 2023 de Georges Hobeika, l’imagination se déploie dans une tapisserie poétique de couleurs et de silhouettes», a publié la marque sur Instagram. À la fin du défilé, le créateur est monté sur le podium avec son fils et collaborateur Jad.

Pour sa part, Zouhair Mourad a affiché son style glamour dans une collection présentée mercredi soir.

Le créateur saoudien Mohammed Ashi a rejoint la liste très convoitée des créateurs participant à l’événement, aux côtés de marques de luxe comme Dior, Chanel et Valentino. Il présentera sa collection jeudi matin, et c’est la première fois qu’un créateur du Golfe figure au programme officiel.

«Ce rendez-vous est le point culminant de ma carrière», affirme Ashi dans un communiqué posté sur Instagram lors de l’annonce en juin dernier. «Je l’honorerai en mémoire des grands couturiers qui m’ont précédé et que je rejoins désormais dans la poursuite de cette grande tradition d’excellence en matière de créativité et de savoir-faire.»

En marge du calendrier officiel, le créateur syrien Rami al-Ali et le créateur libano-italien Toni Ward dévoileront leurs dernières collections couture à Paris cette semaine.

Si Al-Ali s’est inspiré des formes graphiques organiques et des couleurs contrastées du célèbre artiste français Henri Matisse, la collection couture automne-hiver 2023 de Ward, intitulée «Under My Skin», comprend des vêtements scintillants caractéristiques du créateur apprécié des célébrités.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: 

La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com