Yellen optimiste sur les relations avec la Chine après son voyage à Pékin

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, s'exprime lors d'une table ronde sur le financement climatique à l'ambassade des États-Unis à Pékin, le 8 juillet 2023 (Photo, AFP).
La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, s'exprime lors d'une table ronde sur le financement climatique à l'ambassade des États-Unis à Pékin, le 8 juillet 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 09 juillet 2023

Yellen optimiste sur les relations avec la Chine après son voyage à Pékin

  • Arrivée jeudi dans la capitale chinoise, Mme Yellen a été reçue par plusieurs hauts responsables du gouvernement, dont le Premier ministre Li Qiang, et n'a cessé de plaider pour plus d'échanges et de collaborations malgré les différends
  • Cette visite, la première de Mme Yellen depuis sa prise de fonction en 2021, survient peu après celle du secrétaire d'Etat Antony Blinken et marque la volonté de l'administration Biden de stabiliser des relations bilatérales tendues

PÉKIN: Les relations entre les Etats-Unis et la Chine ont désormais "des bases plus solides", a affirmé dimanche la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen, optimiste après un voyage de quatre jours à Pékin visant à apaiser les tensions entre les deux premières puissances mondiales.

Arrivée jeudi dans la capitale chinoise, Mme Yellen a été reçue par plusieurs hauts responsables du gouvernement, dont le Premier ministre Li Qiang, et n'a cessé de plaider pour plus d'échanges et de collaborations malgré les différends.

"D'une manière générale, je pense que mes réunions bilatérales - qui ont duré au total une dizaine d'heures sur deux jours - ont constitué un pas en avant dans nos efforts pour asseoir les relations entre les Etats-Unis et la Chine sur des bases plus solides", a-t-elle déclaré dimanche, lors d'une conférence de presse à l'ambassade américaine.

Cette visite, la première de Mme Yellen depuis sa prise de fonction en 2021, survient peu après celle du secrétaire d'Etat Antony Blinken et marque la volonté de l'administration Biden de stabiliser des relations bilatérales tendues.

La secrétaire au Trésor a assuré sur CBS que "le sentiment exprimé des deux côtés est que le monde est suffisamment grand pour permettre à chacun de prospérer, coopérer face aux défis mondiaux et avoir des relations économiques constructives".

Si aucune avancée majeure n'a été communiquée, l'agence officielle Chine Nouvelle a souligné que la rencontre samedi entre Mme Yellen et le vice-Premier ministre He Lifeng avait permis de s'accorder sur "le renforcement de la communication et de la coopération pour faire face aux défis mondiaux".

Dans une interview diffusée dimanche sur CNN, le président américain Joe Biden a souhaité "l'établissement de relations de travail bénéfiques pour eux et nous".

"J'ai rappelé (au président Xi, ndlr) que depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, 600 entreprises américaines se sont retirées de Russie. Et il m'a dit que son économie repose sur les investissements américains et européens, alors faisons attention", a ajouté le président Biden, précisant qu'il ne s'agissait "pas d'une menace".

«Désaccords importants»

La ministre américaine a, certes, reconnu qu'il existait des "désaccords importants" entre les deux pays, mais elle a assuré que les discussions à Pékin avaient été "directes, substantielles et productives".

Le principal point de friction concerne les semi-conducteurs, après l'imposition ces derniers mois de restrictions pour couper l'approvisionnement des entreprises chinoises en technologies américaines, notamment en puces.

La Chine, qui cherche à devenir autonome dans ce domaine, estime que ces mesures visent à entraver son développement et maintenir la suprématie américaine.

"L'objectif de ce voyage était d'expliquer que nous ne pouvons pas transiger avec notre sécurité nationale, même si cela nuit à nos propres intérêts économiques", a-t-elle précisé sur CBS, "mais nous nous assurons que ces actions soient strictement ciblées, transparentes et bien expliquées".

Elle a aussi exprimé les "inquiétudes sérieuses" de Washington concernant des "pratiques commerciales déloyales" de Pékin et "la recrudescence récente des actions coercitives à l'encontre des entreprises américaines", en référence aux perquisitions et enquêtes ayant visé ces derniers mois des sociétés d'audit en Chine.

«Enthousiaste»

"Les deux parties n'ont pas eu ce niveau de communication et de consultation depuis plusieurs années", a salué Yun Sun, directrice du programme sur la Chine au centre de réflexion Stimson Center.

Mais si Mme Yellen affiche son optimisme, "l'annonce de toutes avancée concrète et tout résultat majeur sera probablement réservée aux deux principaux dirigeants".

Le mois dernier, Joe Biden s'était dit confiant quant à une prochaine rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping.

Sur CNN, il s'est dit persuadé que la Chine "veut avoir la première économie mondiale et la plus grande armée".

La Chine s'est montrée "plus enthousiaste" envers la secrétaire américaine au Trésor que lors de la visite d'Antony Blinken, a noté Wu Xinbo, directeur du Centre d'études américaines de l'université Fudan, basée à Shanghai.

"Son attitude à l'égard des relations économiques et commerciales entre la Chine et les Etats-Unis est relativement rationnelle", a-t-il ajouté, soulignant qu'elle s'était opposée au découplage entre les deux économies.

Taylor Fravel, chercheur au Massachusetts Institute of Technology, a toutefois appelé à la prudence: "Je ne pense pas qu'une seule visite ou interaction puisse à elle seule atteindre l'objectif de stabilisation des relations."


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.