Ralph Masri x Sotheby’s: Une collaboration pour fêter les dix ans de la marque libanaise

À 18 ans, Ralph se forme à la célèbre école d’art et de design de Londres, Central Saint Martins, et il fonde sa marque du même nom, qui dispose d'un showroom à Beyrouth depuis 2014. (Fournie)
À 18 ans, Ralph se forme à la célèbre école d’art et de design de Londres, Central Saint Martins, et il fonde sa marque du même nom, qui dispose d'un showroom à Beyrouth depuis 2014. (Fournie)
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Publié le Vendredi 28 juillet 2023

Ralph Masri x Sotheby’s: Une collaboration pour fêter les dix ans de la marque libanaise

  • Le travail du jeune Libanais est une fusion de tradition et de modernité, conçu pour refléter son héritage moyen-oriental
  • Pour Ralph Masri, «un bijou c’est éternel, en particulier un bijou en or; on trouve toujours des bijoux intacts qui ont des milliers d’années – rien ne vieillit mieux qu’un bijou»

BEYROUTH: Ralph Masri est né à Beyrouth en 1989 et malgré son jeune âge, il a déjà figuré sur la liste des «30 Under 30» de Forbes Middle East, un palmarès qui récompense les trente jeunes de moins de 30 ans les plus influents du monde arabe.

À 18 ans, il se forme à la célèbre école d’art et de design de Londres, Central Saint Martins, et il fonde sa marque du même nom, qui dispose d'un showroom à Beyrouth depuis 2014.

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Les créations exceptionnelles de Ralph Masri reflètent sa passion pour la narration, qui puise son inspiration dans ses voyages, sa culture et ses expériences personnelles. (Fournie)

Petit, il est attiré par la géométrie, les formes, les structures. Il affirme à cet égard à Arab News en français que «l’architecture et l’Histoire sont mes grandes passions. À ce titre, toutes mes collections intègrent des éléments des deux disciplines. J'ai créé ma première collection baptisée “Arabesque Déco” en fusionnant le style architectural oriental de notre région avec l'esthétique occidentale de l'Art déco. Ma collection “Phoenician Script” tire son inspiration de mon héritage en tant que Libanais, tandis que ma collection “Heliopolis” s'inspire de Baalbek et des motifs romains de l'Antiquité. En ce qui concerne mes collections “Modernist” et “1919”, elles sont influencées par les mouvements architecturaux du modernisme et du Bauhaus. Chacune de mes collections possède une histoire qui est devenue mon identité.»

Pour lui, «un bijou, c’est éternel, en particulier un bijou en or. On trouve toujours des bijoux intacts qui ont des milliers d’années – rien ne vieillit mieux qu’un bijou. Et puis il y a l’aspect sentimental: les bijoux sont souvent passés de génération en génération, de mère en fille, de père en fils.»

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Petit, Ralph Masri est attiré par la géométrie, les formes, les structures. (Fournie)

 

Une passion pour la géométrie

Le travail du jeune Libanais est une fusion de tradition et de modernité, conçu pour refléter son héritage moyen-oriental. Les créations exceptionnelles de Ralph Masri reflètent sa passion pour la narration, qui puise son inspiration dans ses voyages, sa culture et ses expériences personnelles. À travers des détails complexes et un savoir-faire délicat présent dans chaque pièce, il offre un aperçu de sa vision créative, conférant un caractère éblouissant à toute collection. Bijoutier attitré des figures les plus connues, il met ses créations au cou de la reine Rania de Jordanie; de l’ex-duchesse de Sussex, Meghan Markle; de Gigi Hadid, de Jessica Alba ou encore de la star, Katy Perry.

Dans le cadre de la promotion de son nouvel album, Courage, Céline Dion a enfilé les boucles d'oreilles Phoenician Script Bolt du créateur libanais.

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Récemment, sa carrière a pris un nouveau tournant, car il a signé avec la prestigieuse maison d'enchères Sotheby’s Dubai. (Fournie)

 

Le style Bauhaus:

Forme cubique ou carrée, fonctionnelle et dépourvue d'ornements. Grâce aux classiques du design Bauhaus, l'idée d'un style minimaliste, intemporel, épuré et simple résonne fortement encore aujourd'hui.

 

Collaboration avec Sotheby’s

Il a franchi une étape importante de sa carrière lorsqu'il a remporté le prestigieux prix Swarovski alors qu'il était étudiant en première année, lui offrant ainsi l'opportunité de travailler pour la marque internationale. L'année suivante, à seulement 20 ans, il a été largement reconnu pour son talent en étant nominé pour un UK Jewellery Award, devenant ainsi le plus jeune candidat à obtenir cette distinction. Il a collaboré depuis avec de grandes marques, apportant son talent et ses conceptions uniques. En 2011, après avoir obtenu un baccalauréat en design de bijoux, il crée sa propre marque.

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Le travail du jeune Libanais est une fusion de tradition et de modernité, conçu pour refléter son héritage moyen-oriental. (Fournie)

Récemment, sa carrière a pris un nouveau tournant, car il a signé avec la prestigieuse maison d'enchères Sotheby’s Dubai. Il raconte à Arab News en français comment l’aventure a commencé: «Depuis mes débuts, l'une des directrices du département de joaillerie de Sotheby's est une grande admiratrice de mon travail. Pour la première fois, la maison a décidé de promouvoir une nouvelle série de bijoux contemporains à la galerie de Dubaï, mettant l'accent sur les talents de la région, et j'ai été invité à exposer chez eux. C'est un véritable honneur pour moi, car Sotheby's est une référence dans le monde de l'art et du luxe. Ils ne mettent en vente que les œuvres des plus grands artistes, donc être inclus est un rêve devenu réalité.»

Quel message a-t-il pour les jeunes Libanais qui espèrent suivre la même voie que lui? Pour Ralph Masri, la joaillerie «n’est pas une voie facile». «J'aurais aimé dire que le talent suffit, mais malheureusement, ce n'est pas le cas. Il faut une identité forte, beaucoup de capital et encore plus de patience. Mais les Libanais ont du talent!», conclut-il sans hésiter. 


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.


L'art numérique se fait une place sur le marché de l'art à la foire de Bâle

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
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  • Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars
  • En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante

BALE: Entre une toile de Picasso et une sculpture de Niki de Saint Phalle, les organisateurs de la foire de Bâle, en Suisse, ont mis un coup de projecteur sur l'art numérique pour détailler comment les artistes s'emparent des outils technologiques.

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR).

Dans une section à part appelée Zero 10, la foire expose 16 oeuvres qui donnent un aperçu de la palette d'outils à la disposition des artistes, en présentant l'art numérique "dans son acceptation large", précise l'artiste américain Trevor Paglen, 51 ans, co-responsable de cette exposition.

"L'idée que les artistes utilisent les technologies n'est pas si nouvelle", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que l'art numérique ne se résumait pas aux NFT. Il a voulu montrer que dès les "les années 1950", les artistes cherchaient déjà à produire "des images générées par ordinateur".

L'exposition présente notamment une installation de l'artiste allemande Hito Steyerl, intitulée "Green screen", couverte d'un côté de plantes dont les signaux bioélectriques sont utilisés pour produire, de l'autre côté, des images de fleurs pixelisées.

Le Français William Mapan, 38 ans, qui se définit comme "codeur et peintre" y présente lui une série de toiles intitulées "paysages plausibles". Pendant deux ans, cet artiste parisien a développé un algorithme qui génère des milliers de compositions abstraites. Et lorsque l'une de ces images aléatoires en noir et blanc lui rappelle une photo ou un souvenir, il reprend ses pinceaux et la reproduit sur la toile en y ajoutant ses couleurs, a-t-il expliqué à l'AFP.

Segment émergent 

L'artiste ouzbek Aziza Kadyri, 31 ans, présente de son côté des étoffes ornées de fines broderies produites en se jouant des erreurs de l'intelligence artificielle. Pour concevoir les motifs, elle commence par soumettre à une IA des broderies Suzani, la broderie traditionnelle d'Asie centrale, en sachant parfaitement que cette IA va les interpréter de travers, passer à côté de leur signification et finalement lui proposer un dessin complètement à côté de la plaque qu'elle s'amuse ensuite à reproduire sur étoffe en utilisant les techniques traditionnelles de la broderie ouzbèke.

Selon un rapport réalisé pour la foire par UBS et le cabinet Arts Economics, l'art numérique ne représentait que 0,4% des ventes sur le marché de l'art en 2025, contre 59% pour la peinture et 15% pour la sculpture. Le rapport note cependant un intérêt grandissant de la part des riches collectionneurs.

Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars.

Le souvenir de la bulle des NFT est toutefois encore très frais dans les mémoires. En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante.

Les choses sont différentes quand "la démarche aboutit sur une oeuvre tangible", a indiqué à l'AFP Hans Laenen, expert en art chez Axa XL, pour ces nouvelles formes d'art numérique qui ont "beaucoup plus de chances de rester".

"L'art numérique est un domaines de création qui évolue très vite", et "finira par trouver sa place", estime lui aussi Nicolas Kaddeche, qui exerce chez l'assureur Hiscox, même s'il faut "rester prudent", selon lui.

"Cela reste un segment émergent et encore très spéculatif", prévient-il.