Les «polluants éternels» dans 45% de l'eau des robinets américains

Au moins 45% de l'eau des robinets aux Etats-Unis est contaminée aux PFAS. (AFP)
Au moins 45% de l'eau des robinets aux Etats-Unis est contaminée aux PFAS. (AFP)
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Publié le Samedi 08 juillet 2023

Les «polluants éternels» dans 45% de l'eau des robinets américains

  • Ces polluants, qui doivent leur surnom d'"éternels" à leur cycle de vie très long, peuvent se retrouver dans des rejets industriels et des sites d'enfouissement et ainsi contaminer différentes sources d'eau
  • En cas d'exposition sur une longue période, ils peuvent s'accumuler dans le corps humain

WASHINGTON: Au moins 45% de l'eau des robinets aux Etats-Unis est contaminée aux PFAS, surnommés les "polluants éternels", selon une vaste étude d'une agence gouvernementale américaine, qui pointe vers des contaminations encore plus élevées dans les zones urbaines.

Les perfluorés et polyfluoroalkylés (PFAS) sont une famille de composés chimiques de synthèse nocifs pour la santé, qui selon des études peuvent être liés à certains cancers ou d'autres maladies.

Ces polluants, qui doivent leur surnom d'"éternels" à leur cycle de vie très long, peuvent se retrouver dans des rejets industriels et des sites d'enfouissement et ainsi contaminer différentes sources d'eau. En cas d'exposition sur une longue période, ils peuvent s'accumuler dans le corps humain.

"L'étude de l'Institut géologique américain (USGS) est la première à comparer à l'échelle d'un pays entier la présence de PFAS dans l'eau distribuée à la fois par des fournisseurs privés et publics", a déclaré vendredi à l'AFP Kelly Smalling, autrice principale de l'étude.

Dans son étude, publiée cette semaine dans la revue Environment International, l'USGS estime à 75% la possibilité de trouver des PFAS dans l'eau dans les zones urbaines contre 25% dans les zones rurales.

"Les scientifiques de l'USGS ont testé des échantillons d'eau collectée directement des robinets dans les cuisines à travers le pays", a indiqué Kelly Smalling, chercheuse à l'USGS.

"Les concentrations en PFAS des réserves publiques et des puits privés étaient similaires", a-t-elle ajouté précisant que les recherches s'étaient concentrées sur 32 types de PFAS, sur plus de 12.000, dont certains ne sont pas détectables par les technologies actuelles.

L'équipe de chercheurs a collecté des échantillons à plus de 700 endroits représentatifs.

Les risques d'exposition étaient plus forts sur les côtes est et ouest américaines, ainsi que dans la région des grands lacs au nord-est.

Filtres recommandés 

Les autorités américaines ont annoncé en mars l'instauration de normes pour limiter les niveaux de pollution de certains PFAS dans l'eau courante.

L'agence américaine de protection de l'environnement (EPA) note que l'installation de filtres sur les robinets peut se révéler efficace.

Boire de l'eau en bouteille n'est en revanche pas forcément une solution, une autre étude de l'USGS en 2022 ayant montré qu'elle pouvait contenir des composés nocifs, comme du plomb, de l'arsenic ou de l'uranium.

Le groupe américain 3M, déjà mis en cause notamment en Belgique et aux Pays-Bas, a annoncé le mois dernier qu'il verserait jusqu'à 12,5 milliards de dollars pour mettre fin aux poursuites engagées aux Etats-Unis par plusieurs réseaux publics de distribution d'eau potable pour la contamination par les PFAS.

L'entreprise a dit prévoir d'arrêter d'ici fin 2025 la production de ces polluants.

Trois autres groupes américains, Chemours, DuPont et Corteva, ont conclu en juin un accord de près de 1,2 milliard de dollars, afin d'éviter des poursuites pour la contamination de l'eau potable aux Etats-Unis par des PFAS.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.