Soudan: L'armée refuse de participer à des pourparlers de paix en Ethiopie

Le président du Kenya, William Ruto, lors d'une conférence de presse conjointe dans le cadre de la session de clôture du sommet du nouveau pacte financier mondial, à Paris, le 23 juin 2023. Composé du Kenya, de Djibouti, de l'Ethiopie et du Soudan du Sud, le Quartet de l'Igad est présidé par le chef de l'Etat kényan William Ruto, dont le gouvernement soudanais dénonce la "partialité". (AFP).
Le président du Kenya, William Ruto, lors d'une conférence de presse conjointe dans le cadre de la session de clôture du sommet du nouveau pacte financier mondial, à Paris, le 23 juin 2023. Composé du Kenya, de Djibouti, de l'Ethiopie et du Soudan du Sud, le Quartet de l'Igad est présidé par le chef de l'Etat kényan William Ruto, dont le gouvernement soudanais dénonce la "partialité". (AFP).
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Publié le Mardi 11 juillet 2023

Soudan: L'armée refuse de participer à des pourparlers de paix en Ethiopie

  • «Notre délégation est bien arrivée à Addis Abeba lundi matin (...) mais a été informée que la présidence du groupe des quatre n’avait pas été remplacée» comme le gouvernement l'avait réclamé, indique le ministère soudanais des Affaires étrangères
  • Dans son communiqué final, le Quartet déplore «l'absence regrettable de la délégation des Forces armées soudanaises (SAF) bien qu'invitée et ayant confirmé sa participation»

ADDIS ABEBA : Le gouvernement soudanais a refusé lundi de prendre part à Addis Abeba à une réunion du "Quartet" de l'organisation est-africaine Igad chargé de résoudre la crise au Soudan, à laquelle a participé un représentant des forces rivales.

La guerre au Soudan oppose depuis la mi-avril les Forces de soutien rapide (FSR) de Mohamed Hamdane Daglo aux troupes régulières du général Abdel Fattah al-Burhane. Près de 3 000 morts ont été jusqu'ici recensés, un bilan très sous-estimé tant les corps qui jonchent les rues sont inaccessibles.

Composé du Kenya, de Djibouti, de l'Ethiopie et du Soudan du Sud, le Quartet de l'Igad est présidé par le chef de l'Etat kényan William Ruto, dont le gouvernement soudanais dénonce la "partialité".

"Notre délégation est bien arrivée à Addis Abeba lundi matin (...) mais a été informée que la présidence du groupe des quatre n’avait pas été remplacée" comme le gouvernement l'avait réclamé, indique le ministère soudanais des Affaires étrangères dans un communiqué.

Dans son communiqué final, le Quartet déplore "l'absence regrettable de la délégation des Forces armées soudanaises (SAF) bien qu'invitée et ayant confirmé sa participation".

Le général Mohamed Hamdane Daglo, chef des FSR, avait de son côté envoyé son conseiller politique à Addis Abeba.

Le Quartet assure néanmoins "mobiliser et concentrer les efforts de toutes les parties prenantes à parvenir à faire se rencontrer face-à-face les chefs des deux parties belligérantes".

Le Quartet a de nouveau appelé "à signer un cessez-le-feu inconditionnel" entre les belligérants soudanais.

L'Igad réclame un sommet de la Force est-africaine en attente (EASF) "afin d'étudier un possible déploiement" de celle-ci au Soudan "pour protéger les civils et garantir l'accès humanitaire".

L'EASF est l'une des cinq composantes régionales de la Force africaine en attente (FAA), force de maintien de la paix de l'Union africaine (UA), dont la réalité opérationnelle se heurte à de nombreux défis.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.