Le début de la tournée du président iranien en Afrique reporté d'un jour

Photo diffusée par la présidence du Nicaragua montrant le président iranien Ebrahim Raisi débarquant de l'avion à l'atterrissage à l'aéroport international Augusto C. Sandino à Managua, le 13 juin 2023. (Photo, AFP)
Photo diffusée par la présidence du Nicaragua montrant le président iranien Ebrahim Raisi débarquant de l'avion à l'atterrissage à l'aéroport international Augusto C. Sandino à Managua, le 13 juin 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 11 juillet 2023

Le début de la tournée du président iranien en Afrique reporté d'un jour

  • Cette rare visite iranienne dans trois pays africains - le Kenya, l'Ouganda et le Zimbabwe - est une nouvelle étape de l'offensive diplomatique lancée par l'Iran pour trouver de nouveaux alliés sur la scène internationale
  • Ce déplacement de trois jours sera la première visite d'un président de la République islamique en Afrique depuis 11 ans

NAIROBI: Le président iranien Ebrahim Raïssi entamera finalement mercredi au Kenya sa tournée africaine, un jour plus tard que ce qui avait été annoncé, a indiqué mardi le gouvernement kényan.

Cette rare visite iranienne dans trois pays africains - le Kenya, l'Ouganda et le Zimbabwe - est une nouvelle étape de l'offensive diplomatique lancée par l'Iran pour trouver de nouveaux alliés sur la scène internationale.

Ce déplacement de trois jours sera la première visite d'un président de la République islamique en Afrique depuis 11 ans.

M. Raïssi devait tenir mardi une conférence de presse conjointe avec le président kényan William Ruto, mais aucun des deux n'y est apparu.

"Le programme du président a été modifié pour permettre la finalisation de protocoles d'accord clés pour la poursuite de nos relations", a ensuite indiqué le ministère kényan des Affaires étrangères dans un communiqué.

"Le président iranien arrivera donc demain pour sa visite d'Etat", a-t-il ajouté.

Un officiel ougandais a déclaré que le déplacement du président iranien dans ce pays d'Afrique de l'Est se déroulerait comme prévu, sa visite de deux jours devant commencer mercredi.

Le président Yoweri Museveni et son homologue iranien tiendront des entretiens bilatéraux, s'adresseront aux médias et à un forum d'affaires lors de la visite, a déclaré Faruk Kirunda, attaché de presse adjoint du dirigeant ougandais.

Cette visite "vise à renforcer la coopération et le commerce entre les deux pays", a déclaré M. Kirunda à l'AFP mardi.

«Nouveau point de départ»

Selon l'agence officielle Irna, M. Raïssi, à la tête d'une délégation comprenant des hommes d'affaires, rencontrera lors de cette tournée ses homologues kenyan William Ruto, ougandais Yoweri Museveni et zimbabwéen Emmerson Mnangagwa.

Lundi, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Nasser Kanani, l'a présentée comme "un nouveau point de départ" avec les pays africains, qui sont, selon lui, très désireux de "développer leurs relations avec l'Iran", notamment "sur les plans économiques et commerciaux".

Ce rapprochement est "également basé sur les vues politiques communes" entre Téhéran et les trois pays visités.

Téhéran a parallèlement renforcé ses liens avec la Chine et la Russie dans le cadre d'une stratégie tournée vers l'Est, alors que les relations restent tendues avec les Occidentaux, malgré des discussions indirectes engagées avec Washington, notamment sur le nucléaire.

La semaine dernière, l'Iran a rejoint l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), une structure régionale créée en 2001 dont la Chine et la Russie figurent parmi les membres fondateurs.

Après s'être rendu en Indonésie, M. Raïssi a visité en juin trois "pays amis" d'Amérique latine - le Venezuela, le Nicaragua et Cuba -, où il a dénoncé "les puissances impérialistes", notamment les Etats-Unis.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.