L’Arabie saoudite devient un partenaire de dialogue au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai

Le Royaume veut tisser des liens profonds avec les républiques d’Asie centrale. (Reuters)
Le Royaume veut tisser des liens profonds avec les républiques d’Asie centrale. (Reuters)
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Publié le Samedi 15 avril 2023

L’Arabie saoudite devient un partenaire de dialogue au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai

  • Du point de vue saoudien, le processus d’engagement auprès de l’OCS dirigée par la Chine est basé sur la volonté du Royaume de diversifier les engagements multilatéraux à l’échelle mondiale et régionale
  • Avec la montée de la Chine en tant que superpuissance, tous les États membres n’ont pas les mêmes attentes vis-à-vis du bloc

Alors que le Royaume continue d’avancer conformément à l’initiative Vision 2030, il ne cesse de surprendre les observateurs les moins vigilants qui privilégient les stéréotypes plutôt que les analyses plus nuancées.

L’approbation par le gouvernement du partenariat de l’Arabie saoudite avec l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) ne s’est pas produite de manière inattendue. Un processus minutieux, accompagné de multiples contacts bilatéraux et multilatéraux, est en cours depuis quatre ans.

Riyad a fait part de sa volonté de devenir un partenaire de dialogue au sein de l’OCS en 2019. Sa demande a été officiellement approuvée en septembre 2021 et le statut accordé exactement un an plus tard. La Turquie, l’Égypte et le Qatar sont d’autres partenaires de dialogue actuels, tandis que l’Iran devrait obtenir le statut de membre à part entière en avril. Le processus pour devenir membre nécessite quelques étapes en plus du consensus de tous les membres existants. Il ne semble y avoir aucun obstacle à l’inclusion du Royaume par les États membres et le secrétariat.

Du point de vue saoudien, le processus d’engagement auprès de l’OCS dirigée par la Chine est basé sur la volonté du Royaume de diversifier les engagements multilatéraux à l’échelle mondiale et régionale. Pendant des décennies, le Royaume a adopté une politique étrangère basée sur les intérêts, qui a parfois considérablement ébranlé le monde – à titre d’exemple, l’embargo pétrolier de 1973-74. Comme Pékin est le premier partenaire commercial de Riyad, il est naturel que le pays cimente ses liens avec la deuxième superpuissance mondiale. Le Royaume veut tisser des liens profonds avec les républiques d’Asie centrale, aux côtés du Pakistan, de la Russie et de l’Inde au moyen d’une plate-forme où les chefs d’État ou de gouvernement se réunissent une fois tous les deux ans. Cela permet également de combler le vide dans la politique étrangère saoudienne en ce qui concerne l’Asie centrale et les États eurasiens.

L’OCS, qui réunit déjà autour d’une même table deux pays rivaux, soit l’Inde et le Pakistan, permettra désormais à l’Arabie saoudite et à l’Iran de partager le même forum, après l’Organisation des nations unies (ONU) et l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Les deux voisins du Golfe se sont engagés à améliorer leurs relations bilatérales à la suite des récents pourparlers décisifs à Pékin. Dans un premier temps, ils reprendront leurs relations diplomatiques interrompues. Ensuite, le président iranien devrait se rendre en Arabie saoudite. Pour l’instant, de nombreuses démarches dépendent des mesures de confiance dont les deux parties sont convenues. Compte tenu de la polarisation et de l’anarchie dans les affaires mondiales, le Royaume parie sur l’amélioration des relations, notamment avec ses voisins antagonistes. Cette vision est en phase avec l’esprit de l’OCS, qui exhorte ses membres à mettre de côté les différences et à œuvrer en faveur d’intérêts communs.

Certains observateurs estiment que la décision de l’Arabie saoudite de s’associer à l’OCS en tant que partenaire de dialogue est un sous-produit de l’accord de Pékin. Ils se trompent lourdement. Riyad a entamé le processus d’affiliation il y a près d’une demi-décennie, au moment où le rapprochement avec l’Iran n’était pas une option.

«Riyad a entamé le processus d’affiliation il y a près d’une demi-décennie, au moment où le rapprochement avec l’Iran n’était pas une option.» 

Dr Mohammed al-Sulami

L’Iran, d’autre part, a demandé l’adhésion au bloc depuis juillet 2005, mais ses propres politiques et actions ont entraîné des sanctions qui ont entravé son entrée. La pression s’est apaisée avec la signature du Plan d’action global commun (PAGC) en juillet 2015, mais les politiques de l’administration Trump ont incité certains membres à s’opposer à l’adhésion de Téhéran.

Les principaux objectifs de l’OCS sont les suivants: renforcer la confiance mutuelle et le bon voisinage entre les États membres; promouvoir leur coopération efficace dans les domaines de la politique, du commerce, de l’économie, de la recherche, de la technologie, de la culture, de l’éducation, de l’énergie, des transports, du tourisme et de la protection de l’environnement, entre autres domaines; faire des efforts conjoints pour maintenir et assurer la paix, la sécurité et la stabilité dans la région; instaurer un nouvel ordre politique et économique international démocratique, équitable et rationnel et établir une politique interne fondée sur les principes de confiance mutuelle, d’avantage mutuel, d’égalité, de concertation mutuelle, de respect de la diversité culturelle et de volonté de développement commun, tout en menant une politique externe conforme aux principes de non-alignement, de non-opposition à tout pays tiers et d’ouverture.

Le Conseil des chefs d’État – l’organe décisionnel suprême de l’OCS – se réunit une fois par an et il adopte des décisions et des directives sur toutes les questions importantes pour le bloc. Le Conseil se réunit également une fois par an pour discuter de la stratégie de coopération multilatérale et des domaines prioritaires du bloc, afin de résoudre d’importants problèmes économiques et autres problèmes de coopération actuels et pour approuver le budget annuel du bloc.

L’organisation ne se contente pas d’élargir ses activités; son identité évolue également. Avec la montée de la Chine en tant que superpuissance, tous les États membres n’ont pas les mêmes attentes vis-à-vis du bloc. Certes, l’OCS n’émerge pas simplement comme une sorte d’alliance de sécurité, ce qui renforce son acceptabilité. C’est un forum géopolitique et géoéconomique riche en ressources naturelles, en main-d’œuvre et en interconnexion.

L’OCS organise des exercices antiterroristes tous les deux ans, réunissant des militaires qui ne se livrent généralement pas à des jeux de guerre lors de forums bilatéraux ou multilatéraux. À l’exception de cette interaction tactique, les problèmes de sécurité ne sont pas abordés. Avec quelques rivaux partageant la plate-forme, le bloc sera confronté à de nombreux tests de résistance à venir.

Pour l’OCS, le Royaume apporte une plus grande puissance financière et une plus grande diversité idéologique, mettant fin à l’isolement existant et les progrès actuels très lents. L’Arabie saoudite peut aider le bloc à renforcer son consortium interbancaire. Malgré la volonté de Pékin et de Moscou, il existe toujours une opposition interne à lier l’infrastructure financière de l’OCS à la Nouvelle banque de développement Brics. Rejoindre l’OCS ouvre également à l’économie saoudienne et aux entreprises des possibilités pour investir dans divers marchés avec de meilleurs taux de rendement, conformément à l’initiative Vision 2030.

 

Le Dr Mohammed al-Sulami est directeur de l’Institut international d’études iraniennes (Rasanah).

Twitter: @mohalsulami

NDLR: L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Des colons Israéliens pénètrent en Syrie avant d'être arrêtés

Une quarantaine d'Israéliens ont brièvement pénétré en Syrie mercredi avant d'être appréhendés par l'armée israélienne, qui a "fermement condamné cet incident". (AFP)
Une quarantaine d'Israéliens ont brièvement pénétré en Syrie mercredi avant d'être appréhendés par l'armée israélienne, qui a "fermement condamné cet incident". (AFP)
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  • L'armée a déclaré "condamner fermement cet incident et souligner sa gravité, qui constitue une infraction pénale qui met en danger des civils comme des soldats"
  • "Les pionniers de Bashan" ont eux posté, toujours sur X, une photo montrant leurs militants sur ce toit en indiquant: "sans colonisation civile, la présence militaire ne tiendra pas à long terme"

JERUSALEM: Une quarantaine d'Israéliens ont brièvement pénétré en Syrie mercredi avant d'être appréhendés par l'armée israélienne, qui a "fermement condamné cet incident".

Selon la télévision publique israélienne Kan, il s'agit de militants appartenant au groupuscule "Les pionniers de Bashan" qui prône l'établissement de colonies israéliennes dans le sud de la Syrie.

Ils s'étaient d'abord rassemblés près de la frontière, avant de pénétrer sur le territoire syrien sur quelques centaines de mètres, selon l'armée, qui indique les avoir remis à la police.

L'armée a déclaré "condamner fermement cet incident et souligner sa gravité, qui constitue une infraction pénale qui met en danger des civils comme des soldats".

La chaîne Kan a posté sur X des images montrant ces militants se retrancher sur un toit près du village syrien d'Hader.

"Les pionniers de Bashan" ont eux posté, toujours sur X, une photo montrant leurs militants sur ce toit en indiquant: "sans colonisation civile, la présence militaire ne tiendra pas à long terme. Nous sommes ici jusqu'à ce qu'ils laissent nos familles entrer pour y vivre".

Selon Kan, ce n'est pas la première fois que ce groupuscule s'infiltre côté syrien. Les dernières fois, il n'y avait pas eu de condamnation officielle, a-t-elle indiqué.

Depuis la chute en décembre 2024 du président Bachar al-Assad et la prise du pouvoir par une coalition islamiste en Syrie, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon contrôlée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Israël, qui réclame une zone démilitarisée dans le sud de la Syrie, a mené depuis un an des centaines de frappes et conduit des incursions chez son voisin.

Israël avait pris la majeure partie de ce plateau à la Syrie lors de la guerre israélo-arabe de 1967, puis a annexé les zones sous son contrôle.

La colonisation israélienne, aujourd'hui présente en Cisjordanie, est régulièrement dénoncée par l'ONU comme illégale au regard du droit international et comme un des principaux obstacles à une solution de paix durable entre Israéliens et Palestiniens en ce qu'elle empêche la création d'un Etat palestinien viable.

Quelque 500.000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie occupée, au milieu de trois millions de Palestiniens.


Pourparlers avec Israël: Le Liban demande une prolongation de la trêve et l'arrêt de la destruction des villages du sud

Des équipes de secours utilisent des pinces spéciales pour dégager les décombres d'un bâtiment touché par l'armée israélienne, dans le village de Hanaouay, au sud du Liban, le 22 avril 2026. (AFP)
Des équipes de secours utilisent des pinces spéciales pour dégager les décombres d'un bâtiment touché par l'armée israélienne, dans le village de Hanaouay, au sud du Liban, le 22 avril 2026. (AFP)
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  • Un responsable libanais a déclaré que le président Aoun a chargé une délégation de discuter des mesures à prendre pour assurer le respect du cessez-le-feu et l'arrêt des violations
  • M. Aoun s'est entretenu avec des dirigeants régionaux dans le cadre d'efforts diplomatiques visant à renforcer le soutien à la position du Liban dans les pourparlers

BEYROUTH : Le Liban demandera une prolongation d'un mois du cessez-le-feu actuel avec Israël lors d'une deuxième série de discussions directes à Washington jeudi, ont indiqué des sources libanaises à Arab News.

Un responsable libanais a déclaré que le président Joseph Aoun avait également chargé la délégation de discuter des mesures à prendre pour garantir le respect du cessez-le-feu et l'arrêt des violations, en particulier ce que Beyrouth décrit comme la destruction continue par Israël de villages dans le sud du Liban.

L'ambassadrice du Liban à Washington, Nada Hamadeh Moawad, et son homologue israélien, Yechiel Leiter, se rencontreront pour la deuxième fois en deux semaines au siège du département d'État américain à Washington.

Les discussions devraient porter sur les préparatifs d'un cycle de négociations plus large, notamment sur la formation des délégations libanaise et israélienne, alors que le fragile cessez-le-feu de dix jours conclu sous l'égide des États-Unis expire dimanche.

Selon la source, l'ancien ambassadeur libanais Simon Karam devrait diriger l'équipe de négociation libanaise. M. Karam a déjà participé à des pourparlers indirects avec Israël à Ras Naqoura, en tant que membre du comité chargé de superviser l'application du cessez-le-feu.

L'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, devrait également assister à la réunion.

M. Aoun s'est entretenu avec des dirigeants de la région dans le cadre d'efforts diplomatiques visant à renforcer le soutien à la position du Liban dans les pourparlers.

Le président libanais a tenu un appel téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman, au cours duquel il l'a remercié pour le soutien continu du Royaume au Liban, en particulier dans les circonstances difficiles actuelles.

Dans un appel séparé, l'émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani, a exprimé son soutien aux efforts de M. Aoun pour mettre fin aux hostilités, notamment par des négociations directes, en obtenant un retrait israélien du Sud-Liban et en déployant l'armée libanaise le long de la frontière pour renforcer l'autorité de l'État.

Mercredi, M. Aoun a déclaré qu'il était en étroite coordination avec le président du Parlement, Nabih Berri, et le premier ministre, Nawaf Salam, au sujet des négociations, soulignant que des pourparlers menés conformément aux intérêts et aux principes du Liban restaient la seule voie pour mettre fin à la guerre, assurer le retrait israélien, faciliter le retour des personnes déplacées et des détenus, et permettre la reconstruction, selon des sources officielles.

M. Aoun avait précédemment affirmé dans une déclaration officielle que les "négociations directes" étaient son option préférée.

"Ces négociations ne sont pas une faiblesse. Elles ne sont pas un recul. Elles ne sont pas une concession", a déclaré le président dans une allocution télévisée.

"Elles sont une décision qui découle de la force de notre croyance en nos droits et en la protection de notre peuple, ainsi que de notre responsabilité de protéger notre pays par tous les moyens possibles.

Le Hezbollah a décrit les pourparlers comme faisant partie d'une série de "concessions perdantes" que le gouvernement libanais fait à Israël.

M. Salam, qui s'est exprimé depuis Paris mardi soir après avoir rencontré le président français Emmanuel Macron, a confirmé que le Liban continuerait à poursuivre la diplomatie par le biais de discussions directes avec Israël.

"Les négociations seront ardues et nous aurons besoin du soutien actif de nos alliés. Il ne peut y avoir d'État ou de souveraineté avec plus d'une armée."

Il a ajouté : "Nous ne cherchons pas la confrontation avec le Hezbollah, mais nous ne lui permettrons pas de nous intimider."

Lors d'une conférence de presse commune, le président français a souligné la nécessité de prolonger la trêve entre le Liban et Israël pour permettre l'ouverture de négociations.

Il a également insisté sur la nécessité du retrait d'Israël du Sud-Liban, ainsi que sur le désarmement du Hezbollah dans un cadre dirigé par le Liban.

Une source officielle libanaise a déclaré à Arab News qu'il y avait un consensus parmi les responsables libanais pour entamer des négociations sur la base d'un plan clair, notant que si le Hezbollah s'oppose aux pourparlers directs, cela reste "leur prérogative".

La source officielle a déclaré que le désarmement du Hezbollah "est la responsabilité du Liban", tout en citant les "violations" israéliennes continues depuis le cessez-le-feu du 16 avril, y compris la destruction à grande échelle des villages du sud "au point d'effacer leurs caractéristiques".

"Il s'agit d'une violation inacceptable à tous points de vue", a déclaré le responsable à Arab News.

Selon les conditions du cessez-le-feu, Israël affirme avoir le droit de "se défendre, à tout moment, contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

L'armée israélienne a déclaré que la zone tampon établie dans le sud, à une profondeur de 5 à 10 km en territoire libanais, où 39 villages et villes ont été rasés, vise à éliminer les menaces du Hezbollah.

La source officielle libanaise a déclaré que la prochaine réunion de Washington reflétait un effort pour séparer les négociations avec le Liban de la voie plus large des États-Unis et de l'Iran.

Il a décrit cette démarche comme un "découplage" des deux dossiers, tout en notant que toute évolution positive des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran, s'ils reprennent, pourrait encore avoir un impact bénéfique sur le Liban.

"Le Liban n'est pas à la table des négociations", a déclaré la source, ajoutant que si le Hezbollah préfère que l'Iran négocie en son nom, "l'État libanais est présent et c'est lui qui négocie".

Par ailleurs, dans le cadre des efforts visant à mettre en œuvre la décision du cabinet de restreindre les armes aux institutions de l'État, M. Aoun a demandé, lors d'une réunion avec de hauts responsables de la sécurité, des mesures d'application plus strictes à Beyrouth et dans d'autres régions.

Il a demandé une augmentation du déploiement des forces militaires et de sécurité et une meilleure coordination entre les agences.

M. Aoun a également appelé à l'intensification des raids contre les dépôts d'armes présumés et a souligné la nécessité d'empêcher toute manifestation armée, mettant en garde contre toute tentative de porter atteinte à la sécurité.

Il a déclaré que la préservation de la paix civile à ce stade était "une ligne rouge", soulignant qu'aucune partie ne devait entraver la mise en œuvre des mesures de sécurité.


Macron annonce la mort d'un 2e militaire français de la Finul des suites de ses blessures

Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes. (AFP)
Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes. (AFP)
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  • "Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures"
  • La Nation salue "avec émotion" sa mémoire "et son sacrifice".

PARIS: Un deuxième militaire français de la Finul, la mission de l'ONU au Liban, est mort mercredi "des suites de ses blessures" infligées au Liban "par des combattants du Hezbollah" dans "la même embuscade" qui a tué samedi l'adjudant Florian Montorio, a annoncé Emmanuel Macron.

"Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures", a déclaré le président sur le réseau X, ajoutant que la Nation saluait "avec émotion" sa mémoire "et son sacrifice".