L'Arabie saoudite annonce quatre nouvelles zones économiques spéciales

Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane (Photo, SPA /Archives).
Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane (Photo, SPA /Archives).
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Publié le Vendredi 14 avril 2023

L'Arabie saoudite annonce quatre nouvelles zones économiques spéciales

  • Ces zones visent à ouvrir de nouveaux horizons aux investisseurs du monde entier
  • Elles seront situées à Riyad, Jazan, Ras al-Khair et la Ville économique roi Abdallah

RIYAD: Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a lancé jeudi quatre zones économiques spéciales dans le pays.

Ces zones visent à ouvrir de nouveaux horizons aux investisseurs du monde entier, selon l'agence de presse saoudienne.

Elles seront situées à Riyad, Jazan, Ras Al-Khair et la Ville économique roi Abdallah.

«L'Arabie saoudite est ouverte aux affaires et accueille des investisseurs du monde entier pour qu'ils découvrent les occasions historiques que nous avons à offrir», a déclaré le prince héritier.

Les nouvelles zones économiques spéciales, lancées aujourd'hui, auront un impact significatif sur la manière dont les affaires sont menées dans le pays, créeront des dizaines de milliers d'emplois et contribueront à hauteur de milliards de riyals (1 riyal saoudien = 0,24 euro) à notre produit intérieur brut», a-t-il souligné.

Les zones s'appuient sur la situation stratégique de l’Arabie saoudite et créeront de nouveaux pôles pour les entreprises dans les secteurs clés de la croissance afin de lancer et de développer des entreprises et des technologies qui façonneront l'avenir, a révélé la SPA.

Elles soutiendront les stratégies nationales existantes et créeront de nouvelles relations avec les cadres internationaux, en s'appuyant sur les avantages concurrentiels de chaque région pour soutenir les secteurs clés, notamment la logistique, la fabrication de pointe, la technologie et d'autres secteurs prioritaires du pays.

Les entreprises opérant dans les nouvelles zones bénéficient notamment de taux d'imposition compétitifs, d'une exonération des droits de douane sur les importations, les facteurs de production, les machines et les matières premières, d'une participation étrangère à 100% dans les entreprises et d'une flexibilité permettant d'attirer et d'embaucher les meilleurs talents du monde entier.

Les nouvelles zones offriront de formidables opportunités de développement de l'économie locale, de création d'emplois et de localisation des chaînes d'approvisionnement.

Elles s'inscrivent dans le prolongement des initiatives prises de longue date par l’Arabie saoudite pour devenir une destination d'investissement mondiale et une plaque tournante essentielle pour les chaînes d'approvisionnement mondiales, en tirant parti de sa position au cœur des routes commerciales mondiales.

Grâce à un programme détaillé de réglementations et d'incitations, les zones proposeront des offres gratifiantes et attrayantes pour les investissements étrangers. Ce programme permettra d'accélérer les réformes nécessaires pour faciliter les affaires dans toutes les régions du pays.

Ces quatre zones se fondent sur des initiatives antérieures en matière de zones franches en Arabie saoudite, notamment le lancement récent de la zone spéciale de logistique intégrée dans l'aéroport international du roi Salmane à Riyad.

Ensemble, elles représentent la première phase d'un important programme à long terme visant à encourager les investissements directs étrangers, à attirer les professionnels les plus talentueux du monde entier et à promouvoir l'esprit d'entreprise et le développement économique au sein du Royaume d’Arabie saoudite.

Réglementées par l'Autorité des villes économiques et des zones spéciales, ces zones offrent de nouvelles solutions aux défis auxquels sont confrontées de nombreuses entreprises internationales qui cherchent à localiser et à renforcer leurs chaînes d'approvisionnement.

Elles aideront le pays à tirer parti des changements macroéconomiques clés pour créer un environnement commercial véritablement différencié, en activant de nouveaux secteurs et de nouvelles chaînes de valeur.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com