La rivalité entre Zuckerberg et Musk monte en régime, avantage au patron de Meta

Un visiteur regarde un discours du PDG de Meta, Mark Zuckerberg, sur un écran du stand Meta lors du salon des startups technologiques et de l'innovation Vivatech au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, le 14 juin 2023 (AFP).
Un visiteur regarde un discours du PDG de Meta, Mark Zuckerberg, sur un écran du stand Meta lors du salon des startups technologiques et de l'innovation Vivatech au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, le 14 juin 2023 (AFP).
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Publié le Mercredi 12 juillet 2023

La rivalité entre Zuckerberg et Musk monte en régime, avantage au patron de Meta

  • Avant même la mise en ligne de cette nouvelle application, rivale assumée du réseau à l'oiseau bleu, la tension était déjà montée de plusieurs crans entre les deux entrepreneurs
  • Contrairement à ses habitudes, Mark Zuckerberg s'est essayé à l'humour pour railler Elon Musk à l'occasion de l'arrivée de Threads, la plateforme qui a atteint les 100 millions d'inscrits en moins de cinq jours

NEW YORK: Le lancement du réseau social Threads a exacerbé la rivalité entre Mark Zuckerberg et Elon Musk, aux commandes de Twitter, une bataille d'ego dont le PDG de Meta semble tirer avantage.

Avant même la mise en ligne de cette nouvelle application, rivale assumée du réseau à l'oiseau bleu, la tension était déjà montée de plusieurs crans entre les deux entrepreneurs, Elon Musk défiant publiquement, fin juin, Mark Zuckerberg à un match d'arts martiaux mixtes (MMA).

D'ordinaire réservé, au point d'apparaître froid, le trentenaire avait répondu par l'affirmative.

Contrairement à ses habitudes, Mark Zuckerberg s'est essayé à l'humour pour railler Elon Musk à l'occasion de l'arrivée de Threads, la plateforme qui a atteint les 100 millions d'inscrits en moins de cinq jours.

Il a ainsi répondu par un émoji pleurant de rire à une pique du compte officiel de la chaîne de restauration rapide Wendy's, qui lui suggérait d'aller dans l'espace "juste pour énerver" celui qui est aussi patron de la société aérospatiale SpaceX.

Le héros du film "The Social Network" a aussi critiqué ouvertement Twitter, coupable, selon lui, de ne pas avoir su maintenir un climat positif sur sa plateforme, ce qu'il promet de s'attacher à faire pour Threads.

Elon Musk a alors fait feu de tout bois, menaçant d'abord Meta d'un procès pour violation de la propriété intellectuelle, rendue possible, selon lui, par l'embauche d'anciens de Twitter, ce que réfute le groupe de Menlo Park (Californie).

Il a ensuite envoyé quelques banderilles contre Threads sur Twitter, avant de passer à la vitesse supérieure.

"C'est clairement unique de voir ces deux individus, qui sont riches à milliards, se lancer dans une joute verbale de ce style", souligne Andrew Selepak, professeur à l'université de Floride.

Le décalage entre les deux personnalités semble bénéficier au co-fondateur de Facebook, qui pâtissait, depuis plusieurs années, d'une réputation dégradée.

Cette dernière était le résultat du mélange d'un goût supposé immodéré pour le pouvoir, d'un manque présumé d'empathie, d'une communication glaciale et robotique, mais surtout des affaires liées à l'utilisation des données personnelles par Facebook, en premier lieu le scandale Cambridge Analytica, en 2018.

"Ces attaques de Musk n'ont rien fait d'autre que de redorer l'image de Zuckerberg", fait valoir l'analyste Rob Enderle.

En outre, Threads a fait souffler un vent de fraîcheur sur Meta et son patron, au moins autant pour ses différences de gestion avec Twitter que pour ses caractéristiques propres.

Le nouveau réseau social bénéficie actuellement d'une période de grâce, dépourvue de controverse, même si elle pourrait ne pas durer. Elle offre ainsi une alternative stable et prévisible aux utilisateurs déçus de Twitter, échaudés par son bouillant propriétaire.

"L'attrait pour le profit, ça, je suis capable de comprendre", décrit l'analyste Carolina Milanesi, "alors que dans le cas de Twitter, on est en présence d'un homme riche centré sur lui-même, qui a des valeurs éthiques abjectes."

Les rivalités entre grands patrons, de la tech et au-delà, ne sont pas nouvelles, pas plus que les coups de sang de certains.

Deux des plus grandes personnalités de la nouvelle économie, le co-fondateur d'Apple, Steve Jobs, et celui de Microsoft, Bill Gates, ont ainsi entretenu durant des décennies un rapport mélangeant mépris et admiration.

Le successeur de Bill Gates, Steve Ballmer, lui, "renversait les meubles quand des gens partaient (de Microsoft) pour Google", rappelle Rob Enderle. "Mais ça", dit-il, en référence à Elon Musk et Mark Zuckerberg, "c'est du délire."


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.