Tunisie: 630 migrants pris en charge par le Croissant rouge mais des dizaines toujours en détresse

Un migrant blessé qui a fui la violence à Sfax vers la zone tampon militarisée entre la Tunisie et la Libye, se repose après avoir été transporté en bus vers un abri temporaire dans un internat à Ben Guedane, le 12 juillet 2023 (Photo, AFP)
Un migrant blessé qui a fui la violence à Sfax vers la zone tampon militarisée entre la Tunisie et la Libye, se repose après avoir été transporté en bus vers un abri temporaire dans un internat à Ben Guedane, le 12 juillet 2023 (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 12 juillet 2023

Tunisie: 630 migrants pris en charge par le Croissant rouge mais des dizaines toujours en détresse

  • Les ONG s'inquiètent également du sort de dizaines d'autres migrants -- entre 150 et 200 selon HRW -- éparpillés le long de la frontière de l'ouest avec l'Algérie.
  • Un porte-parole judiciaire a annoncé mardi le décès ces derniers jours de deux Subsahariens dans le désert de Hazoua, à 600 km au sud de Tunis

BEN GUERDANE, TUNISIE: Trois repas par jour et de l'eau: environ 600 migrants dont des enfants récupérés lundi à la frontière entre Tunisie et Libye sont désormais à l'abri mais de petits groupes restent bloqués dans cette zone désertique, et près de la frontière algérienne, selon des ONG et des témoins.

A la suite d'affrontements ayant coûté la vie à un Tunisien le 3 juillet, des centaines de migrants d'Afrique subsaharienne avaient été chassés de Sfax (centre-est), principal point de départ en Tunisie pour l'immigration clandestine, et conduits par les autorités, selon des ONG, vers des zones inhospitalières près de la Libye à l'est, et l'Algérie à l'ouest.

Abdellatif Chabou, président du Croissant rouge tunisien, ONG qui a été autorisée à aller chercher les centaines de migrants laissés sans eau ni nourriture dans une zone militarisée de Ras Jedir, à la frontière libyenne, a déclaré mercredi à l'AFP qu'ils étaient "630 au total" mis à l'abri entre dimanche et lundi.

Selon lui, ce chiffre pourrait encore augmenter dans les prochains jours.

Un correspondant de l'AFP a pu faire des photos et vidéos de ces personnes dont un bon nombre d'enfants hébergés dans un lycée à Ben Guerdane, à 40 km à l'ouest de Ras Jedir. Deux autres groupes sont accueillis à Médenine et Tataouine, plus au sud.

"Ces Subsahariens qui se sont retrouvés à Ras Jedir sont venus de plusieurs endroits, un groupe de Tunisie et un autre de Libye", a assuré M. Chabou. Le Croissant rouge leur distribue des repas, a fait venir 400 matelas de Tunis pour équiper les écoles où ils sont accueillis.

Les images de l'AFP montrent des enfants qui jouent dans la cour de récréation, des hommes et femmes qui plaisantent avec les bénévoles du Croissant rouge.

Mais un peu au sud de Ras Jedir, d'autres migrants ont envoyé mercredi un appel de détresse par vidéo à l'ONG Human Rights Watch qu'elle a transmise à l'AFP. "On est en train de souffrir. Il y a des enfants, des femmes en grossesse. On est là en train de souffrir ici. Depuis hier on n'a rien mangé. On va mourir si on ne nous aide pas. Aidez nous !", déclare l'un d'eux.

Selon HRW, ils sont au moins une centaine de personnes, sans eau ni nourriture ni abris, et certains seraient sur place "depuis plusieurs jours".

 "On souffre beaucoup" 

Les ONG s'inquiètent également du sort de dizaines d'autres migrants -- entre 150 et 200 selon HRW -- éparpillés le long de la frontière de l'ouest avec l'Algérie. Un porte-parole judiciaire a annoncé mardi à l'AFP le décès ces derniers jours de deux Subsahariens dans le désert de Hazoua, à 600 km au sud de Tunis.

Youssouf Bilayer qui fait partie d'un groupe abandonné plus au nord, vers Gafsa à 350 km de Tunis, a dit mardi par téléphone à l'AFP avoir été chassé de Sfax le 4 juillet. Il a envoyé une vidéo où on le voit avec six ou sept compagnons allongés par terre.

"On souffre beaucoup, on arrive à trouver un peu d'eau dans la forêt mais on n'a rien à manger, les gens disent que la police leur interdit de nous donner à manger, on arrive juste un peu à recharger nos téléphones", dit M. Bilayer, qui travaillait depuis quatre ans comme soudeur à Sfax.

Selon le Croissant rouge, les migrants sont hébergés à Médenine, à Tataouine et Ben Guerdane, "le temps de préparer d'autres centres permettant une prise en charge plus étroite par nos volontaires et l'aide des organismes internationaux".

L'idée c'est d'effectuer "un profilage" avec l'aide de l'OIM (Organisation internationale des migrations) pour voir si "certains sont demandeurs d'asile ou s'ils veulent repartir dans leur pays dans le cadre du programme des Nations unies de retour volontaire", selon M. Chabou.

Selon lui, seuls 200 migrants sur le contingent récupéré à la frontière libyenne disent vouloir être rapatriés dans leurs pays, les autres demandent majoritairement à être emmenés en Europe.


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.


Le Liban fait état de huit morts dans une frappe israélienne à Saïda

Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
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  • Une frappe israélienne à Saïda, au Liban, a fait au moins 8 morts et 22 blessés parmi les civils, causant d’importants dégâts sur le front de mer
  • L’attaque survient malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, dont l’application au Liban reste floue et contestée

BEYROUTH: Une frappe israélienne a fait huit morts dans la ville libanaise de Saïda, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé, alors que Washington et ses alliés se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu avec l'Iran.

"La frappe de l'ennemi israélien sur Saïda, dans le sud du Liban, a fait, selon un bilan provisoire, huit morts parmi la population civile et 22 blessés", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Un photographe de l'AFP présent sur les lieux de l'attaque, qui a touché le front de mer de cette ville côtière, a vu des flammes s'élever d'un café aux vitres brisées qui jonchaient la chaussée.

Les pompiers s'efforçaient d'éteindre l'incendie tandis que l'armée bouclait le secteur. Des voitures stationnées à proximité ont également été endommagées.

"Nous avons été informés d'une frappe sur la route du front de mer à Saïda. Nous avons envoyé deux équipes, mais celles-ci ont demandé des renforts en raison du nombre élevé de victimes", a indiqué à l'AFP Louay Sabeh, secouriste au sein d'une association locale.

Les équipes de secours ont transporté au moins six blessés depuis les lieux de l'attaque, a-t-il précisé.

Cette frappe est survenue peu avant que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu de deux semaines "partout", y compris au Liban.

Le Pakistan a joué le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.