France-98: 25 ans après, Zidane réunit les Bleus autour de lui

Vainqueurs de la Coupe du monde de football de 1998, (de gauche à droite) les anciens footballeurs français Fabien Barthez, Bixente Lizarazu, Zinedine Zidane, Didier Deschamps, Christian Karembeu et Bernard Diomede se réunissent pour célébrer le 25e anniversaire de leur victoire à Aix en Provence, dans le sud de la France, le 12 juillet 2023 (Photo, AFP)
Vainqueurs de la Coupe du monde de football de 1998, (de gauche à droite) les anciens footballeurs français Fabien Barthez, Bixente Lizarazu, Zinedine Zidane, Didier Deschamps, Christian Karembeu et Bernard Diomede se réunissent pour célébrer le 25e anniversaire de leur victoire à Aix en Provence, dans le sud de la France, le 12 juillet 2023 (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 12 juillet 2023

France-98: 25 ans après, Zidane réunit les Bleus autour de lui

  • Depuis plusieurs années, les anciens de 1998 se retrouvent régulièrement, en privé ou pour des opérations caritatives
  • A chaque équipe, le tirage au sort a attribué un champion du monde 1998 parmi ceux présents: Didier Deschamps, Christian Karembeu, Christophe Dugarry, Alain Boghossian, Fabien Barthez et, bien sûr Zidane

AIX EN PROVENCE: Le 12 juillet 1998, ils ont apporté à la France du football sa première étoile: 25 ans plus tard jour pour jour, Zinédine Zidane a réuni autour de lui une dizaine de champions du monde mercredi pour un petit tournoi et, à ce jeu-là, "ZZ" est toujours le plus fort.

Depuis plusieurs années, les anciens de 1998 se retrouvent régulièrement, en privé ou pour des opérations caritatives. Mercredi, ils ont répondu à l'invitation de Zidane pour une journée dans son complexe de foot à cinq d'Aix-en-Provence, tout près de Marseille, lieu de naissance de l'idole.

Débutée par quelques parties de padel entre champions du monde, la journée s'est finie par un dîner de gala payant et un concert. Mais le temps fort a été le tournoi de foot ouvert à des équipes mises sur pied par les entreprises, essentiellement locales, ayant réservé une table pour le dîner.

A chaque équipe, le tirage au sort a attribué un champion du monde 1998 parmi ceux présents: Didier Deschamps, Christian Karembeu, Christophe Dugarry, Bernard Diomède, Alain Boghossian, Bixente Lizarazu, Lionel Charbonnier, Fabien Barthez et, bien sûr Zidane.

Sur le terrain, le N.10 cherche à gauche, toujours, mais bien sûr sans forcer. Et quand il accélère, il enchaîne sombrero, amorti poitrine et volée pour un joli but du droit.

"On voit qu'il a un toucher de balle exceptionnel. C'est le meilleur", raconte à l'AFP le chanceux Anthony, buteur sur une passe décisive du maître.

 "Emotion fabuleuse" 

Un peu plus loin, Karembeu ne dit pas autre chose. "Duga et Liza sont encore pas mal et DD est présent. Mais Zidane c'est une autre planète. C'était le plus fort il y a 25 ans et ça l'est toujours".

L'ancien milieu des Bleus et du Real Madrid raconte aussi combien ces moments sont importants, pour les anciens élèves d'Aimé Jacquet comme pour le grand public.

La victoire en finale contre le Brésil (3-0) "a uni la France et des journées comme celle-là permettent de marquer le coup. On sait aussi que ça continue à inspirer d'autres générations et Didier a d'ailleurs été le relais de l'étoile en 2018", explique-t-il.

"On continue de croiser des gens qui nous disent +ah, le 12 juillet 98, j'étais là !+ Ça reste une émotion fabuleuse", confirme l'actuel sélectionneur de l'équipe de France, sacré comme coach en 2018 après l'avoir été comme capitaine il y a 25 ans.

Et pour Boghossian, qui reconnait que "le golf est désormais plus facile que le foot" pour lui, "les années filent et on a encore envie de partager et de vibrer un peu".

"c'était bien" 

Autour du terrain et sous une chaleur de brute, les 98 signent autographes et maillots, comme quelques autres grands noms du football français, parfois moins reconnus par les plus jeunes, à l'image de Jean Tigana ou Henri Emile, membre du staff lors du Mondial victorieux.

Le speaker, de son côté, confond Charbonnier et Boghossian et accuse le temps qui passe et les cheveux qui tombent: "Vous avez tous le même coupe maintenant les gars !".

L'ambiance est à la fête et masque même les petites inimitiés. "On est une famille", assure Diomède. "On ne s'est jamais quittés", renchérit Barthez. Deschamps et Dugarry, tout de même, se croisent rarement. Mais, promet-on dans l'entourage des champions "ils ont joué ensemble au padel ce matin".

Le maître des lieux, lui, savoure. "On aimerait se voir plus souvent mais c'est parfois compliqué. Se retrouver comme ça, être avec les potes, c'est rigolo et ça nous fait du bien à tous", explique Zidane.

"98, ça a changé ma vie, ajoute l'ancien meneur de jeu des Bleus. Et les gens se rappellent de 98, aujourd'hui ils sont venus voir les mecs de 98."

Un peu plus tôt, Zidane avait résumé en quelques mots simples le poids de ces 25 ans. "On ne va pas se parler tout le temps de 98. Mais bon, on l'a fait et c'était bien."


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".