Accord de pêche: Rabat va évaluer sa coopération avec l'UE à l'aune de ses intérêts

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita (Photo, AFP)
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 12 juillet 2023

Accord de pêche: Rabat va évaluer sa coopération avec l'UE à l'aune de ses intérêts

  • Rabat et Bruxelles ont conclu en mars 2019 un Accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable mais son Protocole de mise en oeuvre a été annulé par le Tribunal de l'UE en septembre 2021
  • Une réunion est prévue jeudi à Bruxelles entre Européens et Marocains dans le cadre d'une commission mixte sur la pêche

RABAT: Le Maroc va évaluer sa coopération avec l'Union européenne (UE) dans le domaine de la pêche à la lumière de ses intérêts, à l'approche de l'expiration d'un protocole entre les deux parties dont le renouvellement est lié au conflit du Sahara occidental.

"Le Maroc souhaite des partenariats plus avancés, où la valeur ajoutée marocaine est plus forte", a plaidé le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita, lors d'une conférence de presse mercredi à Rabat.

S'agissant de l'avenir de l'accord de pêche avec l'Union européenne, M. Bourita a indiqué qu'une "réflexion est en cours au sein du gouvernement marocain" qui servira de base au pays pour "interagir avec la partie européenne".

Rabat et Bruxelles ont conclu en mars 2019 un Accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable mais son Protocole de mise en oeuvre a été annulé par le Tribunal de l'UE en septembre 2021 en raison du litige sur le territoire disputé du Sahara occidental.

L'ancienne colonie espagnole est contrôlée en majeure partie par le Maroc mais revendiquée par les indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l'Algérie.

La Commission européenne a fait appel du jugement du Tribunal de l'UE mais le verdict n'est pas attendu avant 2024, ce qui empêche la reconduction du Protocole de pêche adopté pour quatre ans (2019-2023) et qui expire le 17 juillet.

"Nous avons besoin d'abord d'une clarification de la décision (de la justice européenne)", a estimé le commissaire européen à la Pêche, Virginijus Sinkevičius, en marge d'une réunion des ministres de l'Environnement et de l'Energie à Valladolid (Espagne).

"Notre priorité est de parvenir à une prolongation (du protocole) mais la situation est difficile à cause de la décision du Tribunal (de l'UE)", a reconnu le commissaire.

Une réunion est prévue jeudi à Bruxelles entre Européens et Marocains dans le cadre d'une commission mixte sur la pêche.

Le protocole quadriennal permet à une flotte européenne -- en particulier espagnole -- d'accéder aux zones poissonneuses des eaux atlantiques marocaines, y compris au large du Sahara occidental, en échange d'une contrepartie financière.

Rabat et Bruxelles sont liés par un accord d'association, signé en 1996 et entré en vigueur le 1er mars 2000, qui englobe le Sahara occidental.

Le Maroc a fait savoir qu'il "n'engagera avec ses partenaires internationaux aucune démarche d'ordre économique ou commercial qui exclurait" ce territoire.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.